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PRE : Indra multiplie les partenariats

Dans le cadre de sa stratégie visant les têtes de réseaux, Indra, spécialiste de la déconstruction des VHU, vient de nouer divers partenariats avec des réseaux. Le monde de la réparation-collision n’est plus le seul à se rapprocher du déconstructeur…

Chaîne de démontage sur le site Indra de Romorantin.

Ça bouge dans le monde de la pièce d’occasion ! Dans le cadre d’Equip Auto, Indra Automobile Recycling a en effet annoncé coup sur coup la signature de plusieurs partenariats : d’abord avec Autoneo, le réseau de carrossiers issu du groupement de distribution Centaure qui regroupe 265 carrossiers AUTONEO et 63 concessions ERIS ; ensuite avec un autre réseau de carrossiers, Five Star, au travers duquel Indra ambitionne de convaincre la moitié des adhérents (soit 250 carrossiers), d’utiliser la plateforme PRECIS. Enfin, ce fut au tour du réseau Renault, qui a vu PRECIS s’intégrer en marque blanche à la solution « maison » du constructeur et baptisée SAO (Solution Alternative Occasion).

«Le marché vit une révolution»

Ces débouchés supplémentaires pour le stock de pièces du déconstructeur font suite à un premier partenariat, signé cette fois avec PSA il y un an, mais dont le déploiement a pris du retard pour des raisons techniques. Et en parallèle, Indra a signé sur le salon un accord avec Alliance Automotive Group (AAG) afin que la marque de PRE du groupement de distribution, Back2Car, bénéficie également de la plateforme digitale co-développée avec Sidexa.

Après avoir signé un accord avec les deux réseaux des constructeurs nationaux (plus de 8 000 points de service à eux seuls), Indra regarde désormais clairement vers les réseaux de MRA. Pour Loïc Bey-Rozet, «le marché de la pièce d’occasion vit une véritable révolution : il passe en effet d’un marché local à un marché national». Avec tous les impacts que cela suppose pour les réseaux concernés, tant en termes de pricing (national) que de structuration de l’offre et de logistique.

Bientôt des pièces mécaniques chez Indra

Certes, le marché de la PRE -s’il a de tout temps existé- n’est encore que balbutiant, et ne représente que 2 ou 3% du marché total de la pièce de rechange. Reste que cette stratégie « amont » avec les têtes de réseau, sur la base de la loi sur la transition énergétique, va à n’en pas douter booster la demande. Avec des têtes de réseaux plus incitatives sur la PRE auprès de leurs membres, des assureurs forcément plus à l’écoute lorsqu’il s’agit de maintenir le coût sinistre et des consommateurs toujours mieux informés, le marché devrait rapidement décoller. Et ce d’autant que le déconstructeur annonce l’arrivée dans ses stocks de la pièce mécanique dès le mois prochain.

A l’image de ce qui a déjà été opéré pour l’offre en « pièces de carrosserie », Indra segmentera en trois son offre « pièces mécaniques », selon la qualité de la pièce : premium (catégorie du stock que les têtes de réseaux privilégient toutes pour rassurer leurs adhérents sur l’utilisation de la pièce de réemploi), medium et éco. L’entreprise, qui estime couvrir à l’heure actuelle 10% des besoins en pièces de rechange car n’intervenant que la partie carrosserie, devrait rapidement passer à 40 voire 50%. Et le stock, qui compte actuellement 200 000 pièces, grossir mécaniquement…

D’ailleurs, il est un indicateur qui ne trompe pas : depuis son lancement en 2014, le flux de commandes opérées à travers l’outil PRECIS a généré un CA de 34 K€ la première année, 430 K€ en 2015, 1,45 M€ en 2016 et 2,5M€ cette année…

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