Inscription à la news letter
Notre magazine

Pneu : Michelin auteur d’une année 2016 performante

Au seul périmètre du marché du pneumatique, Michelin peut se féliciter d’une année 2016 qui l’a vu surperformer par rapport aux chiffres globaux. Le manufacturier français a enregistré une croissance de 2,1% de ses volumes, supérieure à celle du marché mondial. Et si le pneu poids lourd, comme prévu, a accusé un recul, il a largement été compensé par les progressions sur le marché tourisme/camionnette et les activités de spécialité, deux secteurs qui ont connu une hausse spectaculaire au 4e semestre 2016.

Jean-Dominique Senard (assis), président de Michelin, écoute Marc Henry, directeur financier, détailler les performances du manufacturier sur l’année 2016.

Michelin est décidément comme la gomme de ses pneus : il se montre souple et fait preuve d’une admirable robustesse sur un marché mondial du pneumatique pourtant calme en 2016. «L’année écoulée s’est achevée sur une hausse supérieure à celle du marché, s’est en effet félicité Jean-Dominique Sénard, président de la Compagnie générale des établissements Michelin, au moment d’introduire les résultats financiers de l’exercice 2016. Notre croissance est le fruit de la force de la marque Michelin, de notre rythme d’innovations, de l’amélioration de la qualité de service au bénéfice de nos clients et du succès des gammes intermédiaires.»

Attention, toutefois, la croissance en question est celle du groupe et de toutes ses activités, car sur le seul plan des ventes nettes de pneumatiques, en valeur, Michelin a accusé un retrait de 1,4% par rapport à 2015, passant de 21,199 milliards d’euros à 20,907 milliards d’euros. Ce recul est à mettre à charge des ventes PL et  distribution associée, et des activités de spécialité, car côté ventes tourisme/camionnettes et distribution associée, les ventes, elles, ont augmenté en valeur. Cela n’a toutefois pas empêché le groupe de réaliser un résultat net établi en bénéfice de 1,667  milliard d’euros.

Le pneu tourisme se porte bien

Sur le plan des volumes vendus, tous types d’enveloppes considérés, la croissance du groupe s’établit à 2,1% pour l’année écoulée. Si l’on considère la progression des ventes en première monte sur le marché tourisme et camionnettes, +4% tous fournisseurs confondus, celle-ci s’est avérée supérieure à la croissance sur le seul marché de l’après-vente, établi à seulement +2%, ce qui permet à Michelin d’afficher une croissance de 3% de ses volumes TC4 (VL, VUL, 4×4). Sur le marché rechange tourisme/camionnette, l’Europe de l’ouest a particulièrement contribué à cette hausse, avec +4% de demande sur l’année.

Au 4e trimestre 2016, d’ailleurs, les ventes ont tout simplement bondi : 4,2% pour le groupe tout entier, mais 5% sur le pneu tourisme/camionnette, première monte (+6%) et rechange (+4%) confondues. «Ces performances sont à mettre au crédit des ventes hiver, notamment, souligne Jean-Dominique Sénard. Ainsi qu’aux ventes de plus en plus fortes de pneus CrossClimate et de leur nouvelle version, le CrossClimate+.» Un CrossClimate+ dont le développement des dimensionnements se poursuit. «C’est un pneu qui trouve progressivement son marché et remplacera une partie des pneus hiver et une partie des pneus été : en-dessous de 15 jours de réelles conditions hivernales sur l’année, c’est un produit particulièrement pertinent.»

Le pneu PL souffre dans le monde… moins en Europe

Bien sûr, ces bons résultats occultent quelque peu le sort moins enviable du marché PL. Le manufacturier, sur ce segment, a d’ailleurs enregistré une progression de tout juste 1% sur l’ensemble du marché qui, lui, a reculé de 1%, première monte et rechange comprises. En général, tous fournisseurs inclus, ce recul est essentiellement dû au marché de l’après-vente, celui d’origine étant resté totalement étal. Mais ce sont là les chiffres mondiaux. Côté Europe, la donne est bien différente. En effet, la première monte n’a vu ses volumes croître que de 1%, mais l’après-vente, de 5% si l’on inclut la Russie et les pays de la CEI, de 6% si l’on exclut ces pays.

Des chiffres encore plus spectaculaires si l’on considère le seul 4e trimestre, au périmètre de la rechange : +7% avec la Russie/CEI inclus, +9% sans ! Mais attention, ces chiffres, qui concernent l’ensemble du marché, et pas seulement Michelin, sont dus à une recrudescence du pneu neuf low-cost. «En Europe de l’ouest, le fort rebond du marché est alimenté par l’évolution favorable du fret (tonne/km) ainsi que la croissance des pneus à bas coût d’origine asiatique qui concurrencent le segment rechapage», précise le manufacturier. Avec une progression de 1% sur un marché en recul de 1% également, Michelin a donc su limiter la casse.

Jean-Dominique Sénard, président de Michelin.

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (Pas encore de votes)
Loading...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


*