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La FNAA accueille le Snisa-FEDA au service du métier de réparateur

Plus qu’une question de représentativité, même si le petit plus en nombre d’entreprises syndiquées est bienvenu, l’arrivée du Snisa-Feda au sein de la FNAA dont il devient une composante au travers d’une convention d’adhésion, traduit surtout la nécessaire union des professionnels de la réparation indépendante sous une bannière commune à même de répondre à leurs besoins et de défendre d’une même voix leurs intérêts.

Conference SNISA FNAA 1

Aliou Sow, secrétaire général de la FNAA, et Gérard Polo, son président, ont présenté les enjeux de l’adhésion du Snisa-Feda à la fédération des artisans de l’automobile.

La convention d’adhésion signée mi-juin par le Snisa-Feda avec la FNAA, principale organisation représentative de réparateurs indépendants, n’a finalement rien d’une surprise. En bonnes fédérations sereines sur leurs territoires respectifs, Feda comme FNAA ont donc fait parler la sagesse : mieux vaut qu’elles se renforcent dans leurs métiers respectifs au lieu de perdre moyens et énergie à se concurrencer ; elle pourront mieux mutualiser leurs efforts sur les grands sujets communs. Cette signature permet aussi d’entrevoir le nouveau paysage de la représentation patronale que vont dessiner les nouvelles règles de la représentativité (voir aussi «Analyse – Représentativité : l’ère des consolidations a commencé…»)

Convention collective oblige

Bien sûr, la génitrice du Snisa qu’est la Feda est elle aussi, parfaitement représentative… Mais auprès des distributeurs de pièces de rechange, dont la profession n’est pas régie par la convention collective des services de l’automobile mais par celle du commerce de gros. Autrement dit, obtenir les 8% de représentativité auprès des entreprises de réparation automobile syndiquées, exigée pour la fin de l’année 2016, était tout sauf une certitude pour le Snisa, quand bien même la grande campagne d’adhésion n’avait pas encore été lancée. Et surtout, porter avec force les combats des réparateurs n’aurait pas été chose aisée sans cela. Pour ne pas dire impossible.

La convention d’adhésion du Snisa à la FNAA apparaît donc comme une évidence. «C’est un accord au service des entreprises artisanales», a déclaré Gérard Polo, président de la FNAA en préambule de la présentation de ce rapprochement. «Nous avons toujours échangé avec la Feda sur des problématiques communes concernant les réparateurs», a ajouté Aliou Sow, secrétaire général de la FNAA. Bien sûr, la question de la représentativité n’était pas occultée. Mais comme l’a souligné Gérard Polo, «la FNAA est membre de l’UPA (NdlR : Union professionnelle artisanale) et nous sommes depuis toujours confiants quant aux objectifs à tenir pour valider notre représentativité».

Au-delà de la représentativité

Le respect des critères de la loi sur la représentativité syndicale, au nombre de sept, n’est, en effet, pas donné à toutes les organisations professionnelles. Respect des valeurs républicaines, indépendance, ancienneté minimale de deux ans, transparence financière, influence, audience (NdlR : les fameux 8% d’entreprises syndiquées), implantation territoriale équilibrée au sein de la branche professionnelle… Autant de points dont le respect n’est pas si facilement acquis, qui plus est pour une jeune organisation professionnelle comme le Snisa. «Mais au-delà de la représentativité, c’est le renforcement de nos actions et la nécessité d’être présents partout où se jouent les enjeux économiques de nos métiers» qui, selon Aliou Sow, a présidé à ce rapprochement.

Tout comme l’Unic, syndicat indépendant d’auto-écoles, a rejoint la FNAA en février, le Snisa devient donc adhérent FNAA tout en gardant ses attaches à la FEDA. Il disposera d’administrateurs au sein de la FNAA, comme les branches de la fédération d’artisans, mais conservera une réelle indépendance. C’est conforme à la tradition d’accueil de la FNAA, qui par le passé a su recevoir et intégrer harmonieusement de tels groupements fédérés : le SNDC dans les années 80 (gérants de stations-service), le GPA dans les années 2000 (groupement des professionnels de l’automobile) pour accueillir des artisans hors structures locales, ou plus récemment donc, l’Unic. Bruno Noyer, président du Snisa et patron de Dieselec87, à la fois distributeur et réparateur spécialisé dans le Diesel, concerné par les conventions collectives des deux professions, restera donc l’homme fort du Snisa. Mais son profil de distributeur ET de réparateur a tout de celui de l’adhérent-type du Snisa.

