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Equip Auto 2013 – Le succès d’une année «réparateurs»… réparatrice!

Oui, il y avait longtemps que les allées d’Equip Auto n’avaient pas raisonné d’échos si positifs. Ils ont effacé presque toutes ces critiques qui plombaient rituellement chaque fin de Salon : trop loin, trop cher, trop vide, trop français… Pas assez tout. A se demander, chaque fois, si l’Equip Auto suivant aurait bien lieu.

Le bon format
En ce dimanche de clôture pourtant, le ton avait changé. Les seules critiques généralement partagées se voulaient surtout constructives : la prochaine fois, ouvrir à 9 heures plutôt que 10 heures ; la prochaine fois, fermer à 18 heures plutôt qu’à 19 ; la prochaine fois , éviter d’imposer des nocturnes un soir de début de week-end.

«La prochaine fois»… Il y avait bien longtemps qu’une fin d’Equip Auto ne s’était pas aussi naturellement et unanimement projetée vers le début de l’édition suivante. Que s’est-il donc passé ? En fait, Equip Auto a trouvé son bon format. Ni plus ni moins.

En taille d’abord. Après avoir dévissé en 2009, puis s’être roulé en boule en 2011 au creux de deux misérables halls, le voilà réinvestissant 4 de ses 5 halls historiques. Mais c’est son nouveau format «culturel» qui est le plus rassurant. Les équipementiers fabricants de pièces, les plus dubitatifs habituellement, ont su évoluer au fil des réflexions menées depuis l’édition 2011 par la Fiev, ses adhérents équipementiers et les organisateurs. Lassé et inquiet de ne pas faire sortir Equip Auto du cercle vicieux qui le menaçait chaque édition un peu plus, tout ce beau monde a réfléchi, posé le problème sur la table et visiblement, utilement repensé le concept de notre seul Salon national de la pièce et de ses services.

Tendance «sportswear»
Et le changement est spectaculaire. C’en est –presque– fini de ces stands «Corporate» prétentieux et fermés, où cravates et costumes de rigueur dispersaient les manants-réparateurs pour mieux favoriser les conversations feutrées avec les grands comtes – pardon, les grands comptes. L’époque où l’aristocratie des fournisseurs se devait d’afficher un stand élitiste digne de leur 1er rang semble presque révolue grâce à une nette évolution, presque une révolution, des mœurs d’un Salon qui n’avait guère changé en 21 éditions.

Cette révolution-là n’a pas été faite par des «Sans Culotte»… mais presque : elle s’est incarnée dans des «Sans Costume». Car la tendance automne-hiver 2013 d’Equip Auto était nettement sportswear : cols ouverts, pantalon sport et ce, du P-dg le plus stratosphérique au technicien le plus terrien. Et cette mode-là a favorisé le plus beau des défilés pros : celui des réparateurs. On les a vu investir comme jamais les stands des équipementiers, s’arrêtant devant les nouvelles technologies, écoutant les explications techniques et assistant à des démonstrations.

L’école allemande
Un tel renversement n’a évidemment pas qu’une seule explication ; c’est aussi le fruit d’une infinité de petits réglages et d’adaptations que les organisateurs ont su trouver et déployer. Mais l’une d’entre elles était clairement visible : les stands des équipementiers ont su, cette année, s’approprier et généraliser les codes relationnels des fabricants de matériels de garage. Et ceux de «l’école allemande».

Car c’est vrai qu’en matière de convivialité, nos voisins germains savent y faire. A ce titre, le stand Schaeffler et sa «live Academy», ont été vus par beaucoup comme l’exemple le plus abouti du changement : plus de 2 500 réparateurs ont trouvé le temps d’assister à des formations ; beaucoup ont tenté leur chance au concours de dextérité en changement d’embrayage.

Hella, autre Allemand, a aussi fait sa mue en troquant ses habituels 300 m2, façon «vitrine à bijoux technologiques», contre un format plus ramassé, ouvert, explicatif, démonstratif. Résultat : presque 100 outils de diag vendus ! Et on oublierait presque Bosch, qui depuis très longtemps sait allier bateleurs-bonimenteurs et espaces technologiques pour mieux capter l’attention. Son attraction façon «Roue de la Fortune» a souvent provoqué une queue qui gênait l’entrée principale du Hall 5…

Le sens de la fête, enfin…
Mais les Allemands ne sont pas les seuls, loin de là, à avoir compris qu’Equip Auto devait devenir «technologico-festif», au risque sinon de ne rien devenir du tout. Tous n’ont peut-être pas été jusqu’aux sympathiques excès d’un Fog décidé à prouver jusqu’à l’épuisement qu’il était toujours vivant (un mini-golf pour les enfants, une onglerie pour les dames et, le soir venu, un DJ pour enflammer et assourdir le Hall 5…). Tous n’ont pas pu suivre le record absolu du Salon établi par la FNAA qui, à contre-crise et forte de ses partenaires (3M, Bendix, Centarauto, CFPA, Faab-Fabricauto, Fog, Gates, Hazet, Hella, Mann Filter, NTN-SNR, Philips, Snap-On et Valeo), a organisé un concours baptisé «Gagnez un Garage» doté de 77 000 € de prix en matériels, pièces, services et formations.

Tous ne peuvent pas non plus avoir la dynamique attractivité d’un Autodistribution et de ses réseaux en plein renouveau, dopés par quelque 70 personnes venues de toutes les régions de France pour animer le stand. Tous enfin ne peuvent pas avoir, l’offre, les nouveautés et la force commerciale de puissantes machines comme Facom ou Bosch pour réaliser les 2, 3 voire 4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 5 jours de Salon.

Mais si tous n’ont pas les moyens de réussir quoi qu’il se passe, peu d’exposants 2013 en tout cas semblaient prompts, en ce dimanche 20 octobre, à vouer Equip Auto aux Gémonies. Un autre exemple ? Les visiteurs des équipementiers absents de cette édition étaient, cette année, moins nombreux et moins enclins à se féliciter d’avoir «shunté» Equip Auto…

L’année «réparateurs»
Peut-être aussi les réparateurs ont-ils pu mieux circuler dans ces 4 halls plus ramassés ; sans doute ont-ils été mieux «brassés» par une intelligente mixité géographique entre équipementiers et fabricants de matériels. En ces temps de frémissements de reprise, les réparateurs étaient peut-être aussi un peu plus nombreux à venir à Villepinte en vue d’investissements préparatoires au rebond.

Nous le verrons dans les chiffres officiels qui seront publiés dans les jours qui viennent, même s’ils ne dépasseront pas globalement les 100 000 visites au vu des premières estimations. Mais en l’absence d’éléments quantitatifs précis, une évidence qualitative s’impose : les réparateurs ont de toute façon moins boudé les stands des fabricants de pièces. Et c’est heureux : les équipementiers ont besoin des réparateurs. Et vice versa. Et c’est en cela que la légitimité d’Equip Auto se ressource profondément.

Oui, cette année 2013 était celle des réparateurs. Elle était aussi réparatrice pour l’image et surtout pour l’avenir d’Equip Auto.

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