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M6 et coût moyen (suite) : l’ANEA dénonce des « allégations calomnieuses »

Suite à la diffusion d’une enquête sur les dérives du “coût moyen sinistre” dans son édition du 4 juin dernier, l’émission “Turbo”, sur M6, fait face à l’ire de l’ANEA. Le principal syndicat d’experts en automobile y dénonce officiellement les propos polémiques tenus par un expert, sous le sceau de l’anonymat, qui mettaient en cause les pressions assurantielles sur les experts concernant ce fameux coût moyen…

C’était avant tout un sujet sur les petits dessous pas très propres de l’assurance auto que diffusait le magazine “Turbo”, sur M6, le 4 juin dernier. Une petite enquête visant à informer l’automobiliste, souvent ignorant de l’envers du contrat d’assurance auto que la loi l’oblige à souscrire, de la façon dont le primordial “coût moyen sinistre” (pour l’assureur) pèse directement sur sa prime annuelle, sur son relevé d’information et sur la façon dont son véhicule est réparé. Au cours de ces quelque cinq minutes, afin de souligner le poids délétère que peut parfois peser le coût moyen sinistre sur la qualité du service rendu à l’automobiliste victime d’un accident, les journalistes de “Turbo” recueillent le témoignage d’un expert en automobile.

Le type de témoignage que nous avons déjà recueilli nous-mêmes sur notre site. Salarié d’un cabinet libéral travaillant essentiellement pour des assureurs, celui-ci explique, sous le sceau de l’anonymat, les dérives auxquelles le contraignent le respect drastique du coût moyen, comme le soulignait déjà la fameuse “note de la Matmut”, en 2014. Un témoignage que l’Alliance nationale des experts en automobile (ANEA) n’a pas trouvé respectueux des réalités du métier d’expert, puisqu’elle s’est fendue d’un communiqué, le 12 juin, pour dénoncer les «allégations calomnieuses d’un soi-disant Expert anonyme». Mais s’il est quelque chose à regretter dans ce sujet, c’est peut-être que “Turbo” ait recouru à une interview de Sylvain Girault vieille, de source sûre, de plusieurs mois et datant en tout cas d’avant que celui-ci n’ait été remplacé dans sa fonction de vice-président de l’ANEA, délégué à la communication, début mars.

L’ANEA «dénonce énergiquement» l’expert anonyme

«Turbo donne la parole à un expert en automobile sous couvert de l’anonymat afin de démontrer que la profession n’agit pas en toute indépendance et qu’elle serait même amenée, selon les affirmations de ce témoin, à mettre en œuvre des procédés plus que douteux et totalement contraires à l’éthique et à la déontologie, déplore la chambre syndicale. L’ANEA dénonce énergiquement ces propos calomnieux rappelant fermement que si un expert en automobile se comporte tel que le reportage le dit, celui-ci est pénalement répréhensible et serait très lourdement sanctionné par la commission de discipline placée sous tutelle du ministère de l’Intérieur.»

Au travers de ce communiqué, l’ANEA insiste sur le fait que le «rôle d’évaluation du coût de la réparation dans le but de parvenir à un accord entre l’ensemble des parties prenantes que sont l’assureur, le réparateur et le propriétaire du véhicule», rôle échu à l’expert, ne perturbe pas «la mission d’intérêt général et sécuritaire qui lui a été confiée par les pouvoirs publics». Laquelle est en effet garantie par le Code de la route et par la “liste nationale des experts en automobile” agréés par l’État, qui fait office de maître-document pour déterminer si, oui ou non, l’expert est apte à exercer son métier.

Témoignage douteux ou crainte de l’omerta ?

«Les propos tenus par ce professionnel sont plus que douteux car notre code de déontologie nous protège totalement sur ce plan et permet à tout expert de ne subir aucune pression de cette nature ! précise François Mondello, président de l’ANEA. Et nos clients assureurs sont en parfait accord avec ce code qui fait également référence auprès de notre ministère de tutelle.» Ainsi, le code de déontologie adopté par la CFEA –mais contesté par le SEAI– serait donc bien en passe d’être gravé dans le marbre du ministère de l’Intérieur ?

