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Observatoire Cetelem de l’Automobile : l’automobile dans 10 ans, l’automobile autrement

En partenariat avec l’institut de sondage TNS Sofres et le cabinet Bipe, l’Observatoire Cetelem de l’Automobile a, pour son édition 2014 (la trentième !), réuni un vaste panel d’Européens sondés (4 800 personnes) entre le 2 et le 11 septembre derniers dans huit pays : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Portugal, Royaume-Uni et Turquie.
Premier constat : la perception de l’automobile change, quel que soit le pays considéré. Autrefois synonyme de réussite et d’ascension sociale, la voiture est aujourd’hui davantage associée à la notion de liberté pour 52% des européens (et 57% des réponses en France) de même qu’elle signifie également gain de temps pour 49% d’entre eux. Dans dix ans, cette place devrait encore bouger puisque pour 37% d’entre eux l’automobile ne devrait alors plus être perçue « que » comme un moyen de transport comme un autre. Un moyen de transport banalisé donc, mais qui devrait donc conserver la place (prédominante) qu’elle occupe actuellement pour le transport de personnes. 74% pensent en effet qu’elle occupera une place au moins aussi importante qu’aujourd’hui… Autre chiffre éloquent : 90% des Français du panel n’envisagent pas de vie sans voiture.

Une perception du produit qui évolue…
En fait, dans dix ans, la voiture sera « consommée » autrement. La pression médiatique soulignant jour après jour l’automobile comme principal facteur de pollution a fait son chemin et, bien qu’elle n’ait jamais été aussi propre (42% du panel sondé avoue d’ailleurs que les constructeurs ont fait d’énormes efforts ces 10 dernières années pour abaisser les émissions polluantes de leurs modèles), reste qu’elle est aujourd’hui considérée comme LA cause principale de pollution pour 60% des répondants. Ils n’étaient « que » 49% en 2009. Curieusement donc, moins la voiture pollue, plus elle est pointée du doigt. Aussi n’est-il pas étonnant de voir que les intentions d’achats pour le futur se portent de plus en plus vers les véhicules propres. Et notamment les modèles hybrides, une technologie qui attire pas moins de 25% des Européens (et 28% pour les sondés français). Les véhicules électriques apparaissent –en tout cas pour l’heure– trop chers ; c’est sûrement pour cette raison qu’ils ne représentent que 7% des intentions d’achats à l’avenir ! Et le Diesel si décrié ces derniers mois (les désormais fameuses particules fines…), a perdu des points : seuls 13% des personnes interrogées déclarent que leur prochain véhicule disposera d’une motorisation Diesel ; ils étaient 19% en 2009…
Surtout, 25% des Européens sondés estiment en effet que l’automobile sera un produit partagé à plusieurs, tandis que 24% avancent l’idée qu’elle sera utilisée comme un simple service, et dont on ne paiera plus que l’usage… «On voit bien ici que la notion de propriété est en recul», déclare ainsi Flavien Neuville, responsable de l’Observatoire Cetelem de l’Automobile.

…et qui impacte l’après-vente
Autre point important : cette étude intervient dans un climat économique pour le moins difficile. En effet, «jamais dans les résultats de l’Observatoire, le taux de ménages acheteurs ne s’est avéré aussi faible», relève Flavien Neuville. En France, entre 2009 (année de la prime à la casse) et 2013, le marché VN a baissé de plus de 20%… Et le taux de chômage élevé en Europe, principal vecteur quant à l’indice de moral des ménages, joue en défaveur de l’achat d’un VN, d’ailleurs jugé de plus en plus cher par les européens.
A la conjoncture économique actuelle s’ajoute également le changement de mentalité évoqué plus haut, ce qui n’est pas sans conséquence sur le marché de l’entretien-réparation. Ici en effet, pas d’exception culturelle française : la majorité des européens sondés estime que l’automobile est avant tout un poste qui leur coûte cher. De plus en plus cher ! Et ce qu’il s’agisse de l’achat du véhicule à proprement parler comme de son entretien… Aussi, à la question de savoir s’ils n’envisagent pas de modifier leur comportement dans ce domaine, des tendances –qui ne sont certes pas nouvelles en soi- semblent toutefois s’amplifier.
93% des Européens sondés déclarent ainsi que la consommation de carburant sera un critère de choix dans l’achat de leur prochain véhicule (et 95% pour les Français interrogés). Dans les dix ans à venir, pas moins de 59% des personnes interrogées annoncent par ailleurs qu’elles utiliseront internet pour l’achat de pièces détachées. Cette intention touche 62% des Français composant le panel. D’ailleurs,16% de ceux-là déclarent le faire déjà, ce qui est la proportion la plus élevée parmi les pays sondés (l’Allemagne et l’Italie sont 2è ex-aequo, mais à 11% « seulement ») ! Et face à la hausse du poste entretien-réparation de leur véhicule, un sondé sur deux envisage le recours au do it yourself… ou le fait déjà personnellement. A noter : 13% des sondés français déclarent le faire déjà tandis que la moyenne européenne n’est que de 7%.
Toutefois, si les consommateurs entendent reprendre la main sur les dépenses d’entretien-réparation de leur véhicule, ils sont aussi –et surtout– demandeurs de formules « sans souci », à même de les décharger de cette contrainte. Ainsi, les ¾ en moyenne du panel déclarent avoir potentiellement recours à des packs « services d’entretien tout compris » dans les dix ans à venir ; ils ne sont que 4% à y avoir d’ores et déjà recours…
Et sur ce dernier point, les professionnels de l’entretien-réparation ont tout intérêt à se positionner au plus tôt pour fidéliser leur clientèle.

 

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