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Démonte-pneus : évolutions sans révolution

“Pas de révolution : les démonte-pneus récents ne proposent pas vraiment d’avancées technologiques marquantes”, souligne Christian Alby, directeur commercial de Snap-On Equipement France. Néanmoins, certains points trahissent la qualité de la machine et donc sa longévité. Ainsi, selon lui, «une bonne machine propose un plateau en inox plutôt qu’en acier ; elle est pourvue de bagues en téflon et non en plastique et dispose d’un «huileur» permettant de lubrifier périodiquement les joints et les vérins du système hydraulique».
Autre point parfois oublié : l’encombrement que va prendre le matériel dans l’atelier. Dans le cas d’un démonte-pneu manuel ou semi-automatique, la masse des équipements reste relativement mesurée et n’excède généralement pas les 200 kg. Pour les équipements automatiques, on parle de machines plus massives qui avoisinent la demi-tonne et exigent une organisation plus ergonomique du poste de travail afin de profiter à plein des gains de productivité potentiels.
 
Choisir en fonction de l’activité
Bien mesurer, donc, la finalité de l’équipement envisagé. On peut scinder l’offre en démonte-pneus actuellement proposée sur le marché de l’équipement de garage en trois groupes : les modèles manuels, semi-automatiques et automatiques.
· Tout en bas de la hiérarchie, évacuons les modèles manuels. Ils perdurent dans les catalogues des fabricants mais leurs possibilités se bornent aux jantes tôles et alu de petit diamètre ainsi qu’aux pneus dits classiques. Ces appareils venus d’un autre âge ne correspondent plus vraiment aux besoins des garages, même de tailles modestes ; s’ils demeurent aux catalogues, c’est notamment pour répondre aux besoins des pays émergeants où les pneus très techniques n’ont pas encore commencé leur carrière.
· Les démonte-pneus semi-automatiques constituent l’essentiel du marché. Ces derniers ont l’avantage de prendre en compte les dernières innovations technologiques (Run flat…) et permettent de travailler sans forcer physiquement sur des pneumatiques et des jantes de plus grande taille.
A ce titre, ils répondent aux ateliers qui doivent traiter tous types de besoins. La plupart sont choisis avec l’option d’un bras supplémentaire (baptisé «troisième main») plus particulièrement dédié aux jantes équipées de pneumatiques Pax, Run flat ou encore BSR (technologie Brigestone rencontrée sur un modèle de la gamme Toyota). Même si, pour le moment, très peu de véhicules (environ 1 ou 2% du parc européen) en sont équipés, la plupart des ateliers optent pour cette troisième main qui permet d’intervenir en toute sécurité sur ces pneus «spéciaux», certes rares… mais chers et donc lucratifs.
· Enfin, les versions automatiques des démonte-pneus sont des machines de haute précision particulièrement adaptés aux ateliers spécialisés. On les retrouve ainsi couramment dans les enseignes de pneumaticiens ou de spécialistes soumis à de gros volumes et soucieux d’une forte productivité de l’activité. Ces très gros faiseurs évitent, grâce aux fonctions automatiques de l’appareil, de soulever la roue pour la mettre en place. Prévus pour le traitement des pneus très difficiles, les démonte-pneus se déclinent jusque dans des versions à la limite de pouvoir prendre en charge des roues de poids lourds.
 
Des contraintes grandissantes
Enfin, il faut savoir que les démonte-pneus vieillissent moins bien qu’avant, car les contraintes actuellement subies n’ont plus rien à voir avec celles d’antan. «Avant, on traitait de temps en temps un pneu de 17 pouces», explique Laurent Mahieux, directeur commercial de Rav France ; «maintenant, cette taille est devenue monnaie courante dès la 207». Mieux : les C5 et C4 Picasso sont aujourd’hui proposées avec des jantes optionnelles de 18’’ quand une M3 «E36» de 321 ch se contentait d’une monte en 17’’…
Du coup, le matériel est plus souvent sollicité : un démonte-pneu qui durait 15 à 20 ans en travaillant principalement sur des pneus de base (155/13) s’essouffle maintenant en 5 ans. Passée cette période, monter des pneus de gros diamètre ou des Run flat devient plus difficile et plus imprécis : le cumul des jeux sur la machine peut entraîner une détérioration du pneumatique et même de la jante en aluminium, aujourd’hui présente à 90% sur les véhicules neufs…
 
Réglementation ? Non, mais…
Il n’existe pas d’obligation d’étalonnage ou de maintenance obligatoire dans le cadre des démonte-pneus. Seule l’interdiction de gonfler un pneu au delà de 3.3 bars s’impose. Reste que la maintenance des parties hydrauliques de l’appareil est indispensable pour assurer une durée de vie décente à votre matériel, alors pensez-y !
Arnaud Gauthier
 
Quel investissement ?
Si les versions d’entrée de gamme se négocient aux alentours de 1 500 euros, la facture s’alourdit rapidement quand il s’agit d’acquérir un démonte-pneu en version semi-automatique. Compter environ 2 000 à 2 500 euros pour les moins chers et aussi et surtout un doublement du prix de base souvent nécessaire pour disposer d’un matériel toutes options. Le troisième bras (ou troisième main) est aujourd’hui plus que recommandé pour pouvoir intervenir sur les pneus Pax ou Run flat pour lesquels une version manuelle serait inutile.
Pour ceux dont le remplacement de pneumatiques est une activité quotidiennement répétée, l’investissement dans un démonte-pneus de très haut de gamme s’impose. La «douloureuse» pourra alors s’envoler pour tutoyer les 12 000 euros sans option : petits volumes s’abstenir…
Pour un garagiste désireux d’intervenir sur les derniers pneumatiques commercialisés, le choix le plus judicieux sera donc celui d’une machine semi-automatique qui constitue le meilleur rapport prix/performance.
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2 Commentaires concernant “Démonte-pneus : évolutions sans révolution”

  1. bonjour,
    je veux acheter un démonte pneu,le quelle choisir un démonte pneu pneumatique ou hydraulique automatique ou semi automatique.
    erci

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