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La FNAA parfait sa représentativité en intégrant le GNESA

La Fédération nationale de l’artisanat automobile (FNAA) vient de signer une convention de partenariat avec le Groupement national des entreprises spécialisées de l’automobile (GNESA), améliorant ainsi sa représentativité au regard des exigences légales de 2017 et diffusant ainsi au sein de ses différentes branches métier le savoir-faire et les compétences des nombreux électriciens spécialisés dans l’automobile qui composent depuis toujours le GNESA.

Polo FNAA Lazard GNESA

Gérard Polo, président de la FNAA, et Guy Lazard, président du GNESA.

Que la FNAA n’ait rien à craindre en termes de représentativité était déjà connu. Elle le dit depuis deux ans déjà et le fait d’avoir accueilli les auto-écoles de l’Unic et le SNISA de la Feda en 2015 l’avait confirmé. Même sans la convention de partenariat signée le 19 mai dernier avec le Groupement national des entreprises spécialisées de l’automobile (GNESA), la Fédération nationale de l’artisanat automobile savait déjà qu’elle répondrait aux critères de représentativité exigés pour 2017 par la loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale. Qu’il s’agisse de rassembler 8% des entreprises syndiquées de la branche des services de l’automobile ou de regrouper 8% de ses salariés. Logistiquement parlant, en tout cas, rassembler la FNAA et le GNESA n’a pas été des plus compliqués : ils partagent les mêmes locaux depuis 2005 ! «La question de la représentativité a donc été, pour nous, un événement déclencheur et bénéfique», se félicitent conjointement Gérard Polo et Guy Lazard.

Mais malgré les certitudes évoquées ci-dessus, la démarche des deux organisations professionnelles à la lumière de ce rapprochement tient en un mot : renforcement. Renforcement des moyens, renforcement des compétences, renforcement des solutions apportées aux adhérents… Bref, selon Aliou Sow, secrétaire général de la FNAA, «ce partenariat n’est pas une addition de chiffres entre nos adhérents et ceux du GNESA mais la concrétisation d’un projet commun, le partage d’une vision prospective à apporter à nos métiers». En somme, faire face ensemble aux évolutions qui se dessinent déjà dans les ateliers d’entretien et de réparation ainsi que dans les bureaux de recherche et développement des constructeurs, des grands équipementiers et des fournisseurs de solutions électroniques et digitales.

Anticiper les évolutions technologiques

En ce qui concerne ces deux derniers points, les professionnels adhérents du GNESA auront en effet de nombreuses choses à apporter aux entreprises membres de la FNAA. Car, historiquement, les adhérents du GNESA et des entités qui l’ont précédé (FFESA, CSNESA) sont les électriciens spécialisés dans l’automobile. Et au cours des décennies, leur savoir-faire est passé de l’électrique à l’électronique et se dirige invariablement vers le digital et la maîtrise des données numériques. Le GNESA dispose de branches métier très au point sur les nouvelles technologies et les outils de diagnostic.

«Notre branche poids lourd agit dans le domaine des chronotachygraphes depuis 1985, souligne Guy Lazard, président du GNESA. Cette branche n’existait pas de façon structurée à la FNAA ; notre branche VP est complémentaire de la branche VP de la FNAA et nous disposons d’une branche GPL & nouvelles technologies dont le savoir-faire est transversal à toutes les branches de la FNAA», ajoute-t-il. C’est pourquoi, comme le précise Gérard Polo, président de la FNAA, les activités du GNESA –lequel reste un syndicat indépendant en dépit de cette convention de partenariat– ne donneront pas lieu à de nouvelles branches métier au sein de la FNAA mais «leurs compétences viendront se diffuser dans chacune de celles qui existent déjà».

Ce sera aussi le cas dans le domaine des formations. Les modules imaginés par le GNESA dans ses domaines de compétences spécifiques complèteront harmonieusement celles que la FNAA propose dans le cadre de son CFPA.

Lesdites compétences sont, en effet, très nombreuses et le GNESA est en avance sur des problématiques cruciales comme la connectique, l’électronique embarquée, la mise au point moteur et, bientôt, le Big Data via les véhicules connectés et autonomes. De plus, l’écrasante majorité des adhérents du GNESA disposant des habilitations pour travailler sur les véhicules hybrides et électriques, le partage des compétences entre les deux fédérations professionnelles devrait faciliter la mise à niveau des adhérents de l’un comme de l’autre dans les domaines qu’ils maîtrisent moins.

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