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Formation : l’Aforpa milite pour des parcours individualisés

Premier centre de formation national spécialiste de la formation en alternance aux métiers de l’automobile, l’Aforpa propose de plus en plus à ses apprentis et stagiaires des parcours d’enseignement différenciés au sein d’un même diplôme, afin de répondre à leurs différences de niveaux et à la variété de leurs besoins. Un petit pas vers des parcours de formation individualisés (PFI) dont la mise en place rencontre encore des freins, tant en termes de volumes horaires que de nombre limite de jeunes par filière…

Aforpa Carrosserie

Les étudiants de Bac Pro Réparation des carrosseries en plein travail au CFA Jean-Claude Andrieu de Saint-Maurice (94), siège de l’Aforpa.

Cela n’est pas forcément évident pour qui ne connait pas bien le monde de la formation professionnelle mais dès l’entrée en CAP, les apprentis et stagiaires des CFA peuvent avoir de franches différences de niveau d’une matière à l’autre. Quand bien même auraient-ils le même âge ou quitté l’enseignement général pour les mêmes raisons. C’est pourquoi leur proposer des parcours plus personnalisés, capables de répondre à leurs lacunes particulières dans telle ou telle matière et de moins insister sur des matières qu’ils maîtrisent plus que leurs camarades, devient un enjeu qui dépasse la seule filière automobile. C’est même un enjeu qui devrait sensibiliser le monde de l’éducation dans son ensemble.

A l’Aforpa (Association régionale pour la formation professionnelle automobile, présidée par Gérard Gourkow), premier centre de formation national spécialiste de la formation en alternance aux métiers de l’auto, qui détient deux CFA et s’appuie sur quatre autres centres de formation en Île-de-France, les équipes pédagogiques ont décidé de mettre en place des parcours d’enseignement un peu plus différenciés qu’auparavant auprès des différents apprentis et stagiaires candidats à un même diplôme.

Certes, plusieurs freins persistent pour la mise en place de véritables parcours de formation individualisés (PFI), que ce soit en termes de financement de la part des organismes dédiés, de volumes horaires fixes exigés par l’Education Nationale, et de nombre minimum d’apprentis et stagiaires concernés -20, quand un PFI digne de ce nom exige un maximum de 16 jeunes- et lever ces freins nécessite un consensus. Mais l’Aforpa, déjà, s’est résolue à proposer un peu plus de personnalisation aux enseignements suivis par ses élèves, selon leur niveau.

La limite horaire en question

« Nous aimerions pouvoir tendre vers de véritables plans de formation individualisés, c’est-à-dire personnalisés en fonction du parcours, du profil, des compétences de chacun des individus qui suivent nos enseignements, affirme Corinne Crespin, directrice du CFA Aforpa et responsable pédagogique. Cela peut impliquer des différences entre les apprentis et stagiaires d’une même formation en termes d’horaires, de volume dédié à chaque matière. » Sauf qu’en en contrepartie des centaines heures de formation financées, l’Education Nationale reste ferme sur le nombre d’heures accordées à chaque matière.

Le risque de maintenir des jeunes d’un niveau différent dans un parcours d’enseignement similaire pour tous est d’exposer certains d’entre eux à l’ennui et à un véritable retard dans la maturation de leur projet –et de leurs compétences– professionnel. « Nous essayons donc, avec les volumes horaires que l’on nous octroie, de différencier les activités d’un apprenti ou stagiaire à l’autre, souligne Corinne Crespin. En faisant de la différenciation nous tendons vers l’individualisation. » Dans cette logique, l’Aforpa développe de nouveaux CAP, d’une durée d’un an contre deux en général, ce qui permet aux jeunes professionnels désireux de se reconvertir ou d’acquérir des compétences supplémentaires d’aller plus directement vers des enseignements qui correspondent à son projet, sans laisser trop de temps ou d’énergie dans les matières qu’il maîtrise déjà.

« Nous voulons proposer des CAP en un an dans chacun de nos trois filières : maintenance VP/VI, réparation des carrosseries et peinture en carrosserie, précise la responsable pédagogique. Ces CAP en un an sont des étapes vers les PFI car les apprentis et stagiaires qui les suivent ont déjà des compétences professionnelles et peuvent approfondir uniquement celles qui leur manquent où dans lesquelles ils pêchent. » Prendre en compte la formation et les acquis de chacun et concevoir un parcours pour chaque élève, où le formateur est capable de les suivre et d’amener chacun d’eux vers les points à améliorer en priorité, une qualité pour laquelle l’enseignement professionnel est pionnier par rapport à l’enseignement général.

Aforpa CQP

Un formateur corrige des copies d’étudiants de certificat de qualification professionnelle (CQP) Technicien expert après-vente véhicules utilitaires et industriels (TEAVVUI).

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