Inscription à la news letter
Notre magazine

Autolia : Alternative Autoparts sur le départ !

Séisme chez Autolia Group, à quelques encâblures du salon Equip Auto : Alternative Autoparts quitte le groupement de distribution. Une décision annoncée en juin dernier et officialisée récemment aux fournisseurs concernés, confirme André Brutinel, président du groupement Autolia. Si Alternative Autoparts s’envole, où va-t-il atterrir ?

Alternative Autoparts va quitter Autolia Group. Pour aller où?

C’en serait presque rafraîchissant : à l’heure où tout le monde rachète ou se rapproche de tout le monde (voir à ce titre «GPDA entre dans le giron d’AAG !»), certains font gaillardement le chemin inverse. Pour preuve, le groupement de distribution Alternative Autoparts aura quitté Autolia Group au 1er janvier prochain, vient de révéler notre confrère ZePros. A vrai dire, l’indice d’une séparation annoncée nous avait peut-être bien échappé. Alternative Autoparts a en effet son propre stand sur Equip Auto, alors même que la logique l’aurait voulu sur le stand d’Autolia Group.

André Brutinel, président d'Autolia Group

André Brutinel, président d’Autolia Group

Pour l’heure, ni Alternative Autoparts, ni IDLP, cofondateur du groupement avec Atac Pièces Auto, n’ont voulu répondre à nos questions. C’est André Brutinel, le patron d’Agra et président d’Autolia Group, qui nous l’a effectivement confirmé sans vouloir commenter plus avant l’événement. «Nous sommes informés de ce départ depuis juin dernier et nous en avons récemment circularisé l’information auprès de nos fournisseurs».

Guerre de territoires ?

Le motif de la rupture, avancé par notre confrère : une guerre de territoire avec IDLP, cofondateur d’Alternative Autoparts. Le départ aurait été décidé lors de la reprise par l’Agra de la plateforme Drop Pièces Autos de Gennevilliers en avril dernier… en plein fief d’IDLP et de sa plateforme PAP, par ailleurs membre d’APPRAU !

Cette hypothèse a le mérite d’être crédible. On sait que le groupe familial emmené par Patrice et Fabrice Godefroy a tout récemment annoncé la reprise de trois des cinq plateformes Orion, en s’adjugeant les sociétés Rial (plateformes à Saint-Priest, près de Lyon, et une à Toulouse) et Espace Dépôt (un site de stockage à Vitrolles). Soit cette fois sur les terres de l’Agra ! À plateformiste, plateformiste et demi ? Décidément, la vie des stocks régionaux reste particulièrement agitée…

Vers quels cieux…

Mais maintenant le divorce acté, reste à savoir quels chemins vont emprunter les deux anciens mariés. Pour Autolia, le départ d’Alternative Autoparts est d’importance. Après la sortie de Précisium Groupe en 2012, «Autolia perdait 75% de ses volumes achat», rappelait Philippe Paillet, directeur des achats d’Autolia Group, lors de la dernière convention en octobre 2016. Et si le groupement a redressé la barre en un temps record (trois petits exercices) pour revendiquer aujourd’hui 1 milliard d’euros d’achats, une partie du chemin est maintenant à refaire. Alternative Autoparts, ses 8 adhérents pour 48 points de vente partent avec un CA cumulé d’environ 200 M€…

Autolia Group reste certes debout : le groupement conserve en son sein l’Agra, Flauraud, TF et TVI. André Brutinel reconnaît qu’il sera malaisé de trouver un remplaçant dans un univers où les distributeurs indépendants se raréfient au fur et à mesure des concentrations croissantes. Mais il se dit serein.

Rumeurs Nexus/Alternative Autoparts

En face, la même problématique se pose côté Alternative Autoparts. Lui qui revendique un ADN fondé sur l’indépendance de ses membres −en opposition assumée au phénomène de financiarisation observé dans le secteur de la distribution−, il avait trouvé en Autolia un “groupement de groupements” à son image. En ces temps de concentrations tous azimuts, pas facile de trouver un profil analogue.

Évidemment, le marché est prompt à commenter l’événement et pense avoir la réponse : le groupement international Nexus est déjà logiquement désigné par la plupart des observateurs comme piste d’atterrissage probable pour Alternative Autoparts. Gaël Escribe, directeur général de Nexus, se refuse à son tour à tout commentaire, si ce n’est pour réaffirmer que son groupement «a pour ambition depuis toujours de devenir le numéro 3 en France comme en Allemagne, deux pays où nous devons nous renforcer en Europe».

Dénouement sur Equip Auto ?

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (14 votes, moyenne : 4,86 sur 5)
Loading...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


*