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Grands Prix des réseaux 2014 – Analyse : enfin deux classements différenciés !

Nous en rêvions ; notre confrère Décision Atelier et son partenaire TNS Sofres l’ont −enfin− fait : en remettant cette année des trophées différenciés entre “petits” et “gros” réseaux, la lisibilité des résultats de ces Grands Prix des Réseaux 2014 s’accroît considérablement. Mais en comparant enfin des choses comparables, les classements en deviennent aussi plus redoutables…

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Forts de la nouvelle segmentation entre petites et grosses enseignes, les Grands Prix des Réseaux n’en deviennent que plus pertinents… et plus redoutables

 

Il y a longtemps que nous le préconisions et l’espérions (voir notamment «Grands Prix des réseaux 2011 : âmes, trames, drames…»). Il était effectivement grand temps que les pourtant très intéressants et très installés Grands Prix des Réseaux cessent de mélanger, dans un même classement, des réseaux de petites tailles parfois même régionaux avec les quelques mastodontes nationaux de 800 adhérents et plus. C’est la bonne vieille différence entre un catamaran et un pétrolier confrontés à un même et nécessaire changement de cap. Le petit a besoin de quelques bras, 30 secondes et 100 mètres pour éviter un écueil ; le gros, de tout un équipage, de deux heures et de 50 kilomètres…

La fin d’une injustice

C’est cette évidente injustice qui est enfin effacée par notre confrère Décision Atelier et son partenaire TNS Sofres en remettant dorénavant des trophées différenciés entre “petits” et “gros” réseaux (respectivement,123 Autoservice et, ex-æquo, AD et Precisium, voir «AD, Precisium et 1,2,3 AutoService à l’honneur !»), même si nous aurions trouvé plus juste une segmentation entre moins de 500 et plus de 500 adhérents au lieu du seuil de 250 retenu.

Mais au moins une segmentation est-elle faite. Et c’est heureux : dès lors que l’on veut faire juger le niveau de satisfaction d’une enseigne par ses propres troupes, le paramètre affectif colore fatalement les réponses dans des proportions incertaines. Car injecter de l’émotionnel et de l’attachement dans un réseau est un exercice infiniment plus simple à l’échelle d’un petit groupe d’individus qu’à celle d’une foule anonyme. Le premier est facilement attiré, rassemblé et remobilisé par une toute bête “fête de village” ; la seconde est hétérogène par sa taille, par sa dispersion géographique et donc bien plus difficile à fédérer et à manœuvrer. L’osmose est plus facile à créer au sein d’une famille réunie dans une maison de campagne que pour des inconnus ventilés à tous les étages d’un vaste immeuble, même conviés à une impersonnelle “fête des voisins”…

Plus durs seront les Grands Prix des Réseaux

Qu’on ne caricature toutefois pas trop hâtivement notre analyse : l’étude avait déjà du sens et n’en a donc que plus encore. Dorénavant, on va enfin comparer ce qui est comparable dans le disparate petit monde des réseaux multimarque.

Mais si l’appréciation des résultats n’en sera que plus aisée, elle deviendra aussi plus redoutable pour les enseignes concernées : un petit réseau, mal noté parmi les seuls petits réseaux, sera plus visiblement “tricard” et critiquable ; à l’inverse, un grand réseau consacré par rapport à ses seuls pairs matérialisera bien plus clairement la dimension des efforts qu’il aura consacrés pour être ainsi apprécié et aimé de ses pourtant lointains adhérents.

Il y a toutefois un corollaire à ce durcissement. Un corollaire que nous soumettons d’ores et déjà à la vigilance des promoteurs de ces Grands Prix des Réseaux “new look” : lors des futures vagues d’appel qui seront générées vers les adhérents pour alimenter les futurs classements, il faudra aussi traquer et identifier les rusées manipulations qui, en amont, auront peut-être été déployées pour nourrir l’amour des adhérents quand ils sont précisément invités à l’exprimer. Car au vu du risque d’un jugement plus objectif de la performance des têtes de réseaux, la tentation sera encore plus grande pour ces dernières de booster opportunément et artificiellement la reconnaissance afin d’écrêter d’éventuels ressentiments. C’est humain…

Contrôle anti-dopage

Et qu’on ne nous accuse pas de procès d’intention en la matière : cela s’est déjà fait. Et nous avons même les noms et identifié une partie des moyens utilisés. Attention donc à l’EPO euphorisant qui serait trop massivement injecté dans les veines d’adhérents réputés trop sanguins. Si de telles transfusions avaient lieu, elles seront facilement décelables. L’année prochaine vers le mois de juin, nous ferons un rapide tour de France au moment de la vague d’interrogations Sofres et en passant, nous effectuerons quelques prélèvements aléatoires dans les réseaux.

Les Grands Prix des Réseaux 2015 ne nous en voudront sûrement pas : la confiance n’exclut pas le contrôle ; a fortiori si un contrôle anti-dopage négatif vient exclure toute défiance…

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