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Le service gratuit qui vaut… de l’O.R. : controletechniquegratuit.com

Lancé le 28 mars dernier dans le Nord-Pas-de-Calais, le site controletechniquegratuit.com initie un business model innovant grâce auquel l’automobiliste bénéficie –comme son nom l’indique– d’une visite gratuite dans un centre de contrôle technique. Mais il n’est pas le seul gagnant…

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«Pourquoi payer cher quand on peut ne rien payer du tout ?», s’interroge –à bon droit– le site controletechniquegratuit.com dans le communiqué annonçant son lancement le 28 mars dernier. Schématiquement, cette plateforme d’intermédiation permet à l’automobiliste de réserver en ligne un contrôle technique à réaliser pour son véhicule dans un des centres partenaires du site. L’internaute-automobiliste n’a plus qu’à faire effectuer la prestation… et repartir sans payer ! C’est en effet le site qui paie le contrôle technique réalisé pour le compte de l’automobiliste !

Qu’a pu donc bien passer par la tête de son fondateur, Jonathan Habersztrau, ancien directeur des opérations chez Fog, pour imaginer un tel service ? Serait-il suffisamment philanthrope au point de «payer sa tournée» aux automobiliste en mal de contrôle technique ?

Gisement d’O.R.… en or

«Le constat est simple, révèle Jonathan Habersztrau : pour vendre leurs voitures, les constructeurs dépensent chaque année quelque 3 milliards d’euros avec des publicités qui ne sont pas certaines de toucher la bonne cible au bon moment. Or, le contrôle technique est une mine d’informations en la matière puisque 25% d’entre eux concernent un véhicule qui va être revendu dans les six mois. En outre, 19% des contrôles sont soumis à contre-visite… Il y a là un potentiel de business conséquent, tant en termes de ventes de véhicules (VN ou VO) que d’entretien-réparation pour les ateliers.»

Et c’est sur cette frange non négligeable du parc que le site a bâti son business model. Pour bénéficier de la «gratuité» du contrôle technique, il existe en effet une contrepartie : l’automobiliste aura, au préalable, renseigné une fiche d’informations. Il devra aussi, une fois le contrôle technique effectué, transmettre le juge de paix au site internet.

Ce dernier va ainsi pouvoir amasser une foultitude d’informations, les compiler et les analyser pour donner naissance à une base de données sur les habitudes de consommation des automobilistes et leurs besoins en entretien-réparation. Mais ces données, dont certaines sont personnelles, le site s’engage à ne pas les communiquer à des tiers ; Controletechniquegratuit.com va donc en fait se positionner en tant qu’intermédiaire entre l’automobiliste et le professionnel, en identifiant le besoin en entretien-réparation du véhicule et en orientant le consommateur vers ses partenaires.

«Win-win-win»

Et c’est là que controletechniquegratuit.com innove : pour les professionnels partenaires du site, ce système leur permet d’avoir accès aux réelles demandes des consommateurs automobilistes et de pouvoir y répondre. «On ne vend pas du “lead”, mais du business», déclare ainsi Jonathan Habersztrau. Des OR sonnants et trébuchants. La preuve ? Le site n’est rémunéré qu’a posteriori sous forme de commission, une fois les réparations faites par le professionnel…

In fine, tout le monde est gagnant : l’automobiliste bien sûr, trop heureux de pouvoir économiser le coût d’une visite au contrôle technique ; le centre de contrôle technique ensuite, qui non seulement est payé à ses tarifs pour chaque visite effectuée par le biais du site controletechniquegratuit.com mais voit en outre ses entrées atelier en augmentation ; le professionnel enfin, qui bénéficie lui aussi d’une hausse de trafic à l’atelier, ne paie que s’il a bien transformé son devis en OR, et peut accessoirement générer du chiffre additionnel substantiel (souvenez-vous : 25% des contrôles techniques sont effectués en vue d’une revente de véhicule, ce qui implique en général un rachat…).

Pour l’heure, le site est déployé dans la région Nord-Pas-de-Calais. Il s’appuie sur 30 centres de contrôle technique partenaires et une centaine d’agents de marque et de concessionnaires pour atteindre l’objectif de 2 000 automobilistes inscrits d’ici juillet. Un premier rapport d’étape doit intervenir à cette date, avant un déploiement espéré au plan national dans le courant du dernier trimestre 2015.

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