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Quelle place pour l’automobile (et son conducteur) dans les grandes villes en Europe ?

A l’occasion du premier événement organisé par l’association Megacities Institute, une étude de Gipa, membre fondateur de cette nouvelle association, a mis en lumière les principaux enjeux des grandes villes en matière de mobilité. A commencer par la gestion du trafic et du stationnement…

Megacities Institute, une association type loi 1901 créée en mars dernier, regroupe entreprises, chercheurs et collectivités locales afin d’étudier les profondes évolutions des mégapoles de plus de 5 millions d’habitants, ainsi que les comportements et les besoins des habitants de ces mégapoles. Et en aval d’identifier les multiples réponses possibles, notamment au travers des possibilités offertes par les nouvelles technologies. «Megacities Institute se veut une plateforme de réflexion ouverte à tous, déclare le président de l’association Franck Cazenave, une startup collaborative à but non lucratif centrée sur l’individu vivant dans ces grands centres urbains et comment la technologie peut résoudre certaines de ses problématiques.»

Présidée par Frank Cazenave, directeur de l’activité Smart Cities Bosch France et Benelux et coprésidée par Eric Devos, président directeur général de Gipa, elle compte déjà parmi ses membres le groupe PSA, l’assureur Allianz, et bien sûr Gipa et Bosch. Pourquoi constructeurs d’automobiles, industriels, chercheurs, assureurs et autres collectivités locales se focaliseraient-t-ils sur ces grand bassins urbains ? Réponse apportée par le président de l’association : «En 2015, les mégapoles étaient au nombre de 71 et agrégeaient 20% de la population mondiale. En 2030, elles seront 104…» Et si, selon l’adage, «Paris n’est pas la France», ce sont toutefois dans ces grands centres urbains que se dessinent les comportements futurs de toute une population en matière de comportement, de consommation comme de nouvelles technologies, qu’il s’agisse à ce tire du smartphone, des énergies renouvelables, du cloud ou encore du véhicule connecté.

Pour son premier événement public, organisé dans les locaux du campus de l’ESSCA, à Boulogne-Billancourt (92), l’association a présenté ses premiers travaux autour du thème : «Ville et automobile en 2030 : divorce ou réconciliation ?».

Trafic et stationnement : gros points noirs des grandes cités européennes

Pour sa première conférence de presse, l’association a fait dresser par l’institut Gipa un premier baromètre du bien-être urbain, élaboré auprès de 3 100 conducteurs, interrogés en face-à-face entre janvier et mai derniers, et issus des 10 mégapoles européennes suivantes : Barcelone, Berlin, Londres, Lyon, Madrid, Milan, Moscou, Paris, Rome et Varsovie. Ce baromètre a pour objectif de mieux connaître la perception de cette population urbaine quant à la qualité de vie dans sa ville, mais aussi ses doléances. Le baromètre a donné la parole aux habitants de ces mégapoles à travers sept items abordés : le trafic, le stationnement, la pollution, les nuisances sonores, les incivilités, la propreté et le manque (ou pas) d’espaces verts.

Il ressort de ce premier baromètre, qui devrait rapidement intégrer d’autres mégapoles (Gipa étant présent en Europe mais aussi en Amérique du Sud, en Asie, ou encore en Afrique), que la congestion du trafic et le stationnement sont les deux points noirs.

Le trafic routier, sans grande surprise, truste la première place des doléances des automobilistes urbains dans cette étude, avec une moyenne de 53,2%. Si l’on constate de gros écarts de perception sur cet item –87,6% pour les sondés moscovites contre seulement 36,2% pour les Barcelonais– les embouteillages représentent la première préoccupation chez les urbains vivant à Moscou, Rome et Varsovie…

Le stationnement est une autre problématique aiguë dans ces grands centres urbains. «Cette problématique concerne 95% du temps de vie du véhicule», souligne Eric Devos. Elle recueille donc, fort logiquement, une moyenne 50,7%. Et se place comme première préoccupation chez les habitants de Berlin, Madrid et Londres.

La pollution s’installe à la troisième place, avec une moyenne de 45,3% (première préoccupation chez les Lyonnais), suivie du bruit (36,4%), des incivilités (27,7%), de la propreté (21,6%) et enfin du manque d’espaces verts (21,1%).

In fine, Berlin apparaît comme la ville la plus plébiscitée par ses habitants en termes de qualité de vie obtenant la note de 8,39 sur 10. A l’autre bout du spectre, si Rome est la ville qui compte le plus de détracteurs (suivie de près par les deux mégapoles françaises…), c’est Lyon qui est au final la ville la moins bien notée par ses habitants, avec seulement 6,96/10.

Les aides à la mobilité selon Bosch

Invité à présenter ses travaux en matière de conduite automatisée, l’équipementier allemand Bosch a pu dans ce cadre mettre en avant ses solutions en matière d’assistance à la conduite. Et si le but premier est de réduire drastiquement le nombre d’accidents, trop souvent liés à une erreur humaine (90% des cas), ces systèmes tendent également à fluidifier le trafic ou encore à optimiser les temps de parcours. Et par ricochet, à accroître la réduction de la consommation des véhicules mais aussi la productivité des actifs…

L’équipementier, après être revenu sur les solutions déjà existantes (aide au freinage d’urgence, assistant d’embouteillage, système d’adaptation de la vitesse en fonction du véhicule qui précède…), s’est attardé sur les aides futures au stationnement, qui peut représenter jusqu’à 30% du trafic en centre-ville, les conducteur devant effectuer jusqu’à 4,5 km pour trouver une place !

Ainsi après l’aide automatique au parking, le futur appartient au valet de parking automatisé. Un système fondé sur la connectivité des véhicules et qui informera l’automobiliste de la présence de places de parking libres proches de son trajet. Cette solution qui devrait arriver dès 2018.

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