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Libre choix / note de la Matmut (suite): les assurés du côté des réparateurs et experts

la Ligue Des Droits de l’Assuré (LDDA), une association défendant les intérêts des consommateurs face aux assureurs, nous a fait parvenir sa «Lettre ouverte au monde de l’assurance». Inspirée en cela par notre récente révélation de la note Matmut/AMF, l’association prend position pour défendre le « libre choix » avec une analyse qui ne déplaira pas aux carrossiers et aux experts…

lettre ouverte ldda
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La réaction de la LDDA

Voilà une nouvelle réaction à la note de la Matmut après celles issues du monde de la réparation (pour les retrouver, cliquez ici). Certes, la position de la LDDA ne traduit pas nécessairement la position de tous les consommateurs. Mais elle prouve au moins qu’il est possible pour des assurés de s’affranchir de la seule attente pécuniaire sur laquelle surfe la stratégie du moindre coût prônée par les assureurs : payer le moins cher possible sa prime d’assurance coûte que coûte.

Car l’analyse que fait la Ligue Des Droits de l’Assuré est pro-libre choix et solidement biberonnée aux problématiques complexes de la réparation-collision. Dans sa lettre ouverte (téléchargeable ci-dessus), Jean-Louis Legros, le président de l’association, fait une analyse qui ne déplaira pas aux carrossiers et aux experts qui disent souffrir de la pression des assureurs. Dans la note de la Matmut, il voit la volonté de «diviser pour régner» sur les réparateurs grâce à «un système de « moyenne arithmétique » bloquant automatiquement la liberté des prix et le jeu de la libre concurrence garantie par le Législateur dans le cadre de l’application de la Loi.»

Il y voit aussi la volonté «de dresser des professions les unes contre les autres : l’expert en automobile, profession libérale, garant du travail du réparateur contre les réparateurs agréés par la ou les compagnies d’assurances dont ils dépendent conjointement, et vis-à-vis des autres réparateurs indépendants, conduisant ainsi à l’asphyxie des uns et des autres.»

Il dénonce également le fait que «l’assuré-consommateur (…) est pris en otage dans le cadre d’un chantage odieux, que nous, La Ligue Des Droits de l’Assuré, nous nous devons de combattre. Cela commence par la sauvegarde du droit instauré par la Loi qui ne peut être confisqué par l’Assureur à son unique profit, un profit purement financier qui devient scandaleux au cours des années».

Enfin, il souligne le risque qui apparaît à force de réduire le coût de la réparation jusqu’à la limite de rupture : «La mise en jeu de la sécurité de l’usager automobiliste, car l’expert et le réparateur menacés de disparaître peuvent prendre le risque de bâcler la réparation pour survivre.»

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4 Commentaires concernant “Libre choix / note de la Matmut (suite): les assurés du côté des réparateurs et experts”

  1. Bonjour à tous,

    la LDDA joue pleinement son rôle en soulignant les dérives constatées dans notre métier de réparateur et exprime ses craintes quant à la capacité à garantir à l’automobiliste une réparation de qualité dans de telles conditions. Et ils ne savent pas tout sur notre beau métier.

    Leur réaction est très intéressante et démontre leur volonté de préserver l’intérêt de l’automobiliste en pointant les pratiques inacceptables des assureurs qui s’offrent même le luxe d’inventer de nouvelles missions à une profession d’expert qui, dans la grande majorité, a perdu son âme. Le courrier de l’ANEA en dit long…Un peu de courage Messieurs.

    Les réparateurs, quand à eux, expriment leur écœurement et réagissent. Les syndicats de réparateurs structurent leurs actions et la LDDA, tout comme l’ensemble des acteurs défendant les intérêts des automobilistes, seront sans nul doute tenus informés.

    Bravo une fois de plus à Après-Vente Auto pour la qualité des sujets traités qui dérangent quelque peu la tranquillité des seigneurs de ce monde.

    [b][i]NdlR: Merci beaucoup! Transmis à la rédaction [/b][/i]

  2. A propos du L.326-1, cela rejoint ce que je crie haut et fort depuis longtemps concernant LA solution pour régler le « problème » du lien entre assureur et expert…

    Afin de cesser toute pression entre ces deux tiers, la solution serait que c’est à l’assuré victime d’un accident de missionner l’expert de son choix pour l’expertise de son véhicule, les honoraires étant réglés par l’assureur.

    Comme cela, plus de pression possible des assureurs sur les experts via les statistiques, une totale indépendance technique et financière de l’expert, plus de pression via les agréments pour les réparateurs…

  3. Bravo à la LDDA pour cette courageuse réaction qui n’est que la réalité de ce qui se passe vraiment.

    La seule solution pour résoudre ce conflit est de redonner le choix de l’expert à l’assuré qui décidera de mandater celui de son choix comme le prévoit l’article 326-1.

    Ce n’est qu’à ce moment la que l’équilibre pourra revenir car l’assureur ne pourra plus diriger les choses à son seul avantage.

    Attendons de voir la suite.

    Merci en tout cas à la LDDA pour son courage.
    Salutations
    David

  4. La LDDA devrait très justement faire la lumière sur le 326-1 du Code de la Route.

    L’expert devant avoir reçu mandat écrit du propriétaire du véhicule ou du détenteur de la carte grise.

    D’un point de vue pratique, ça bloque toute réparation dont l’expert est mandaté par l’assureur.

    [b][i]Il faut savoir ce que l’on veut. Quant on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire[/i] (Georges Clémenceau). [/b]

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