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Centres auto: la vente du réseau France Auto Pièces (FAP) est annulée!

Nous l’annoncions début février : France Auto Pièces (FAP et Leader Centre Auto), le réseau de 150 centres auto détenu par Recam Sonofadex et son fondateur Jean-Yves Brillet, changeait de main, ce dernier souhaitant, à 71 ans, trouver une solution patrimoniale pour son entreprise. Tout était en ordre, des travaux de modernisation avaient été entrepris par le vendeur pour préparer l’arrivée des acheteurs, pendant que ces derniers lançaient un appel d’offres en matériels de garage pour moderniser les centres autos vieillissants du réseau.

Volte-face du vendeur
Finalement, il n’en sera rien. Brutalement, Bruno Manta (Recup’44 et Dépan’Vit, 15,5 M€ cumulés à Chateaubriand-44) et son associé Jean-François Leroy (Leroy Accessoires Distribution, 25 M€ de CA à Segré-49) ont cassé la vente le 28 mars dernier. «L’acheteur s’est désisté sans explication», confirme Jean-Yves brillet, visiblement déçu par l’échec inattendu de la cession et par la volte-face de Bruno Manta, «un ami de longue date». Ce dernier avait déjà bouclé la reprise de 31 centres auto du réseau, principalement en Bretagne, dans lesquels il a massivement investi en modernisation. Mais le bœuf est redevenu grenouille au moment du rachat de la deuxième tranche, à savoir la reprise de toute l’entreprise et des 111 centres restants…

Philosophe, Jean-Yves Brillet souligne «qu’il se remet au boulot». Objectif urgent : remettre de l’ordre dans son entreprise dont il est resté éloigné plusieurs mois du fait de problèmes de santé. Et il y a du boulot : 2011 s’est terminée avec un déficit de quelque 6,5 millions d’euros pour un CA d’environ 77 millions.

Reprise en main
Les mesures de redressement sont en cours, «qui donnent leurs premiers résultats», assure Jean-Yves Brillet. Un inévitable plan de licenciement est actuellement finalisé avec l’Inspection du travail, mais qui sera «le plus petit possible et bien moins important que celui annoncé sur votre site» (NDLR : J.-Y. Brillet fait allusion au chiffre de «120 licenciements» évoqué dans les commentaires ci-dessous). L’essentiel de cette réduction d’effectif est lié à la fermeture prévue de quelque 15 magasins jugés insuffisamment rentables.

Quant aux critiques acerbes sur les nouveaux horaires d’ouverture récemment décrétés et imposés (voir les commentaires ci-dessous), il veut les ignorer : «Il s’agit de remobiliser tout le monde pour sauver l’entreprise et les emplois qu’elle représente», explique-t-il ; «croyez-moi, la grande majorité des salariés l’ont compris et acceptent cette réorganisation». D’ailleurs, affirme-t-il en substance, les fournisseurs ont réaffirmé leur confiance à Recam…

Avis donc aux amateurs : Recam Sonofadex, son usine de rechapage (qui ne tourne qu’à 10% de ses capacités), ses 77 millions d’euros de chiffre d’affaires, son endettement quasi-nul, ses 650 salariés et ses 111 centres auto de petits formats sont toujours à vendre. Car «il n’y a pas qu’un repreneur potentiel sur le marché», prophétise Jean-Yves Brillet…

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17 Commentaires concernant “Centres auto: la vente du réseau France Auto Pièces (FAP) est annulée!”

  1. Le grand requin blanc peut vivre au-delà de 75 ans

    Étonnante longévité pour le Carcarodon carcharias,
    dont la durée de vie nouvellement calculée est bien supérieure à celle qu’on attribuait précédemment au squale.

    Bon courage et bonne chance face à un tel prédateur essentiellement gouverné par son anthropophagie et son exocannibalisme chronique …

  2. Ça y est, le repreneur dégraisse, ayant décidé de rentabiliser ses centres à hauteur d’environ 12500 euros HT par personnes. Un centre de 4 personnes ne faisant pas environ 50 000 euros HT va se voir amputé d’un des ses membres. Où le bât blesse, c’est lequel doit passé à la trappe?
    Eh bien, pour information, il en est qui ont effectué des demandes auprès de la direction ou des régularisations et sont en procédures de licenciement.
    Il ne fait pas bon contrarier Manta et consorts.
    Avis aux amateurs.
    Si certains veulent s’exprimer, je tiendrai à jour l’évolution de ma propre situation.

