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Stars de l’après-vente – Presta Carrosserie (61) : embauche sans handicap

S’il a fallu aménager les horaires de Nicolas Lemaître lors de son embauche, le jeune carrossier, qui travaille en fauteuil roulant chez Presta Carrosserie, n’a pas eu besoin d’un gros aménagement de son poste de travail. Car en dépit de sa paraplégie, celui-ci garde tout son savoir-faire et peut à peu près tout effectuer à l’atelier.

Presta Carrosserie

Certes, Presta Carrosserie, établie à Lonrai dans l’Orne, et son patron, Cédric Beauvais, ont récemment reçu le Prix de l’exemplarité de la région Basse-Normandie. Certes, l’embauche de Nicolas Lemaître, carrossier et paraplégique depuis 2006, mérite sans aucun doute l’attribution de ce prix. Mais c’est surtout l’adaptation de la société aux besoins du professionnel en fauteuil qui force le respect. Car l’entreprise ornaise n’a pas eu à effectuer beaucoup d’aménagements -outre l’aménagement horaire du contrat de Nicolas Lemaître, un mi-temps à 20 heures- pour permettre à celui-ci de travailler.

En effet, hormis la peinture complète du véhicule et le convoyage des voitures dans l’atelier, rien n’est impossible à ce père de deux enfants. «J’ai simplement un appareil qui me permet de pencher la voiture sur laquelle je travaille, explique Nicolas Lemaître. Sinon j’utilise exactement les mêmes outils, le même matériel de soudure, je travaille sur le marbre, je fais du débosselage, la peinture des pièces détachées, la préparation des véhicules…»

Que le patron de Presta Carrosserie soit son cousin est certes un élément qui a joué dans son embauche, mais elle n’est en rien une marque de mansuétude : Cédric Beauvais ne touche aucune aide financière pour cela et paie les mêmes charges que pour un employé valide. Il s’agit juste de solidarité bien ordonnée et tout à fait actuelle. Car Nicolas Lemaître a fait les choses dans l’ordre. «Je n’ai pas cru tout de suite pouvoir retravailler en carrosserie, explique-t-il, même si j’ai passé toute ma vie dedans. Je suis allé à CAP emploi, qui a confirmé que rien n’empêchait que je fasse un stage de carrossier chez Cédric.»

Après quatre mois de stage, la qualité de son travail l’a convaincu et il a signé un CDI en juillet dernier. Et en dépit de la fatigue qu’occasionnent inévitablement les tâches de carrosserie, Nicolas Lemaître déborde souvent du cadre des 20 heures hebdomadaires. Mais quand la passion parle, il est difficile d’aller contre. Si son histoire a été relayée dans la presse régionale, les clients de Presta Carrosserie «ne sont pas forcément surpris de voir un compagnon en fauteuil travailler sur leur véhicule», assure-t-il.

 

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