Sauf que sur un marché en proie à la réduction de la sinistralité, où les cabinets libéraux sont parfois contraints de se rapprocher pour continuer à rester solides face à la conjoncture économique, parfois un peu trop instrumentalisée par les compagnies d’assurance, il peut être risqué de témoigner à visage découvert. Surtout en ce qui concerne des dérives constatées dans un environnement professionnel précis et aussi restreint que l’expertise automobile, métier exercé par à peine plus de 3 000 professionnels qui, parfois, souffrent. Le chemin des lanceurs d’alerte, quels qu’ils soient, est souvent bien tortueux, et pour une Irène Frachon, reconnue à sa juste valeur comme dénonciatrice du scandale Mediator, combien sont condamnés à rester anonymes pour simplement continuer à faire leur métier ?

L’ANEA appelle l’expert à témoigner auprès d’elle

«Je propose à cet expert anonyme de justifier auprès de l’ANEA dans les plus brefs délais ce qu’il rapporte dans son témoignage, en mettant à notre disposition les éléments probants et je m’engage personnellement à conduire toutes les actions pour que ces faits, s’ils étaient avérés, disparaissent à jamais, affirme François Mondello. Mais si ces propos ne sont que des élucubrations dénuées de tout fondement et uniquement proférées pour porter gravement atteinte à l’image de notre profession, alors je conseille fortement à cette personne de se remettre en cause et d’exercer un autre métier si elle n’est plus en mesure d’assurer son rôle.»

Et l’ANEA d’affirmer son positionnement dans «une démarche forte de moralisation de son activité à travers notamment un code de déontologie, l’existence d’une commission de discipline nationale active, un contrôle quantitatif et qualitatif des expertises VE (véhicules endommagés), d’actions conduites automatiquement dès lors qu’un expert est renvoyé devant le juge correctionnel». La Commission nationale de l’expertise automobile (CNEA), réactivée en septembre dernier après plusieurs années d’inactivité, est en effet censée jouer les instances disciplinaires en matière de déviances professionnelles d’experts. Mais encore faut-il que celles-ci soient constatées… puis dénoncées. A moins de faire l’objet d’enquêtes des Forces de l’ordre, comme les experts identifiés dans les fameuses affaires de faux VO/vrais VGE.

Mais, le rappelle l’ANEA, «les instances citées peuvent être parfaitement saisies par tout professionnel de l’expertise qui considère être contraint ou encore par tout particulier qui considère être floué».

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9 Commentaires concernant “M6 et coût moyen (suite) : l’ANEA dénonce des « allégations calomnieuses »”