  3. Loir-et-Cher – Romorantin-Lanthenay –
    Recam-Sonofadex : des licenciements irréguliers…

    On ne sait pas quel chemin prendre ! Mardi, ils étaient une vingtaine de salariés de la Sas Recam-Sonofadex, basée à Nouan-le-Fuzelier, à avoir rejoint le local de l’Union locale CGT à Romorantin. En cause, le plan de licenciements entamé le 30 mai dernier. Il concerne 150 personnes sur l’ensemble du groupe dont 50 personnes au siège solognot. Au printemps, la société ainsi que les centres auto restants (ils existent à travers le pays sous le nom France Autos pièces et Leader centre autos) devaient être repris par Bruno Manta, patron de Récup44. A la fin du mois de mars cependant, il annonçait son retrait. Depuis deux ans déjà, la situation économique de l’entreprise se dégrade.

    Le retrait du repreneur acté, Jean-Yves Brillet, le président, enclenche une procédure de licenciements. Le 30 mai, puis le 5 juin et le 25 juin, des licenciements ont été signifiés. La prochaine vague est prévue le 3 août. Reste que la procédure n’aurait pas été respectée. C’est, en tout cas ce que les syndicalistes romorantinais aidés de l’avocat Me Quinet – qui a examiné le déroulement de la procédure –, ont expliqué aux salariés déjà licenciés ou en passe de l’être.
    De son côté, l’Unité territoriale Loir-et-Cher de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) a également précisé au président de la Sas Recam-Sonofadex le 31 mai dernier que la procédure n’avait pas été respectée et que « la réalité du motif économique de cette procédure » n’apparaît pas au regard des éléments transmis. Pas d’entretien préalable, pas de plan de sauvegarde de l’emploi ni de cellule de reclassement… « Ce sont des licenciements sans cause réelle et sérieuse », insistent les représentants de l’UL-CGT. En septembre, l’UL-CGT réunira les salariés à Salbris pour préparer la défense devant les Prud’hommes.
    Nous avons cherché à joindre Jean-Yves Brillet. Ce dernier est absent pour plusieurs jours.
    lu dans la Nouvelle République

  4. je viens de lire les commentaires. Mon mari travaille aussi dans un des centres et oui, les horaires ont été modifiés sans prévenir. Plus de vie de famille, il n’en peut plus. On comprend pourquoi des personnes se suicident quand on a des factures à payer et que l’on peut pas faire autrement. Moi je pense que ce monsieur Brillet ne pense qu’à sa petite personne à lui en gros. et n’ont à sauver son entreprise car il y a des bons mécanos et malheureusement ne risquent pas de rester dans ces centres c’est déjà la déchéance avec les outils comme précisé dans un autre commentaire. Ils n’ont pas les outils nécessaires, même pas une baladeuse, pour faire la mécanique, on lui répond y a pas de sous pour acheter il amène souvent ses propres outils qu’il abime et qui ne sont pas remboursés ou changés. Je pense qu’une bonne grève au niveau des mécanos de tous les centres FAP ne ferait pas de mal pour remettre les idées en place à ce monsieur car en attendant, lui, il vit bien, son bateau va bientôt couler à force de naviguer dans les grandes vagues, pendant que ses mécanos triment tout la journée, lui se la roucoule sur son bateau, donc aà tous ceux qui sont mécanosdans ces centres, ne vous laissez pas faire, de notre part nous allons faire face avec inspection du travail et prud’hommes, on verra la suite bon courage à ceux qui y travaillent

  5. Après avoir été remercié à l’issue de ma période d’essai fin mars avec la restructuration, je suis rentré chez un concurrent. Que du bonheur, merci jean-Yves… J’ai pris ce que j’avais à prendre chez FAP !.. L’expérience…
    Tu méprises tes salariés et tu laisses à l’abandon tes centres… Quand le bateau coule, tu pars à la pêche au Cap Ferret… Tout est dit…

  6. Plan social va être mis en place, ça sent pas bon tout ça… J’espère que Ludovic (NDLR: voir témoignage du 05-04-2012 ci-dessous) est toujours aussi motivé. (sans compter les salaires versés en retard)

  7. Vous avez raison, soyons de bon moutons et continuons a la fermer. dommage qu’il n’y es pas plus de gens comme DENEIPLE[quote name= »deneiple »]Avis à tous les salariés des magasins FAP et LCA : Que pensez-vous des propos de M. BRILLET Jean-Yves affirmant que la majorité du personnel avait compris et acceptait la réorganisation des nouveaux horaires d’ouverture?
    Pensez-vous que c’est une bonne méthode pour relancer les centres?
    Mon avis: Tout est fait pour dégouter le personnel et ça n’apportera que du mauvais.
    Soyez solidaires, donnez votre avis ![/quote]

  8. Comment redresser une entreprise en suppriment 8h30 d’ouverture hebdomadaire?
    Comment réaliser 15’000€ de CA par personnel?
    Il faut être réaliste, vu les moyens dont disposes les centres!!
    Comment Mr Brillet compte-t-il payer les heures supplémentaires de ses employés, sachant qu’une grande partie de ses centres est déficitaire?
    Personnellement, je ne vois pas un effort de la part de la direction pour remonter la société; mais plutôt un moyen de faire tout bonnement couler l’entreprise.
    Aucune information réelle n’arrive à parvenir jusqu’au responsables de magasin, hormis des notes de service n’ayant ni logo ni raison sociale!!

