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Faux VO/vrais VGE : le SEAI interpelle les victimes

Suite à la multiplication des affaires d’épaves roulantes revendues sur le marché de l’occasion, le Syndicat des experts en automobile indépendants (SEAI) a tenu à réagir en rappelant que les professionnels non adhérents à la Confédération française des experts en automobile (CFEA) avaient eux aussi toute légitimité à procéder aux expertises de sécurité des véhicules incriminés.

Depuis la révélation du scandale des 5 014 faux VO/vrais VGE par nos confrères du Parisien/Aujourd’hui en France en juillet 2015, le Ministère de l’Intérieur a chargé la Confédération française des experts en automobile (CFEA) de désigner les experts chargés de procéder aux expertises de sécurité sur les véhicules menacés d’interdiction de circuler. Ceci bien que l’ensemble des experts en automobile agréés par l’Etat soient tous techniquement en mesure de pratiquer lesdites expertises.

Alors que d’autres affaires viennent d’être révélées dans ce scandale tentaculaire, et que des milliers d’autres véhicules ont été sommées de se soumettre à des expertises de sécurité, le Syndicat des experts en automobile indépendants (SEAI), non-membre de la CFEA, s’insurge. «Sachez que la C.F.E.A n’est pas seule habilitée à participer à la bonne avancée de l’ensemble des dossiers de l’affaire des 5 014 FauxVO/Vrais VGE, a-t-il réagi, par voie de communiqué. Le S.E.A.I également !»

L’impartialité mise en avant

Et le jeune syndicat de rappeler que ses adhérents, eux aussi titulaires de l’agrément d’Etat, «collaborent de manière intensive et professionnelle avec les autorités publiques et/ou avocat des parties civiles afin d’apporter une vraie expertise neutre et impartiale». Le SEAI, en effet, a notamment travaillé, en région Auvergne-Rhône-Alpes, avec Me. Antoine Portal, avocat au barreau de Clermont-Ferrand, qui a obtenu que plusieurs dossiers de clients de sa région, victimes de l’escroquerie, puissent être versés à l’instruction en cours dans l’Essonne.

«L’ensemble des experts adhèrent du S.E.A.I sont seuls à même de vous fournir une vraie impartialité et un vrai respect du non conflit d’intérêt, est-il encore affirmé dans le communiqué. Cela est encore plus vrai aujourd’hui.» Eu égard aux récentes décisions de justice, dans le cadre de procédures de recours direct ou de tentatives par des experts «d’assurance» zélés de compresser les tarifs horaires des réparateurs.

Mission d’intérêt général

«Les experts du S.E.A.I sont pleinement conscients et sont investis dans la mission d’intérêt général que le ministère leur a confié afin d’assurer la mobilité de nos concitoyens sur l’ensemble des points, qu’ils soient sécuritaires, de santé publique et de préservation de l’environnement », souligne également le syndicat.

Avant de rappeler que, dans d’autres scandales retentissants, au premier rang desquels le Dieselgate, il serait « le seul syndicat à apporter son soutien et son expertise métier […] à l’association Action Auto Défense (AAD) et à Me. [François] Sartre », auteur de l’Encyclopédie de défense des automobilistes, et seul avocat en France à avoir obtenu une décision exceptionnelle en droit routier pour les usagers de la route au Conseil Constitutionnel.

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6 Commentaires concernant “Faux VO/vrais VGE : le SEAI interpelle les victimes”

  1. Mourgues Florian / 3 juin 2017 á 8 h 28 min / Répondre

    Messieurs Bonjour,
    Merci pour toutes ces interventions même si j’aurais aimé voir apparaître les prénoms des uns et des autres et non des « pseudos ».
    Nous sommes à la limite d’un système perversif, il est nulle question de publicité mais bel est bien d’information pour le grand public.
    Preuve en est notre investissement humain et bénévole, qui a permis a une quinzaine de victimes des 5014 de pouvoir se porter partie civile; Je regrette tristement que la logique CFEA ne permette pas d’accompagner les victimes au-delà de la simple expertise.
    ceci étant dit, nous ne voulons pas de conflit au sein de notre corporation mais nous souhaitons vivement être écoutés et intégrés aux discussions actuelles et futures concernant la rédaction du nouveau code de déontologie.
    Nous ne demandons que cela, d’être intégrés « autour de la table des discussion »; voire même être intégrés au sein de la CNEA.
    Pour finir, sachez vous tous que nous sommes, le SEAI comme tous les autres syndicats, apporteurs de solutions et non pas créateurs de problèmes.
    Je reste bien entendu à la disposition de l’ensemble des personnes qui souhaiterait échanger avec moi.
    A vous lire.
    Cordialement.
    Florian Mourgues

  2. Un expert passionné de son métier, c'est tout / 2 juin 2017 á 8 h 57 min / Répondre

    Oui, il y a des experts mafieux qui travaillent pour de assureurs, oui il y a des experts mafieux qui bossent tout seuls et qui prônent Et les quelques réparateurs et épavistes mafieux les connaissent bien et s’entendent bien avec eux (entre mafieux on se comprend !!!).
    Il sont surement à compter sur les 2 mains, pas guère plus.
    Et les experts qui donnent aujourd’hui des leçons ou cherchent à asseoir leur légitimité en expliquant que eux seuls font bien, ne sont que des opportunistes.
    Oui, je travaille la plupart du temps sous couvert d’une mission d’assureur. Mais je ne me sens absolument pas empêché par ces derniers pour faire comme il le faut mon travail lors des suivi VE/VEI (et le restant du temps aussi, même s’il est vrai que nous sommes souvent rappelés à notre rôle économique).
    Et je ne suis pas non plus gêné de jouer mon rôle économique lorsque je vois une concession qui affiche 100€ et fait faire sa carrosserie chez un carrossier à 40€ et qui lui fournit même les pièces !!! C’est quand même pas la faute de l’expert si des réparateurs acceptent quelques fois des marchés en deçà de leur prix de revient.

