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SNISA, l’ambitieux syndicat des indépendants par la FEDA

Dans la course à la représentativité, si la Feda entend convaincre l’ensemble des distributeurs d’adhérer à son organisation, elle vient aussi et surtout de créer le SNISA-FEDA, syndicat ambitionnant de réunir l’ensemble des acteurs indépendants de la filière automobile. Le grand “Mercato” des organisations professionnelles est bel et bien ouvert…

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Alain Landec, président de la FEDA

Quand on vous le disait que les grandes manœuvres syndicales ne faisaient que commencer… Faut-il y voir une réaction épidermique suite à l’adhésion d’enseignes telles Norauto ou Feu Vert, des adhérents de la Feda, à la toute jeunes branche multimarque du CNPA, la branche des Services Multimarques de l’Après-Vente Automobile (SMAVA) ? A cette création annoncée par le président du CNPA Francis Bartholomé début janvier, vient donc de suivre celle du Syndicat National des Indépendants des Services de l’Automobile (SNISA-Feda), annoncée à la fin du mois de janvier lors d’une conférence de presse organisée par la Feda et créée semble-t-il en toute fin d’année dernière…

Ce n’est pas une réaction mais une stratégie de filière, se défend Alain Landec, le nouveau président de la fédération des distributeurs. «La Feda souhaite avant tout structurer la filière indépendante automobile avant les grandes échéances en matière de représentativité». Et d’ajouter, pour légitimer encore davantage l’émergence de ce onzième syndicat : «Lorsque l’on regarde nos campagnes de lobbying et de communication telles  »libérez-vous des idées reçues », mettant en avant notamment la possibilité pour l’automobiliste de faire réviser son véhicule encore sous période de garantie hors du réseau de marque, ou l’éco-entretien ainsi que la bataille pour la libéralisation des pièces de carrosserie, l’info technique et, plus récemment nos  »Feda Box », etc., il s’agit systématiquement de problématiques qui concernent aussi et surtout les réparateurs !»

La complexe synthèse voulue par le Feda

Le tout jeune syndicat revendique d’ores et déjà un socle encore symbolique de 47 adhérents de la Feda relevant de la convention collective des services de l’automobile. Mais il ambitionne également d’y accueillir les MRA. Et donc, en toute logique de proximité, les réseaux de réparateurs multimarque créés par ces groupements de distributeurs qu’elle compte historiquement dans ses rangs : Autodistribution/AD, Groupauto/Top Garage et consorts, Precisium Groupe/Precisium, etc. Le vivier d’adhérents potentiels est déjà important, mais le président de la Feda entend bien rassembler plus largement encore.

Au vu certes de la convergence d’intérêts des acteurs indépendants concernés, la démarche apparaît en effet autrement plus cohérente que le travail d’équilibriste initié au CNPA avec la branche SMAVA. Et “sur le papier” toujours, fédérer un maximum de réparateurs sera nécessaire si la SNISA-Feda veut atteindre une dimension suffisante pour faire face au CNPA. Mais le pari n’est pas si simple : faire coexister des réparateurs indépendants purs et durs, des réparateurs sous enseignes, leurs têtes de réseaux et des distributeurs liés parfois schizophréniquement avec tout ce petit monde, et pourquoi pas d’autres indépendants… reste une équation complexe à multiples inconnues qui demandera beaucoup de doigté et de diplomatie.

L’incertain destin des adhérents « pros du pneu »

Une équation politique qui ne se simplifierait pas si le Syndicat des professionnels du pneu qui a vu partir (provisoirement ou pas) certains de ses membres au sein de la branche SMAVA du CNPA devait se tourner plus naturellement vers cette nouvelle structure SNISA-Feda plutôt que de se voir absorber par un CNPA historiquement “frontal”. Reste que l’ex-patron de Precisium Groupe se montre résolument volontaire : il ne fait pas mystère de contacts d’ores et déjà noués avec plusieurs autres organisations professionnelles afin de connaître leurs positions quant à une éventuelle association au sein de la future «maison commune» bâtie par le tandem Feda/SNISA. Le grand «mercato syndical» est définitivement ouvert…

En attendant, en tant que membre de la Confédération du Commerce de Gros et International, la Feda ne lâche pas la proie pour le nombre. Elle continuera de relever, pour une bonne part de ses adhérents, de la convention collective des commerces de gros. A ce titre, Alain Landec relève le vieux défi de la Feda en entendant remporter cette année l’adhésion de tous les distributeurs indépendants : «La Feda représente 75 à 80% du chiffre d’affaires global de la filière des distributeurs mais seulement 60% en nombre des 2 000 entreprises. Je souhaiterais que l’ensemble des distributeurs intègre notre organisation professionnelle

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