  9. Je travaille moi aussi dans un des magasins de M. BRILLET. Il est faux de dire que ça fait quatre jours qu’on court après les horaires: les heures d’ouverture sont claires.

    Maintenant je pense qu’on n’est pas si mal à la RECAM (sinon pourquoi y rester?), il faut s’accrocher et se donner à fond dans nos magasins en attendant que la direction fasse le nécessaire pour le relancement de l’activité (pubs et matériel). Ensuite, à nous de jouer…

    A bon entendeur….

  10. Avis à tous les salariés des magasins FAP et LCA : Que pensez-vous des propos de M. BRILLET Jean-Yves affirmant que la majorité du personnel avait compris et acceptait la réorganisation des nouveaux horaires d’ouverture?
    Pensez-vous que c’est une bonne méthode pour relancer les centres?
    Mon avis: Tout est fait pour dégouter le personnel et ça n’apportera que du mauvais.
    Soyez solidaires, donnez votre avis !

  11. J’ai été remercié au terme de mes deux fois trois mois d’essai, malgré avoir fait progresser de plus de 24% le CA de mon centre comparativement aux mêmes périodes de l’année précédente.
    (…)

    Comment voulez-vous concurrencer les autres Feu Vert, Norauto, etc. avec des produits qui correspondent à des modèles de plus de dix ou quinze ans, des pneus ayant plus de trois de stock en magasin et que la direction nous oblige a vendre, des courroies de distribution tellement sèches que le risque de casse est inéluctable avec toutes les suites que cela engendre.

    Sans parler des équipements d’atelier en provenance de Chine mais aux normes plus que limite comme me l’a confié un contrôleur de l’APAVE. Pour remplacer une courroie de distribution, la direction compte sur la débrouillardise de ses mécaniciens, heureusement très compétents. Ils sont obligés de travailler avec leurs propres outils, la direction refusant tout achat de matériel.

    Dernièrement, on a refusé au centre dont j’avais la responsabilité l’achat de piges de calage pour effectuer une courroie de distribution, ainsi qu’un appareil à collerette pour tuyaux de frein. Ces appareils peu onéreux pourraient permettre la réalisation d’interventions mécaniques qui amélioreraient le chiffre d’affaires.

    (…)

  12. C’est pour ça qu’ils cherchent n’importe quels prétextes pour licencier les gens, comme des inventaires, recomptages et fax de pièces manquantes, avec menace de dépôt de plainte pour vol….

  13. [quote name= »Regis »]Sans parler des dommages collatéraux. Tout les salariés en période d’essai sont remerciés… Je sais de quoi je parle.[/quote]
    Je me suis aussi fait avoir, on m’avait promis un Contrat de remplacement de 3 mois en vue d’un CDI; au bout d’un mois, le jour même, j’apprends que c’est mon dernier jour, que je ne suis pas renouvelé et que je me retrouve donc comme un c…, de nouveau au chômage…
    Merci Recam

  14. Ce que M. Brillet ne dit pas, c’est que jeudi 29 mars, il nous a imposé des nouveaux horaires (à effectuer le lundi 2 avril, alors que le délais prévu par le code du travail et de 7 jours) donc suppression du jour de congé (qui est notifié dans mon contrat) puis le 30 mars, modification de nouveau des horaires à effectuer toujours le 2 avril, puis le lundi 2 avril re-modification des horaires à effectuer le 3 avril, vous trouver ça normal?

    Mais le plus drôle de l’histoire, c’est que nous sommes passés de 35h à 39h30, et cela sans nous poser la question et sans modification de contrat! Il font ça uniquement pour que les personnes refusent de se soumettre aux 39h et demi et qu’ils puissent nous licencier.(…)

    La rupture de la vente s’est faite car M. Brillet devait licencier du personnel (120 personne exactement), chose qu’il a commencée à faire trop tardivement. Actuellement, il vient de licencier 84 personnes, et ce n’est que le début (…).

  15. Eh oui, et sans parler des futures fermetures de centres

  16. Sans parler des dommages collatéraux. Tout les salariés en période d’essai sont remerciés… Je sais de quoi je parle.

  17. Depuis l’annulation de la reprise, pas moins de 4 changements d’horaires d’ouverture, perte d’une demi-journée de repos…
    Bref: cette annulation n’annonce rien de bon pour les employés des centres auto concernés

    je travaille moi-même dans un des centres et depuis 4 jours, c’est la galère pour avoir des infos sur les vraies heures d’ouverture

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