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DERNIÈRE HEURE – SNDEA: un syndicat d’experts interpelle (enfin) assureurs et pouvoirs publics!

Dans deux courriers qu’il vient de rendre publics, le SNDEA (Syndicat National Des Experts en Automobile) interpelle experts, compagnies, mutuelles et ministère des Transports (l’autorité de tutelle des experts) sur les dérives  que subit le métier de l’expertise. C’est la première fois qu’un syndicat d’experts pose aussi ouvertement le problème…

Lettre_aux_assureurslettre_aux_experts

Télécharger la lettre aux assureurs (à gauche)
Télécharger la lettre aux experts (à droite)

Ceux qui pouvaient encore douter de la réalité des inquiétudes qui traversent de façon croissante le milieu de l’expertise automobile et, par extension, des carrossiers-réparateurs, trouveront motifs à réflexion dans ces deux courriers récents du SNDEA (Syndicat National Des Experts en Automobile) et signés de son Président Jacques Cornut (cliquez sur les liens ci-dessus pour les télécharger).

Si la démarche, qui invite aussi les experts à rejoindre le SNDEA, n’est sûrement pas exempte d’une volonté de recruter des adhérents, il n’en reste pas moins que, pour la première fois, un syndicat d’experts décide d’évoquer ouvertement les questions que se posent massivement les experts indépendants.

Les problèmes ouvertement posés

Le premier de ces courriers est destiné à l’ensemble des compagnies et mutuelles, pour dénoncer leur «immixtion» dans le quotidien des missions d’expertise. «Les objectifs [des donneurs d’ordres] sont simples, le coût de sinistre doit être, non pas le plus juste, mais le plus bas», souligne notamment la missive.

Le second s’adresse à l’ensemble des experts pour leur rappeler les dérives que leur métier subit et affirmer la volonté du SNDEA de les combattre : «nous   pensons   qu’il   est   grand   temps   de   récupérer   notre indépendance  et  de  redonner  à  nos  collaborateurs  le  goût  d’exercer  notre  métier,  mais  surtout  de retrouver leur  passion,  et  d’être  mieux  considéré», souligne Jacques Cornut dès ses premières lignes.

Copies de ces courriers ont également été transmises au ministère des Transports, l’autorité de tutelle des experts automobiles en France. A suivre…

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8 Commentaires concernant “DERNIÈRE HEURE – SNDEA: un syndicat d’experts interpelle (enfin) assureurs et pouvoirs publics!”

  1. EXPERT INDEPENDANT / 19 juin 2014 á 19 h 48 min / Répondre

    Monsieur Cornut, cher Confrère,

    J’ai peur que dénoncer les états d’âmes des experts sans proposer de solution définitive, sans faire une proposition de loi complémentaire aux textes existants, ne serve à rien. Cela risque de se retourner contre vous car, pour avoir travaillé personnellement dans une grande organisation, vos adversaires trouveront toujours quelqu’un pour témoigner de votre faiblesse de caractère ou de votre mauvaise organisation et de mettre les moyens pour le prouver sur votre secteur d’activité.

