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Représentativité : 4 syndicats se fondent dans l’ASAV

Le SPP, la FNCRM, le SNCTA et l’UNIDEC ont annoncé le 18 mai dernier leur association au sein de l’Alliance de Services Aux Véhicules, nouveau syndicat patronal représentatif de la branche des Services de l’Automobile (ASAV)…

ASAV

De gauche à droite : Yann Blard, président de l’ASAV, Nadine Annelot, présidente de la FNCRM, Michel Vilatte, président du SPP, Jean-Louis Bouscaren, président de l’UNIDEC et Roland Thevenoux, président du SNCTA.

Lundi 18 mai est né un nouveau syndicat patronal : l’Alliance des Services aux Véhicules (ASAV). Il réunit 4 syndicats qui vont se fondre sous cette nouvelle entité : le Syndicat des Professionnels du Pneu (SPP), la Fédération Nationale du Commerce et de la Réparation du cycle et du Motocycle (FNCRM), le Syndicat National du Contrôle Technique Automobile (SNCTA) et enfin l’Union Nationale Intersyndicale des Enseignants de la Conduite (UNIDEC). Un grand absent toutefois : le GNESA (Groupement National des Entreprises Spécialisées de l’Automobile) qui manque maintenant à l’appel après avoir accompagné les prémices fondatrices de l’ASAV…

Présidée par Yann Blard, ancien président du SPP remplacé à ce poste par Michel Vilatte (lui-même ancien président de la Feda), l’ASAV a été créée en réponse à la future loi relative à la représentativité des syndicats, laquelle dispose qu’à l’horizon 2017 seules resteront les organisations capables de revendiquer 8% des entreprises syndiquées au sein d’une branche professionnelle. L’ASAV doit en effet permettre aux 4 syndicats préexistants de ne pas disparaître brutalement…

Destiné à défendre les intérêts des adhérents de ses organisations-fondatrices, l’ASAV est aussi présentée comme devant permettre une mutualisation de moyens d’action, tant dans les négociations avec les partenaires sociaux, qu’en termes de communication destinée à assurer plus de visibilité aux métiers représentés en son sein.

Complémentarité

Voici donc encore un nouveau syndicat, après la création de la branche des Services Multimarque de l’Après-Vente Automobile (SMAVA) par le CNPA, celle d’une sixième branche métier à la FNAA représentant les professionnels des auto-écoles, ou encore la création du Syndicat National des indépendants des Services de l’Automobile (SNISA) par la Feda.

Dès lors, un nouveau syndicat était-il vraiment nécessaire ? «L’ASAV ne s’inscrit pas en opposition aux syndicats existants, mais apparaît plutôt comme complémentaire», se défend Yann Blard. Selon le président en effet, la nouvelle entité entend défendre les intérêts de TPE et PME indépendantes, qui n’avaient pas forcément d’intérêt à rejoindre des organisations existantes, mais qui souhaitaient voir une instance les représenter. Ce que confirme sans ambages Jean-Louis Bouscaren, président UNIDEC : «Avec l’ASAV, c’est être ; sans elle c’était disparaître» !

Et c’est dans cette optique de complémentarité que l’ASAV a annoncé, dès sa création, la signature d’une convention de collaboration avec le SNISA créé par la Feda. Une Feda d’ailleurs présente à l’occasion de l’annonce de la création de l’ASAV… En effet, les deux organisations syndicales ne devraient pas (en théorie) se marcher sur les pieds car «l’ASAV réunit les métiers des pneumaticiens, des auto-écoles, du contrôle technique et du deux-roues, rappelle Michel Vilatte, président du Syndicat des Professionnels du pneu. La nouvelle entité a été créée comme le regroupement de spécialistes, pas de généralistes comme le sont des réparateurs». Des réparateurs (indépendants) qui, eux, pourraient donc trouver  »refuge » au sein du SNISA justement.

Cette future collaboration envisagée avec la Feda prend appui sur «une logique de filière (NdlR : des indépendants)», selon Alain Landec, président de la Feda, et s’explique aussi car des dossiers intéressent des entreprises régies par la convention collective du commerce de gros comme des services de l’automobile, notamment le dossier de l’éco-entretien…

Reste à savoir comment cette complémentarité va se mettre en musique.

En tout cas, si l’ASAV annonce disposer de suffisamment d’adhérents pour répondre aux critères de représentativité imposés par la nouvelle loi, elle affirme prudemment laisser la porte grande ouverte à d’autres candidatures. Ce positionnement de «syndicat de spécialistes» pourrait lui permettre d’accueillir à l’avenir d’autres métiers des services de l’automobile, jusque-là non représentés. Mais en citant en l’occurrence comme exemple l’exploitation de parc de stationnement ou les services de remorquage et d’assistance routière, l’ASAV semble oublier que des branches les représentent déjà au CNPA et/ou à la FNAA.

Décidément, le voisinage entre fédérations installées et fédérations en construction s’annonce bruyant et agité…

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