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PL-OVI : une année 2016 record pour le VN et les contrats d’entretien…

C’est l’OVI qui le dit : 2016 s’est avéré être une excellente surprise, avec des volumes de ventes de poids lourds neufs qui ont quasiment atteint ceux de 2011, la meilleure année post-crise de 2008… Et l’après-vente est elle aussi sur une bonne dynamique !

 OVI: quand le VI va, tout va?

OVI: quand le VI va, tout va?

Peu de monde aurait parié en début d’exercice sur un cru 2016 de qualité en matière de ventes de VI. Et pourtant… Selon l’Observatoire du Véhicule Industriel (OVI), en 2016, plus de 43 000 unités avaient été immatriculées à fin novembre, ce qui laisse à penser que l’exercice complet doit s’être clôturé à plus de 47 000 VN. Soit très près des 47 363 immatriculations enregistrées en 2011, la meilleure année après la crise financière de 2008-2009 ! Dans le détail, les tracteurs continuent de tirer le marché avec près de 27 000 unités (26 875 exactement, soit une hausse de 7,8% par rapport à 2015) mais le segment des porteurs, atone ces dernières années, a lui bondi de 20,9% à plus de 20 000 immatriculations (20 273 !).

Renouvellement du parc et de l’après-vente

Pourtant ce ne sont pas les traditionnels indicateurs du secteur -tel celui des tonnes-kilomètre transportées sous pavillon français, toujours à la baisse- qui expliquent ces performances. La dynamique du marché prend vraisemblablement son origine dans un renouvellement significatif du parc roulant du fait d’entreprises en meilleure santé financière, dégageant de la trésorerie, et aujourd’hui arc-boutées sur l’optimisation de leur rentabilité. Dans ce cadre, le TCO (coût de détention) des véhicules Euro 6 s’avère favorable à un investissement.

Sans atteindre ce « record » de 2016, le cru 2017 s’annonce bien. Le secteur du bâtiment semble reprendre des couleurs, ce qui devrait aider à soutenir la dynamique de renouvellement des parcs roulants. L’OVI table ainsi sur 46 000 immatriculations, soit un léger recul de 2,4% des ventes de VI neufs dont 25 000 tracteurs (-7%) et 21 000 porteurs (+3,6%).

A ces bonnes performances en matière de ventes VN viennent s’ajouter optimisme et dynamisme pour l’activité après-vente. C’est en effet ce qui ressort de l’étude réalisée auprès de professionnels de la distribution, et pour qui l’entretien et le SAV sont en hausse pour 55% d’entre eux et stable pour 35% du panel interrogé. In fine, la part du SAV dans le CA global des distributeurs a représenté 35,5% ; un recul de 2,5 points par rapport à l’exercice précédent, mais qui s’explique mécaniquement par une forte hausse de l’activité vente de VN dans ce même CA…

Contrats de service en hausse

Et si les proportions de pros voyant cette activité progresser ou non s’avèrent stables par rapport à la précédente enquête de l’année dernière, ce millésime 2016 vient en tout cas confirmer la très forte pénétration du marché de l’entretien pour les contrats de service proposés par les réseaux de distribution. En effet, pas moins de 32,8% des véhicules neufs vendus sont assortis d’un contrat d’entretien et/ou extension de garantie. Pas moins de 65% des professionnels sondés au travers de cette étude déclarent ainsi un chiffre en hausse par rapport à l’exercice précédent, où la proportion n’était “que” de 26%, et 22% en 2014…

Explications de Philippe Canetti, directeur général de Daf Truck France, présent lors de cette présentation de l’OVI : «Plusieurs facteurs viennent expliquer le phénomène : d’abord la technologie embarquée sur les véhicules Euro VI qui ne souhaitent ni prendre de risques techniques ni financiers. Ces véhicules imposent certes des techniciens à la pointe dans les ateliers intégrés des transporteurs, difficiles à trouver et à conserver, mais aussi et surtout des investissements en matériels de garage devenus impossibles à financer lorsque les flottes deviennent multimarque ; ensuite, la volonté affichée des clients transporteurs de se recentrer sur leur cœur de métier en mobilisant toutes leurs ressources financières pour leur croissance (qu’elle soit organique ou externe). De ce fait, immobiliser une surface de terrain couverte (NdlR : l’atelier) pour un entretien de plus en plus limité de leur flotte n’a plus vraiment de sens…»

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