    En effet, il faut une loi complémentaire et une organisation différente pour:
    -Faire interdire le choix des experts en automobile par les assureurs,
    -Faire respecter la liberté légale des prix par les assureurs, tout en établissant des règles pour éviter l’emballement des tarifs comme expliqué ci-après,
    -Interdire l’exercice « d’expert en automobile conseil d’assurance » et d’expert en automobile, même sous la forme de GIE d’assureur ou tout autre moyen déguisé. L’expert conseil doit être uniquement un salarié d’assurance. (A défaut d’avoir des experts conseils les procédures de contre expertises existent)
    -Engager les procès contre tous les cabinets d’experts non indépendants, (sarl ou plateforme d’assurance, ou exerçant en parallèle de leur(s) cabinet(s) des fonctions d’experts conseils, etc…). (La fermeture de ces pseudos cabinets d’expert en automobile devrait permettre la création de multiples cabinets indépendants).
    -Exclure des commissions disciplinaires d’experts près du ministères tout syndicat d’expert constitué pour l’un d’entre eux d’une majorité d’experts dépendants d’un cabinet sous forme de SARL d’assurance. les représentants d’assurance, de consommateurs ( comme les conseils de l’ordre des médecins, d’avocats, notaires etc…)
    -Créer des commission régionales de contrôles indépendantes, constitués d’expert régionaux élus annuellement par leurs pairs (hors « expert conseils » au parti pris évident) chargée de:
    -veiller à ce que les les missions d’expertise d’assurance soient proposées aléatoirement de façon égales entre cabinets réellement indépendants inscrit sur une liste taxée sur honoraires de 1 ou 2% pour assurer son fonctionnement et celui d’une commission (Fini les gros cabinets d’expertise prêts à subir tout sacrifices net toutes formes d’humiliations, pour étouffer la concurrence),
    une fois par an déterminer les tarifs moyens d’expertise au forfait et au détail (hors procédures judiciaires où ils sont déterminés par le juge) praticables près les assureurs,
    -effectuer tous les mois un ou deux contrôles d’expertises aléatoires de façon égalitaire dans chaque cabinet,
    -trancher sur les litiges de tarifications avec possibilité de sanction, pouvant être sollicité contre paiement, à la demande des sociétés d’assurances qui se soumettront à décision collégiale prise dans ce cas,
    -trancher sur les litiges d’expertise avec possibilité de sanction, pouvant être sollicité à la demande des réparateurs qui se soumettront à décision collégiale prise dans ce cas, contre paiement au prorata des rectifications entre expert mis en cause et réparateur.
    -Traquer toute forme de pseudo utilisateur du terme « expert » travaillant dans un secteur touchant à toute forme d’activité dans le milieu de l’automobile, et plus précisément concernant tout véhicule terrestre à moteur, sans avoir de droit d’exercer le métier d' »expert en automobile » au sens de la loi, de façon à éviter la dévalorisation du titre et la tromperie des utilisateurs:
    commerçants pièces automobiles ou véhicules terrestre à moteur, réparateurs, experts judiciaires non experts en automobile dont le titre ne concerne que le dossier pour lequel ils sont désignés, surtout quand ils utilisent leur titre pour intervenir ou faire pression dans des procédures même amiables ou pour établir des valeurs de véhicules, experts « véhicule collection », « matériels travaux publiques » etc… non expert en automobile, vendeurs de pièces, etc.
    -Rappeler à tous les experts en automobiles qu’ils doivent dans les meilleurs délais (max 15j) donner copie de leur rapport même à la partie adverse ainsi que toute pièce qui concerne le dossier
    -Imposer l’évaluation des véhicules par les « expert en automobile » pour toute procédure administrative: successions, divorces, saisies, liquidations judiciaires etc… En effet ce rôle est donné à des non professionnels, qui ne sont pas habilités à établir la dangerosité d’un véhicule, les différences sur deux produits identiques et les valeurs réelles de marchés.
    -Permettre à toute organisation syndicale d’expert en automobile constituée d’au moins 30 experts d’être représentés près du ministère du transport.
    Dans la mesure où de telles actions seraient entreprises, je comprendrai l’utilité d’un syndicat d’expert.

    votre démarche semble donner un départ…

  2. D’une autre époque !

    J’ai lu avec intérêt les propos de ces deux courriers. Je me suis longuement interrogé sur l’utilité de réagir mais j’ai ressenti le besoin profond de vous faire partager mon indignation face aux comportements de certains de mes confrères.

    La rédaction de ces correspondances est pour moi ringarde et surtout très poujadiste.

    Il est vrai que des experts enracinés dans le passé peuvent être séduits. Mais si j’étais assureur, je peux vous garantir que je mettrais tout en œuvre pour prouver à ce regroupement marginal d’Experts désabusés que je peux parfaitement me passer de leurs services. Je ne missionnerai finalement les experts que dans les cas vraiment problématiques pouvant nécessiter, par exemple, une procédure VGE… Les temps ont changé comme il est dit dans les courriers…

    Le dialogue constructif mené par l’ANEA avec les assureurs va dans un sens intéressant puisqu’il tend à démontrer la vraie force de la profession et sa capacité à évoluer sans remettre en cause les fondements de notre métier.

    Le discours de la SNDEA (et soi-disant syndicat… avec seulement une petite centaine d’adhérents?) ne fera qu’enfoncer la profession… Il défend une façon de penser d’avant…passéiste et ringarde.