    Oui, il y a des pratiques surement critiquables dans la recherche de maitrise des dépenses mais il ne faut pas se leurrer: exercer à tout va le recours direct, laisser les carrossier facturer un peu n’importe quoi, feront inévitablement payer tout le monde.
    Ce qui est dommage, c’est d’avoir ce genre de discussion alors que le sujet de fond des affaires 5000 VE ou 1000 VO devrait plutôt orienter vers une évolution du contrôle des experts, des réparateurs et des épavistes.
    Et pendant ce temps là, on s’écharpe sur le libre choix du réparateur, de l’expert et on n’est pas fichu de se mettre autour de la table et de traiter le sujet sans partialité.
    Arrêtons donc d’opposer les experts dits indépendants aux autres.

  3. Un expert LIBERAL / 30 mai 2017 á 16 h 18 min / Répondre

    Bonjour à tous,

    Dans ce dossier, tout le monde semble se tromper de cible.

    Dans l’affaire des 5014 VO-VGE, les trois experts (probablement retraités ou en fin de carrière) impliqués étaient salariés de la femme du réparateur qui avait prêtée son nom pour ouvrir un cabinet d’expertise (C.F reportage d’enquête exclusive de M6 traitant du sujet). Il ne s’agit pas d’expert LIBÉRAL travaillant soit avec des mandants assurantiels ou avec des particuliers uniquement.

    TOUTE la profession pâtit de ce réseau mafieux.

    Je veux bien comprendre que le S.E.A.I. souhaite aussi participer à ces expertises (plus souvent une perte d’argent qu’un gain par dossier tellement il y a de temps et de visites effectués) mais ce n’est pas une raison pour dire sans fondement que les expertises dans ces dossiers sont partiales.

    J’aimerais bien connaître les éléments qui permettent au S.E.A.I. de dire que les experts du CFEA ont un conflit d’intérêt dans ces dossiers (si le responsable communication du S.E.A.I veut bien se manifester…).

    Ce sujet traité, n’oublions pas que ce dossier des 5014 VO-VGE à jeter un discrédit sur toute la profession et qu’il faut que l’ensemble de la profession collabore (ANEA, BCA, UPEAS, SEI, SEAI) pour mettre en avant le professionnalisme de toute la profession.

    Se battre les uns contre les autres profite à tous ceux qui souhaitent nous nuire.

    Confraternellement.
    Un expert LIBÉRAL.

  4. Un expert réellement indépendant / 30 mai 2017 á 10 h 25 min / Répondre

    L’affaire est une problématique de gouvernement et des représentants de la profession, qui laissent les assureurs prendre la main sur une grande partie des experts, une grande partie des syndicats d’experts, une grande partie des formations d’experts… Bref le contrôle absolu des assureurs sur la profession d’expert en automobile.
    Heureusement que la nouvelle génération d’experts indépendants se réveille (trop lentement à mon gout), n’en déplaise aux dinosaures qui nous ont mis dans cette situation catastrophique.
    Pendant que Monsieur l’expert passionné (d’assurance) agite un mouchoir rouge pour essayer de détourner l’attention de tout le monde vers les fausses problématiques (c’est la faute des méchants experts véreux), la nouvelle génération d’experts indépendants (victime d’un système qui créé des morts et de l’insécurité routière) se bat pour ses droits (le droit de travailler, le droit au libre choix de l’expert en automobile), pour la sécurité routière, bref tout l’inverse du système actuel asservi aux assureurs et agissant pour les seuls intérêts des assureurs.
    Avant de pointer du doigt une catégorie d’experts, il faut se renseigner et alors on découvrirait peut-être que plusieurs experts sont sortis les menottes aux mains de cabinets d’expertises appartenant à des hauts représentants d’experts d’assurances, mais de ceux-là personne n’en parle Monsieur l’expert passionné d’assurances.
    Il faut que vous compreniez une chose, vos discours ne bercent plus personne, l’origine de cette situation qui ne fera que s’aggraver se résume simplement l’impossibilité pour les citoyens Français de choisir librement son expert en automobile, ce qui conduit à toutes les dérives que nous constatons. Mais rassurez-vous, nous avons pris notre profession en main et nous avancerons malgré les nombreux obstacles qui nous attendent, l’expertise en automobile sera une profession comme toutes les autres, nous serons tous égaux face au travail…
    Un expert réellement indépendant

  5. Un expert passionné de son métier, c'est tout / 30 mai 2017 á 9 h 01 min / Répondre

    Et un peu de pub au passage!
    C’est quand même dommage d’utiliser cela pour se rendre plus crédible que les autres.
    le vrai problème de fond est de « dégager » les quelques experts véreux, qu’ils appartiennent ou non à des syndicats.
    Bref, il devient urgent de créer un vrai ordre des experts qui aura la charge de sanctionner ces mecs là.
    Mais là encore, ça ne va pas arranger certains réparateurs ou épavistes véreux qui devront « trouver » d’autres solutions.
    L’affaire n’est malheureusement pas qu’une problématique d’expert donc évitons de donner des leçons.
    Cordialement.

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