  1. Bonjour, je pense que la plupart des professionnels de la réparation automobiles ont le sentiment (pour ne pas dire la certitude) que les experts, lorsqu’ils représentent un assureur, font le maximum pour réduire le coût des travaux de remise en état des véhicules, il faut alors trouver le juste équilibre entre le coût et la qualité du travail.
    J’ai notamment 2 exemples très parlant; une cliente avait un pare-brise à changer sur sa Peugeot 206, elle se rend au cabinet d’expert, le mauvais état du pare-brise est constaté, je reçois le compte-rendu de l’expert avec le chiffrage. Lors de la commande du pare-brise, je constate que l’expert a prévu un pare-brise clair alors que chez Peugeot, le pare-brise correspondant au n° de série du véhicule est un pare-brise athermique (donc nettement plus cher). J’ai contacté l’expert pour lui signaler ce point, il n’a rien voulu savoir, et avec une courtoisie tout à fait discutable, m’a indiqué qu’il avait vu un pare-brise clair sur le véhicule et qu’il avait fait son chiffrage en conséquence et qu’il n’y avait pas de discussion possible. Visiblement sur ce véhicule, le pare-brise avait déja été changé au moins une fois et qu’il y avait eu montage d’un pare-brise clair au lieu de athermique.
    J’ai averti la cliente, qui n’a pas souhaité contredire l’expert.
    J’ai changé le pare-brise en indiquant sur la facture que nous avions monté un par prise clair ald athermique à la demande de l’expert.
    En dehors du côté économique, je ne vois pas quel intérêt aurait put avoir cet expert, allant même jusqu’à ne pas respecter la conformité du véhicule!
    2e exemple, sur un volkswagen sirocco, un chat s’était introduit dans le compartiment moteur véhicule à l’arrêt. Après quelques kilomètres, le moteur s’arrête, le chat (qui s’en est sorti vivant mais un peu « épeluché ») à fait « sauter » la courroie accessoires qui elle même à décaler la courroie de distribution. Le conducteur fait remorqué remorqué et déposé le véhicule à mon garage. Le lendemain, nous rentrons le véhicule dans l’atelier et nous retrouvons le chat dans le compartiment moteur, le conducteur reconnait ensuite la chatte de sa voisine, cette dernière contacte son assurance.
    Lors de l’expertise, l’expert me demande de changer les courroies accessoires + distribution, sans dépose de la culasse. Je n’était pas d’accord avec cette méthode, je lui demande alors de m’écrire « pas de dépose de la culasse à la demande de Mr —— l’expert », faute de quoi j’avertissais le propriétaire que je ne souhaitais pas intervenir de telle sorte sur son véhicule.
    L’expert m’a alors envoyer un nouveau chiffrage avec dépose culasse, échange des soupapes, contrôles visuels des différentes pièces (pistons, linguets, AAC…)
    A l’inverse, lorsqu’un expert représente un particulier dans le cas d’un « désaccord » avec un professionnel ou la responsabilité du professionnel peut-être mise en cause, l’expert va alors devenir extrêmement rigoureux avec les recommandations du constructeur, sans tenir compte du côté « économique » (exemple, lors d’un échange de condenseur de climatisation suite à une fuite, l’expert va vérifier l’échange de la bouteille déshydratante si elle est externe au condenseur, échange quasi systématiquement recommandé par les constructeurs; lorsque les experts interviennent pour le compte d’un assureur je ne suis pas du tout certain qu’ils tiennent compte de ce type de préconisation).
    Je pense aussi ne pas être le seul à avoir le sentiment que les experts font un peu le « forcing » pour mettre les véhicules d’un certain age à la casse (d’ailleurs si quelqu’un de compétent peu m’en donner les raisons, ça m’intéresse!!)

    Je pense qu’il est possible de trouver un équilibre entre assurances, experts, réparateurs et assurés à condition que chacun y mette de la bonne volonté. Il me plairait assez aussi, que les experts arrêtent de « se la jouer » au plus intelligent, sous prétexte qu’ils ont l’impression d’avoir un quelconque pouvoir et un costard, à mes yeux, ils sont plusieurs à avoir ce sentiment.
    Je pense que dans de nombreux cas de tension entre expert/réparateur, la personnalité de chacun y est pour une bonne part.

    Voila donc mon point de vue
    Eric (MRA)