Une porte d’entrée pour MRA sous enseigne

Premier des objectifs du Snisa-Feda : fédérer les réparateurs notamment ceux appartenant aux réseaux d’enseignes  indépendantes, non syndiqués ou souhaitant être en cohérence avec les combats de la filière indépendante. Une tâche qu’Alain Landec, président de la Feda et vice-président du Snisa, entend bien mener, de par son expérience d’ancien président de Precisium Groupe et sa connaissance des préoccupations des carrossiers et réparateurs sous enseigne ainsi que des distributeurs également propriétaires d’ateliers.

«Quand j’ai approché la Feda avant d’en devenir président, je me suis aperçu que presque 100% des travaux de la Feda concernaient les réparateurs, reconnaît-il. La campagne «Libérez-vous des idées reçues» ou l’éco-entretien en sont deux bons exemples. Mais la Feda est la fédération des distributeurs, ajoute-t-il. Pour recueillir l’attention des professionnels, il n’y avait donc pas mieux qu’un syndicat de réparateurs, d’où la création du Snisa. Mais, ça, c’était avant. L’évolution des règles de la représentativité a prouvé que nous avons tout intérêt à nous rapprocher d’un syndicat de réparateurs avec lequel nous aurions un avenir certain et ne pas rester seuls, au risque de créer une compétition superflue entre organisations professionnelles.»

Valeurs partagées

Ainsi les garages sous enseigne distributeurs qui ne sont toujours pas syndiqués –«et il y en a un paquet» selon Alain Landec– ou qui sont «égarés dans d’autres syndicats» (suivez son regard…) seront sans doute plus attirés par un syndicat portant des valeurs d’indépendance. Ainsi que d’autres valeurs a priori partagées par les métiers de distributeur et de réparateur indépendants : proximité, diversité, libre concurrence… Plus qu’à des valeurs, la convention d’adhésion entre Snisa et FNAA répond à des objectifs communs : contribuer à permettre à un maximum d’artisans d’être informés, assistés et accompagnés par leur organisation professionnelle naturelle, développer des synergies dans la représentation, défense et valorisation des métiers en lien avec la Feda, développer des adhésions en totale complémentarité avec les autres structures FNAA.

Les compétences et les moyens seront également mutualisés grâce à cette adhésion. Notamment sur le front de la formation «enjeu commun, selon Gérard Polo, où l’action de terrain des distributeurs va permettre de conduire des professionnels plus nombreux vers les formations CFPA». 80% des actions de formation du CFPA, structure de formation de la FNAA, sont déjà diffusés par les distributeurs. Sur le front du lobbying également, au niveau national mais surtout européen, au travers de l’AESRA pour le versant artisanal et de la Figiefa et du Clepa pour le versant distributeurs, le rapprochement garantira un poids plus important, ne serait-ce que financier, aux opérations de pression de la filière indépendante. Enfin, les enjeux écologiques mais aussi technologiques, comme le eCall et le bCall, le Big Data, la voiture connectée et surtout les attentes consommateurs seront d’autant mieux appréhendés qu’ils le seront à deux, sur fond de saine complémentarité…

 

Conference SNISA FNAA 2

Alain Landec, président de la Feda et vice-président du Snisa, a insisté pour rapprocher ce dernier de la FNAA.

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1 Commentaire concernant “La FNAA accueille le Snisa-FEDA au service du métier de réparateur”

  1. Guère de commentaire donc guère d’enthousiasme, c’est le mariage de la Carpe et du Lapin !!!!!
    Une Fédération qui prétend défendre le libre choix du réparateur mais qui accueille de pseudo professionnels dont les tarifs horaires sont négociés par des têtes de réseaux directement avec les assureurs……
    Comment faire cohabiter sous le même toit des artisans indépendants et fiers de l’être et des « esclaves » consentants sous tutelle….
    A suivre, mais on ne peut que constater que quand on n’est plus capable d’avoir une croissance interne, on est contraint d’avoir recours à une croissance externe…..
    Un adhérent ACTIF de la FNAA depuis 38 ans…….
    Claude ALZINA

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