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Equip Auto 2017 – Table ronde « rentabilité » PPG : la formation s’invite dans le débat

Si de gros progrès restent à faire pour tirer profit du poste peinture dans les carrosseries, une table ronde organisée sur le salon par le fabricant PPG a révélé que le principal point noir des ateliers de carrosserie semble être la formation initiale d’un métier aujourd’hui dévalorisé…

Comment rentabiliser le poste peinture ? Particulièrement offensif dans ce domaine pour apporter son soutien aux professionnels de la réparation, PPG a organisé sur le salon Equip Auto une table ronde sur le thème de «l’amélioration de la profitabilité des carrossiers dans les réseaux constructeurs». Globalement, il ressort que cette activité bouge énormément, avec la création de carrosseries blanches permettant de faire des économies d’échelle, mais aussi avec l’arrivée de nouveaux acteurs sur la carrosserie indépendante qui se positionnent comme concurrents directs et des opérateurs du type MSO (Multi-Shop-Opérateurs). Ces derniers, venant des E.U., s’avèrent de grosses structures capables de traiter 6 à 8 000 véhicules/an…

Et concernant l’activité peinture, plusieurs audits dans des ateliers révèlent des failles à plusieurs niveaux : la facturation des produits, leurs coûts (achats et ventes), leur gestion, la formation des peintres ou encore le manque de personnel qualifié… Au point qu’au sein d’un même groupe de 40 voire 50 concessions les écarts de facturation varient de 1 à 1,5 !

Formation : un point-clé

Très vite, le débat s’est orienté autour d’un point bloquant pour la profession: le manque de personnel. Francis Bartholomé, président du CNPA a ainsi souligné que certaines entreprises ne peuvent pas entreprendre et investir pour se développer, faute de technicien qualifié. «Si nous enregistrons cette année une hausse de 20% de jeunes en formation dans les CFA, nous ne devons pas nous en satisfaire, a-t-il précisé. Il nous faut revoir notre système de formation et devons prendre les dispositions pour cela ! A priori, un des problèmes majeurs est un manque de communication, à tous les niveaux : entre les parents des jeunes, les organismes de formation et les professionnels. Diverses réflexions sont en cours pour regrouper tout le monde et échanger sur le sujet.»

Un avis partagé par Christian Langlois, directeur après-vente du groupe Saga Automobiles (Mercedes-Benz), qui a reconnu «qu’il est pratiquement impossible aujourd’hui d’ouvrir des relations constructives avec les centres de formations. Je le constate dans mes différentes visites dans les écoles où j’anime des soirées : pour nous, professionnels de l’automobile, nous sommes victimes de préjugés dévalorisant notre métier de carrossier». Un climat qui, in fine, génère une situation complètement absurde entre des entreprises qui rencontrent des problèmes pour embaucher des jeunes techniciens et des parents qui ne comprennent pas pourquoi ils ne trouvent pas d’entreprises pour les faire travailler…

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