    • En réponse à Monsieur ERIC (MRA) et pour info à tous.
      « …les experts font un peu le « forcing » pour mettre les véhicules d’un certain age à la casse… »
      L’explication est très simple et facile à comprendre, et ce depuis l’instauration de la convention IRSA en 1996… c’est pas d’hier …
      Comme l’évoque certains, l’expert en automobile est « harcelé » mensuellement de statistiques de coûts moyens sinistres … Sachez que dans ces statistiques de coûts moyens sinistres ne figurent pas les véhicules économiquement non réparables et RIV … tiens tiens, pourquoi donc ?… parce que recours direct et pas d’échange de points égale au coût moyen sinistre qui font vivre grassement les assureurs conventionnés (tous ou presque étonnant non ? …)…
      Explications : lorsque l’expert met en épave (je préfère en VEI) un véhicule, en forçant un peu la dose pour qu’il soit au moins limite économiquement (80% de la VRADE) et/ou la VRADE à « ras les pâquerettes »,cela lui permet de se dédouane aisément de sa responsabilité de suivi des travaux quand le véhicule est économiquement irréparable pour la renvoyer belle et bien sur le dos du propriétaire … (sinon obligation pour l’expert d’apporter ultérieurement des modifications à son rapport préalablement déposés à la hâte en estimation avant travaux sans démontage partiel et de devoir ensuite se justifier auprès de son mandant de la différence souvent supérieure et parfois même dépassant la valeur du véhicule) … au lieu dès le départ de rechercher le chiffrage le plus précis de la remise en état … Ces experts vous rétorqueront qu’ils n’ont pas le temps matériel … C’est comme ça quand on est trop gourmand, il faut courir …
      De ce fait, le client non moins propriétaire se retrouve coincé et seul face à une information tronquée voire erronée, il est désemparé et cède son véhicule à son assureur dans la grand voire très grande majorité des cas …
      Ceci alimente par conséquent un énorme business sur le marché du véhicule accidenté … et devinez: géré par qui ? Des cabinets d’expertises au pite des compagnies d’assurances qui leur demande (‘impose » plutôt) de gérer la revente à leur place aux casseurs … en toute illégalité puisque c’est du commerce via un mandataire et donc contraire à l’article L.326-6 du Code de la Route … qui les oblige … les autres peut être …
      Cela fait un peu beaucoup pour un seul homme n’est ce pas ? …
      Pontages coronariens, burn out, crises cardiaques ne sont pas rares dans cette profession où le niveau de stress professionnel n’est pas négligeable, et pour cause … Comment peuvent-ils avoir des relations saines et sereines avec les autres parties, engagées professionnelles ou non, à part leurs mandants ? …
      Posez-vous les vraies questions. Par exemple, pourquoi naissent des scandales aux VEI dits épaves roulantes (fauxVO/vraiVGE) ? C’est très simple: ces dérapages sont issus de la revente de véhicules accidentés, d’épavistes à des bricoleurs de fonds de jardins avec un RC d’autoentrepreneur pas forcément solvables dans la réparation automobile (véridique, j’ai même vu un artisan-maçon en activité bricoler des voitures sans aucune formation initiale appropriée pour arrondir ses fins de mois via la complicité de certains experts peu regardants…) et qui auraient pu être réparées initialement et normalement, même avec des pièces de réemploi, si certains experts faisaient procéder à un démontage partiel systématique avant de déposer leurs conclusions (hâtives) comme s’il fallait finir avant d’avoir commencé…
      Il n’y aura jamais d’équilibre tant que l’assuré victime ne pourra choisir librement un expert en automobile compétent, digne de ce nom, en premier recours, comme il le fait déjà dans de très nombreux autres corps de métiers… sans rencontrer du chantage, de la tentative d’intimidation ou de l’abus de position dominante … « l’omerta » …
      Que les experts s’obligent aussi à un réel respect déontologique, honnête et pas hypocrite, surtout entre eux, pour que leur réelle indépendance renaisse et soit perceptible aux yeux de tous, pour un réel équilibre et une justesse au moins pour la victime…d’un sinistre dont il n’est pas responsable …
      Voir Art.124-3 du Code des assurances, Badinter (n°85-677), le code de la route et bien d’autres textes et lois du code civil … trop souvent oubliées … volontairement ou non …
      Cordialement.
      PhilExpInd

  2. Dans ma région, les « chefs » de cabinet ont trouvé la solution, je ne vois plus un seul « anciens » que je voyais depuis des décennies, tous remplacé par des petits jeunes sortie d’école payé au lance pierre et bien malléable, « le boulot d’expert c’est comme ça », « oui, patron ».

    Sans parlé des réparateurs qui disparaissent les uns après les autres, ceux qui reste galère comme des fou pour trouver du personnel, sont débordé par le nombre de dossiers, et plus ils en font, moins il gagne d’argent.

