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Contrôle technique : la FNAA demande un plan d’action

Contrôle technique

Si la FNAA réaffirme que l’immense majorité de la profession travaille dans les règles de l’art, elle souhaite attirer l’attention sur les tensions à l’origine des dérives constatées ici ou là. Et demande des mesures rapides…

A l’origine de la polémique ayant récemment secoué le petit monde du contrôle technique (lire l’article  «Contrôle technique : l’ère des contrôles de complaisance ?»), la FNAA ne conteste bien évidemment pas que la grande majorité des contrôleurs exercent leur profession dans le plus strict respect des dispositions encadrant cette activité. Elle tient toutefois à souligner à nouveau que la situation est porteuse des dérives mentionnées par son président, Raymond Minez. Car la profession est à un tournant : tandis que le nombre de centres de contrôle technique augmente année après année, le volume du parc roulant n’augmente que très faiblement. En d’autres termes, les centres subissent une baisse d’activité, qui s’accompagne d’une baisse de rentabilité. Baisse de rentabilité malheureusement synonyme de licenciements, de perte de valeur des fonds de commerce lorsqu’il ne s’agit pas de dépôts de bilan ! Une situation financière très précaire donc, qui peut amener les contrôleurs à dégrader la qualité et/ou le temps alloué à chaque contrôle pour tenter de survivre…

Des mesures urgentes
Aussi, la fédération estime-t-elle qu’il devient urgent de rechercher des solutions pour endiguer les dérives constatées sur le terrain, pérenniser les centres existants et, plus largement, de redonner ses lettres de noblesse à une profession injustement perçue par les automobilistes comme des collecteurs d’une taxe automobile déguisée. Ces solutions peuvent notamment trouver leur origine dans le nouveau cahier des charges, lequel doit très prochainement entrer en vigueur, et qui ne doit autoriser la création de nouveaux centres que dans la seule mesure où ils répondent à des critères plus stricts en termes d’investissements en matériel. Autre voie à explorer selon la FNAA : le renforcement de la formation des contrôleurs. La fédération juge en effet inacceptable le fait pour un nouveau contrôleur de pouvoir se lancer seul (centre mono-contrôleur) après 175 heures de stage seulement. Enfin, la procédure de contrôle technique doit être encore plus strictement encadrée, avec par exemple des contrôles d’une durée fixée à 30 minutes avec secrétaire et 45 minutes sans, un nécessaire contrôle annuel des véhicules utilitaires, dont l’utilisation intensive impose un suivi plus régulier ; un contrôle annuel des véhicules légers de plus de 8 ans ; un contrôle pour les deux roues ; un renforcement des contrôles à chaque mutation des véhicules ou encore le maintien du contrôle technique pour les véhicules de collection. De même la FNAA souhaite-t-elle la mise en place d’un dialogue plus étroit avec les autres administrations (DGCCRF notamment), les experts et les organisations professionnelles.
Au-delà, la FNAA demande à ce que les Pouvoirs Publics sensibilisent les automobilistes au rôle nécessaire du contrôle technique dans le cadre de lutte pour la sécurité routière. Le contrôle technique est également un outil puissant sur un plan environnemental et permet de préserver le parc roulant en bon état. Cette revalorisation du métier de contrôleur doit permettre à la profession de pouvoir envisager plus sereinement l’avenir et pérenniser leur investissement.

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