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Résultats de la recherche pour "charte de bonnes pratiques"

Par le biais d’un communiqué, la FFC-Réparateurs vient de dénoncer le manque de respect qu’accorderait l’ANEA à la “Charte de bonnes pratiques experts en automobiles/réparateurs” sur le terrain. En cause : la poursuite permanente du “coût moyen sinistre” de la part des experts “agréés” par les assureurs et l’absence d’application des procédures de médiation entre réparateurs et experts locaux, comme la fameuse charte l’exige pourtant…

Afin de donner aux réparateurs et, par ricochet, aux experts, le maximum d’informations simples et pratiques pour éclaircir et apaiser tant que faire se peut leurs rapports quotidiens, le CNPA, sur l’initiative de sa section Lorraine, publie un « Guide ultra pratique des relations experts/réparateurs », en version papier et en version téléchargeable et régulièrement mise à jour sur le site du CNPA.

La MAAF et la MACIF viennent d’être condamnées dans les Alpes Maritimes dans le cadre d’une procédure de recours direct. Deux nouvelles victoires pour le cabinet d’expertise A.A.M.E et par Me Nathalie Amill, avocat au barreau de Draguignan. La MACIF a même été condamnée pour résistance abusive après avoir exigé mordicus que le litige soit réglé via la convention IRSA… pourtant non obligatoire en cas de sinistre non responsable !

Passé totalement inaperçu dans le Landerneau professionnel trop concentré sur les débats autour de la loi “Macron”, l’amendement n°798 du projet de loi “Royal” sur la Transition énergétique risque pourtant de faire mal aux réparateurs. Car celui-ci, adopté par l’Assemblée Nationale, dispose que les professionnels de l’entretien et de la réparation devront soumettre obligatoirement à leurs clients l’opportunité d’user de pièces de réemploi… sous peine de sanctions pécuniaires !

Divisée entre le CNPA d’un côté, resté à la table des négociations avec l’ANEA, et le duo FNAA/FFC-Réparateurs de l’autre, qui ont interrompu les discussions, l’action des syndicats de carrossiers a pris deux directions différentes. Mais si le but reste le même −contraindre au maximum le rôle économique de l’expert−, FNAA et FFC pensent qu’il faut aller plus loin que l’inscription de la jurisprudence dans la charte. Et définir, par le haut, les critères d’appréciation précis au travers desquels l’expert pourra effectivement arbitrer…

Fidèle à sa logique de poursuivre coûte que coûte les travaux sur les annexes de la « charte de bonnes pratiques experts-réparateurs », la branche carrossiers du CNPA a achevé de compiler les décisions de justice rendues depuis huit ans qui permettront de restreindre « l’appréciation objective » par l’expert du marché local de la réparation sur lequel il travaille. De quoi confiner le si décrié « rôle économique de l’expert » à son expression minimale, favorable, en premier lieu, au réparateur…

Dans sa lettre interne n°239, l’ANEA évoque le plan d’action “RPS”, alias “risque psycho-social”. Une véritable cellule de soutien psychologique pour traiter le «mal-être» de «certains collaborateurs» face à des «exigences professionnelles renforcées, changements d’habitudes imposés et non concertés, diminution constante des moyens». S’il fallait une autre preuve de la pression des assureurs sur les experts, la voilà. L’ANEA traite certes les symptômes. Mais quand s’attaquera-t-elle enfin à la maladie ?

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