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Mutation après-vente PSA (suite) : inquiétudes pour la valeur des concessions

Alors que la question des renégociations des contrats de distribution parmi les RA1 du groupe PSA est sur la table du Groupement des concessionnaires automobiles Peugeot (GCAP), la branche concessionnaires du CNPA, elle, n’a pas encore été saisie du dossier. Mais son président, Christophe Maurel, entend mettre l’accent sur la valeur des entreprises du réseau qui perdront, à terme, leur statut de distributeur de pièces de rechange.

Christophe Maurel CNPA

Christophe Maurel, président de la branche Concessionnaires du CNPA.

Bien sûr, la branche Concessionnaires du CNPA ne mettra pas le nez dans les affaires de PSA tant que certains de ses adhérents RA1 Peugeot ou Citroën, voire le GCAP lui-même, ne la saisissent du dossier de cette mutation après-vente du constructeur. Puisque la renégociation des contrats de distribution de pièces de rechange au sein des réseaux du constructeur n’en est encore qu’à ses prémices, rien ne sert, en effet, de ruer dans les brancards quand les principaux acteurs du dossier restent en bons termes.

Quel business model ?

Mais toujours attentif à “l’après”, Christophe Maurel, président de ladite branche, entend d’ores et déjà porter l’attention des principaux concernés sur la question de la valeur de leurs entreprises. Très engagé dans le domaine, et plus encore depuis la refonte de Mon Entreprise Auto, le CNPA ne laissera pas les choses au hasard en la matière. «Le business model d’une concession, aujourd’hui, c’est la vente de véhicules neufs et d’occasion, bien sûr, ainsi que la réparation et la distribution de pièces de rechange, rappelle-t-il, comme une évidence. C’est ainsi et il faut souligner que, nulle part ailleurs que chez PSA, pour l’instant, ce modèle n’est remis en question.»

Sauf que PSA, comme le président de la branche Concessionnaires le souligne fort justement, c’est 30% du marché en France. D’où l’importance de ne pas relâcher l’attention sur cet unique cas qui, en l’espèce, est un très gros cas. «Les DOPR comme tous les observateurs du phénomène restent suspendus au modèle que va leur proposer PSA et comment ils vont pouvoir récupérer leurs marges, une fois leur activité distribution PR disparue, insiste Christophe Maurel. Nous, ce qui nous intéresse en premier lieu, c’est que le fonds de commerce soit respecté.»

Stock à distance et stock intégré

Entre tous autres éléments, c’est bien la valeur des entreprises qui retient l’attention du syndicat car, une fois l’activité de distributeur retirée, que tirer, justement, de l’espace laissé vide ? Nous avons exploré plusieurs fois la question –installer des baies de réception active, agrandir l’espace showroom ou, par exemple, adosser à la concession un Euro Repar Car Service– mais comme le précise Christophe Maurel avec à-propos, «l’arrière-boutique de la concession, dans laquelle le stock du distributeur est entreposé, n’a absolument pas la même valeur qu’une surface d’exposition ou des baies d’entretien».

Surtout si le stock du DOPR se situe sur le même site que la concession et fait partie des murs, ce qui est le cas pour la plupart des RA1. «Si le stock est clairement séparé, alors l’espace peut avoir de la valeur pour un distributeur-stockiste, précise le président de branche. Mais s’il est sur le même lieu, la surface qu’il occupe est partie intégrante de la valeur locative : on ne peut pas s’en débarrasser aussi facilement. La valeur du pas de porte ne se récupère pas comme ça. »

Un choix discutable de PSA ?

Pour Christophe Maurel, la résiliation de l’activité de distribution de pièces des DOPR n’est pas si évidente. «Certes, le constructeur réalisera des économies en matière logistique, mais il faut relativiser : ce ne sera pas le cas partout. Le problème vient-il réellement du taux de service ? Du taux de la pièce ? D’une gamme de pièces inadaptée à la réalité du vieillissement du parc ? Nous aimerions savoir si un calcul précis a été fait et ce qui permet à PSA de dire que ses petits magasins ne sont pas efficaces, car tous les constructeurs n’ont pas la même analyse que PSA sur la distribution de leurs pièces, loin de là…»

Et le président de la branche Concessionnaires sait de quoi il parle en tant que RA1 Volkswagen, puisque le constructeur allemand a récemment pris la décision opposée de celle de PSA : augmenter le nombre de ses distributeurs !

Pour retrouver tous nos articles sur la mutation après-vente de PSA, cliquez ici

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