Inscription à la news letter
Notre magazine

Emplois auto : embellie espérée dans les services

La nouvelle édition du Salon de l’emploi automobile donne l’occasion à L’argus et Autorecrute de dresser un état des lieux du secteur automobile français, qui représente pas moins de 700 000 emplois directs ou indirects. Soit (encore) 9% du total des actifs après 7 années de déflation…

emplois_services_auto_620

infographie-argus-emploi

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Disons-le d’emblée, le premier constat est amère. En 10 ans −soit de 2001 à 2011− l’industrie automobile a perdu 30% de ses effectifs. Dans la période allant de 2007 à 2014, la France a perdu 40% de sa production et une trentaine d’usines ont fermé leurs portes au premier semestre 2015, contre 21 un an plus tôt. Ainsi, la balance embauche/perte d’emploi dans l’activité automobile restera déficitaire sur la période 2010-2020 :

  • – 3% chez les constructeurs.
  • – 4% pour les équipementiers de rang 1.
  • – 2% pour les équipementiers de rang 2.

Le paradoxe, c’est que ces filières embaucheront pourtant entre 20 000 et 26 000 personnes dans les années à venir. Du reste, l’un des indicateurs qui donne le ton de l’état du marché des usines en France est l’emploi intérimaire qui dépasse parfois les 30% sur site. On peut penser que certains contrats précaires se traduiront en embauches fermes. Au passage, le secteur industriel concerne environ 300 000 emplois au total.

Dans les services (environ 400 000 emplois), les auteurs de l’étude assurent que «l’embellie est là». En effet, si 6 entreprises de service sur 10 avaient dû réduire leurs effectifs suite à la crise débutée en 2008, les voici qui recrutent à nouveau. Et quelque 25% d’entre elles pourraient même embaucher encore plus. Mais au fait, qui recherche-t-on ?

Trouver le bon profil

Hybride, électrique, connecté, autonome, etc., toutes ces nouvelles appellations demandent aussi d’autres compétences. Si la production recherche toujours des ouvriers qualifiés et des spécialistes très pointus (ajusteurs-outilleurs, tourneurs-fraiseurs, chaudronniers, etc.), l’atelier, lui, vise plutôt les compétences des mécaniciens confirmés, techniciens de diagnostic, électriciens, é́lectroniciens, carrossiers, peintres, chefs d’atelier, directeurs après-vente, etc.

Et pourtant, malgré la situation actuelle, les recruteurs ont du mal à trouver rapidement le bon profil. Ainsi, seulement 20% des postes sont pourvus en moins d’un mois et 60% entre un et trois mois. Peut-être que les attentes des candidats ne sont pas adaptées à un marché qui est en perpétuel mouvement. Voici peut-être des éléments de réponses aux questions que l’on peut parfois se poser (enquête menée du 28 octobre au 9 novembre 2015 auprès de candidats en recherche d’emploi) :

  • 30,1% des répondants ne rédigent pas de lettre de motivation.
  • 74% des personnes interrogées considèrent ne pas recevoir suffisamment de réponses (positives comme négatives) à leurs candidatures.
  • 40,4% des répondants sont mobiles au niveau régional, 14,5% au niveau national et 13,3% à l’international.
  • 42,8% des répondants déclarent être victimes de discrimination à l’embauche (âge, origine ethnique, sexe, lieu de résidence, etc.).
  • 52,3% des répondants estiment ne pas recevoir un salaire juste ; 42% seraient prêts à revoir leur salaire à la baisse.
  • 70,1% des répondants jugent leurs perspectives professionnelles comme positives à horizon 2016 (4,6% pour les moins de 25 ans).
  • Les moyens de recherche d’emploi les plus efficaces pour les candidats sont : les cabinets de recrutement, les candidatures spontanées et les évolutions internes.
  • Les critères de sélection les plus importants pour les candidats sont : l’entreprise, la marque et les missions.
Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (Pas encore de votes)
Loading...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


*