  3. MDR !!!
    Déjà que cela soit l’ANEA qui réponde à la place des assureurs, c’était très fort, mais là, on touche le fond…; vive la com !
    L’ANEA veut faire cesser toute dérive et pression des assureurs si celles ci sont avérées ?
    On se moque vraiment du monde…; tous les experts le savent puisqu’ils reçoivent tous les mois leurs petites statistiques…
    Trop cher en peinture, pas assez de réparation de bouclier,…, c’est exactement la même musique qu’il y a dix ans, sauf qu’il y a maintenant trop de VGE déclenchés (bah oui, c’est l’assureur qui doit prendre en charge les frais de suivi, dont le coût est au passage imposé à l’expert…), ce qui explique peut-être que le nombre de VGE baisse tout doucement depuis 2011 (hiver rude, avec neige et verglas).
    Bref, au lieu de battre le vente pour ne rien dire, Mr Mondello, s’il veut vraiment changer les choses (mais faut pas rêver), n’a qu’à demander au Ministère de tutelle que cela soit l’assuré qui choisisse son expert et plus l’assureur !
    Comme cela, plus de subornation entre l’assureur et l’ expert qui retrouve une totale indépendance, qui va faire sont travail au plus juste, sans pression de qui que soit et surtout pas de l’assuré qui s’il n’est pas content, ira voir un autre expert pour son prochain sinistre sans savoir qu’il travaillera de la même manière…

  4. Voici la VERITE:
    La situation se résume en quelques mots: nous vivons dans sa forme moderne la MEDIEVALISATION de l’ECONOMIE de le REPARATION-COLLISION.
    Comment doit-on le considérer l’Expert : ESCLAVE ou TYRAN? Très certainement les 2.
    Signature: Un Expert TRES au fait de la réalité, qui souhaite momentanément garder l’anonymat!

  5. Les paroles qui ont été tenues par cet expert n’est que la stricte vérité et l’ ANEA qui sort le crocs de cette manière n’a rien d’étonnant.
    Ce qui est paradoxal là-dedans c est que ce même pseudo syndicat cautionne ces pratiques de façons officieuses et chaque acteur de la réparation-collision réparateur expert assureur le savent très bien mais encore une fois en « OFF ».
    ANEA a été créé par les assureurs pour les assureurs de manière à garder chaque expert en pâture correctement cloisonné.
    Le dictat du protecteur de l’expertise veut redorer le blason en PUBLIC
    Et savent très bien que la réalité est toute AUTRE. 👏👏👏👏
    Ça méritait Quelques applaudissements….

  6. Indépendance ? Déontologie ? Si tel est le vrai combat de Monsieur François Mondello, il serait bon que ce dernier, au nom de ces seuls deux principes, révise ses cours de Droit… s’il en a bénéficié un jour ! Le simple fait de cautionner l’application de « conventions » et de s’exonérer de l’application du Droit qui prime sur celles-ci contredit son beau discours préparé et dicté par ses donneurs d’ordres… Avant de dire de telles inepties, il serait bien inspiré de relire le contenu du message qu’on lui demande de diffuser. Ses lecteurs et auditeurs ne sont pas tous ignares de la matière en question.

  7. Personnellement, j’ai exercé 9 ans en cabinets d’experts assurance et 12 ans en expert indépendant et judiciaire. Le coût Moyen sinistre est une chose, que dire de l’implication des compagnies d’assurances dans l’avis de cession d’un cabinet ou de l’embauche d’un salarié! Tous les experts connaissent cette situation mais les donneurs d’ordre sont les assureurs à 95% alors comment faire face quant un assureur pèse 20 à 50% de votre chiffre d’affaire? Tous les entrepreneurs comprendront!
    Les représentants élus de la profession ont des liens tellement étroits avec les donneurs d’ordre qu’ils n’ont plus la possibilité de décider et suivent les prescriptions de leurs mandants. Le sujet est vaste mais publiquement incorrect!
    Amicalement
    Luc

  8. C’est terrible que l’ANEA se lance dans de telles dénonciations alors qu’elle a tout intérêt à reconnaître les faits avérés depuis les chiffrages électroniques dont les assureurs sont les financiers dans les années 1996. Une réaction d’indépendance devrait tendre à une protection de la profession en utilisant les textes officiels qui défendent cette profession au droit des assureurs…mais qui oserait!!!?
    Il vaut mieux s’attaquer au plus petit, ça fait Moins mal! Dommage!

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