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L’AGRA croit au « 3ème groupement »

Outre l’ouverture de sa puissante plateforme de Meyzieu en 2012 et son rapprochement avec la société de plateformes régionales Sirius en 2013, l’AGRA revigore actuellement son réseau de garages Proximeca et souhaite, avec ses partenaires Flauraud et Temot France, renforcer le pouvoir de négociation d’Autolia auprès des fournisseurs et former ainsi le «3ème groupement national».

Michel Mazières, P-dg de l'AGRA, et André Brutinel, DG de l'AGRA et Président d'Autolia

Michel Mazières, P-dg de l’AGRA, et André Brutinel, DG de l’AGRA et Président d’Autolia

Y a-t-il de la place pour trois groupements de distribution puissants sur le territoire français aux côtés de l’Autodistribution et de Groupauto/Precisium ? Pour l’AGRA, « le groupement à taille humaine » comme il aime à se désigner, la réponse est oui. Oui, mais pas tout seul. A travers Autolia Group (actionnaire de Temot International), AGRA, Temot France et le groupe Flauraud détiennent ainsi un pouvoir de négociation très important auprès des fournisseurs.

Un pouvoir qu’André Brutinel, président d’Autolia et directeur général de l’AGRA, entend bien voir s’affirmer. Les nouvelles plateformes développées par l’AGRA à Meyzieu (69) et Flauraud à Clermont-Ferrand (43) ces deux dernières années, témoignent déjà, par leur simple existence, d’une volonté de se doter d’une force de distribution bien plus importante. Avec respectivement 18 000 et 16 000 m² de surface de stockage, ces deux sites, bien que proches l’un de l’autre, s’inscrivent bel et bien dans une stratégie commune.

Etendre sa toile
« Nous n’avons pas encore le bilan 2013 précis, mais l’AGRA a réalisé une excellente année 2013, avec un chiffre d’affaires en progression de 30% », souligne A. Brutinel. Plus (beaucoup plus !) de références, c’est aussi plus d’achats. Son rapprochement avec Sirius, qui offre désormais à l’AGRA une meilleure couverture nationale, n’est pas non plus étranger à l’augmentation du CA. Les deux seuls secteurs non couverts par Sirius, le nord et la région parisienne, devraient être couverts en 2014. Ce dernier secteur, très concurrencé, ne fait pas peur au groupement lyonnais qui, selon son DG, « envisage peut-être une structure entièrement nouvelle » en Ile-de-France.

Une opportunité pour les fournisseurs, à en croire A. Brutinel. « La concentration du secteur est un risque pour les équipementiers, affirme-t-il. Donc ils sont heureux de pouvoir compter sur de grosses plateformes comme celle de Meyzieu : une telle surface est rare et notre capacité logistique les séduit. » En ce sens, l’AGRA a su faire les bons choix. « Lorsque Péchel Industries est entré au capital de Starexcel, ancien membre fondateur d’Autolia Group, en 2009, nous avons compris que c’était pour mieux s’en séparer ensuite, rappelle A. Brutinel. Nous avons alors eu la bonne idée de préparer l’investissement dans un nouveau site. » Et ce qui devait avoir lieu arriva, Starexcel, devenu Precisium, sorti d’Autolia, lâché par Péchel, a fini absorbé par Alliance Industries-Groupauto.

La nature n’aime pas le vide…
Certes, Autolia n’a pas encore récupéré le CA qui était le sien à l’époque où Starexcel en faisait partie, selon A. Brutinel, mais celui-ci se félicite aujourd’hui de « n’être plus caché par notre ancien partenaire ». « Les fournisseurs sont contraints de garder plusieurs partenaires de distribution, ajoute-t-il. Donc nous avons renégocié, à de meilleures conditions, car la taille d’un chiffre d’affaires ne fait pas la fidélité : un fournisseur raisonne aussi en fonction du nombre de références qu’il peut vendre et du nombre de distributeurs qu’il peut toucher. »

D’autant que la tendance, chez les équipementiers, est plutôt à la délégation du stock auprès des groupements, qui se trouvent ainsi totalement responsables de l’approvisionnement. Et les distributeurs ne sauraient se contenter d’un choix entre un ou deux groupements pour s’approvisionner ; il y en aura fatalement quelques uns –et surement plusieurs dizaines– pour accorder leur confiance à un « 3ème groupement ». « Il nous faut un distributeur par département et par réseau », soutient A. Brutinel. Et l’AGRA se veut mesurée en termes d’adhésion. « Nous n’imposons pas de droit d’entrée, ajoute-t-il. Le contrat de deux ans stipule essentiellement de réaliser 50% du chiffre d’affaires à travers la plateforme de référencement AGRA. »

S’appuyer sur un réseau en propre
Si les distributeurs de l’AGRA, indépendants, n’arborent pas le panneau du groupement, ils n’en sont pas moins les têtes de pont du déploiement de son réseau de réparation, Proximeca. Un réseau qui, s’il reste le plus petit des trois réseaux de garages d’Autolia derrière Autofit (Temot France) et Club Auto Conseil (Flauraud), est en plein développement. 32 garages ont rejoint l’enseigne depuis le 1er mars 2013, portant à 80 le nombre de sites Proximeca. Certains secteurs, comme la Loire-Atlantique et la Vendée, ont accueilli pas moins de 11 nouveaux adhérents grâce au travail du distributeur Radiateur Automobile Rezéen.

« Avoir un réseau de garages est nécessaire pour bien couvrir le pays et assurer les approvisionnements, affirme A. Brutinel. Et il nous faudra développer des accords-cadres avec les loueurs, les flottes… » L’ambition de l’AGRA ? « Atteindre les 500 réparateurs », confie A. Brutinel. Un chiffre minimum pour concurrencer AD, Top Garage et Precisium Garage, mais que le groupement se donne le temps d’atteindre, lentement mais sûrement.

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