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Mobilité : PSA peaufine sa révolution culturelle

Organisé le 14 novembre dernier, l’événement Mobility Talks de PSA a mis en lumière le positionnement nouveau du constructeur qui entend désormais être -aussi- un fournisseur de solutions de mobilité. Et a annoncé s’être adossé à Huawei pour sécuriser la data des véhicules connectés…

Les mobility Talks de PSA, ou le plaidoyer pour la maîtrise d'une mobilité multimodale...

Les mobility Talks de PSA, ou le plaidoyer pour la maîtrise d’une mobilité multimodale…

Organisé le 14 novembre dernier à La Défense (92), les Mobility Talks de PSA ont rassemblé clients, partenaires, institutionnels et équipes du constructeur afin de parler mobilité. Et au sens large ! L’après-midi a permis de passer en revue les services divers et variés initiés par le groupe automobile ou intégrés dans le cadre de sa stratégie de croissance externe depuis la mise en place de son plan stratégique Push to Pass :  VN (Experience store et ventes web de véhicules), VO (à travers les plateformes B2C Aramis.com et C2C Carventura.com), services à la mobilité via la marque Free2Move, après-vente (autobutler.fr, mister-auto.com)… Tous ces thèmes ont mis en évidence la volonté de proposer des services digitaux simples, efficaces et personnalisés.

PSA se repense

C’est donc un véritable salto intellectuel qu’a opéré le constructeur. Si le produit automobile n’a été que très accessoirement abordé dans le cadre de l’événement, c’est parce que l’industriel se réinvente aujourd’hui en véritable fournisseur de solutions de mobilité.

Il s’agit même d’un double salto car si PSA repense ses domaines d’activité, il aborde ces nouveaux challenges à travers le prisme du multimarquisme : Distrigo, Mister-auto.comet, Autobutler.fr pour l’après-vente, Carventura.com pour l’achat et la vente de VO, Free2Move qui permet la location d’un vélo, d’un scooter, d’une auto ou de louer les services de mobilité de partenaire de PSA, voire les services de mobilité propres au groupe)…

Et cette révolution s’est faite en un temps record, s’est félicité Carlos Tavares, le président de PSA : «l’entreprise était moribonde il y a 4 ans et nous sommes aujourd’hui le deuxième groupe automobile en Europe et à la pointe en matière de services à la mobilité»…

Une nouvelle plateforme, un nouveau partenaire

Alors que l’automobile entre de plain-pied dans l’ère de la connectivité, PSA a profité de l’événement dont l’un des thèmes centraux était le digital pour annoncer la création d’une plateforme baptisée CVMP (pour Connected Vehicule Modular Plateforme), qui assurera la collecte et la gestion sécurisée du nombre grandissant de données issues des véhicules connectés. Elle hébergera divers services allant du contrôle de la charge des batteries, à l’assistant personnel en passant par l’info-trafic, la mise à jour « over the air » des logiciels embarqués, etc.

Pour sécuriser ces données, PSA a officialisé un partenariat avec le géant chinois des technologies de l’information et de la communication, Huawei. La plateforme CVMP sera déployée dès l’année prochaine en Europe et en Chine (important marché pour le groupe) avant d’irriguer le reste du monde.

Les Mobitily Talks ont aussi servi de tribune pour le président de PSA, qui s’est placé en défenseur de la liberté à une mobilité individuelle simple, efficiente et surtout abordable. Notamment à travers les services déployés par PSA. Un véritable plaidoyer dans lequel le président n’a pas oublié d’envoyer quelques piques : «Il serait illusoire de ne pointer du doigt que l’automobile sur le thème de la pollution sans se soucier des émissions dues à l’industrie et à la production d’énergie».

Plaidoyer pour une mobilité plus éclectique qu’électrique

Sans oublier bien sûr d’évoquer de façon à peine voilée le «diesel bashing» et la démagogie dont peuvent parfois faire preuve certains décideurs. Ou la béatitude des foules devant le véhicule électrique qui, s’il fait indéniablement partie de la solution pour la mobilité de demain, ne peut à lui seul tout résoudre. «Si l’on se focalise sur l’objectif du « zéro émission », on risque bien de louper le rendez-vous environnemental, a-t-il expliqué. Production de l’énergie électrique, production industrielle (avec un matériau -le lithium- qui n’est lui non plus pas renouvelable), recyclage des batteries… autant de problématiques qui ne sont pas toutes réglées.»

Avant de conclure, se réappropriant les éléments de langage de l’ACEA (Association des constructeurs Européens d’Automobiles) qui vient d’obtenir de nouveaux objectifs environnementaux de l’UE, mais sans qu’il soient assortis de mesures coercitives : «Que l’Europe et les gouvernements nous assignent des objectifs ambitieux en matière d’émissions ; mais qu’ils nous laissent toute latitude dans les choix technologiques pour y parvenir !»

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