    Concernant les relations avec la DSCR dont il est question dans cette missive, il me paraît inacceptable que la SNDEA utilise et manipule l’image des pouvoirs public à son avantage.
    A mon sens, cela nécessiterait une réaction officielle de la part de la DSCR puisque la forme et le contenu des courriers laissent à penser que le ministère est en faveur de la seule action «marginale» de cette soi-disant organisation professionnelle, mettant en porte à faux les autres organisations.

    Pour ma part et en conclusion, j’ai toute confiance en l’action positive et constructive des forces syndicales réellement représentatives de notre profession. L’ANEA et le BCA au travers de la CFEA sont à ce jour pour moi seules légitimes en la matière.

    Une question reste en suspens….qui sont les mandants de «ces révoltés» de la SNDEA? Et comment les membres de la SNDEA se comportent-ils réellement dans leur quotidien d’experts? Il est très facile d’être donneur de leçon… Encore faut-il s’imposer à soi-même ses propres préceptes!

  3. Waouaw… Le SNDEA communique et se fait mousser pour avoir enfoncé des portes ouvertes! C’est facile d’envoyer des courriers à la terre entière uniquement pour faire croire à une pseudo-action et tenter de collecter quelques cotisations de plus.
    Bien sur l’ANEA ne communique pas assez « ouvertement » mais l’intelligence d’une action est-elle subordonnée à des coups d’éclats qui ont l’effet d’un feu de paille??
    J’ai aussi des réserves sur l’efficacité de l’action de l’ANEA. Il ne faut jamais oublier qu’une discussion se fait à 2; et sans la participation active d’une des parties, elle est impossible.
    Je ne sais pas quand l’ANEA discute avec les assureurs et ce qu’ils se disent. Mais je sais, après 10 ans d’expérience, que les assureurs ont depuis longtemps oublié ce que les experts sont capables de leur apporter comme services. C’est sur ce point qu’il faut mettre l’accent.
    Si les assureurs accordent de l’importance au courrier du SNDEA, ce serait faire aveu de culpabilité et ce n’est pas dans leurs habitudes, je crois.

    Jean Sébastien

    • Bonjour Jean Sébastien

      Il faut quand même reconnaître que le SNDEA fait le boulot de l’ANEA car il est intolérable de voir une chambre syndicale soi-disant représentative des experts se laisser manipuler et écraser par des financier assureur qui ne regarde que les bénéfices.
      Le SNDEA a au moins le privilège de jeter un pavé dans la mare pour tenter de faire avancer les choses et ça c’est très louable.
      On attend toujours la réaction de l’ANEA???
      David

      • Bonjour David
        Je n’imagine pas un instant que ce genre de réaction puisse porter ses fruits et ne génère autre chose que des rires de la part des assureurs!!
        La vraie discussion et les vrais échanges reposent sur la confiance réciproque.
        C’est vrai que les assureurs cherchent toute sorte de moyens pour éviter les expertises et «s’auto-persuadent» qu’ils sauront mieux faire que les experts avec leurs outils, sans imaginer qu’ils « cassent » le jouet qu’ils ont contribuer à construire pendant des années et qui a démontrer mainte et mainte fois son utilité juste pour avoir la fausse illusion de faire fausses économies sur les honoraires des experts.
        C’est un cycle. Comme pour le bris de glace, cela va durer… jusqu’au jour où un assureur plus intelligent (comme la MACIF à l’heure actuelle pour la collision) trouvera l’idée géniale de faire expertiser ses véhicules au 1er euro car il aura compris que le coût d’une expertise est dérisoire par rapport aux gains potentiels à réaliser sur la réparation.
        Les gesticulations du SNDEA peuvent rassurer des experts incrédules. Mais la vraie négociation avec les assureurs ne se fait pas sur la place publique. Pour faire cela, il faut argumenter techniquement, convaincre et donner des perspectives, donc juste le contraire de l’action du SNDEA!!
        Jean Sébastien

  4. L’initiative du SNDEA est louable: elle essaye d’enrayer le servage mis en place par les assureurs depuis bientôt dix ans. Leur politique et leur stratégie depuis environ 15 ans étaient déjà ciblée sur « le coût des honoraires d’expert » trop cher. A l’époque, on parlait de réduire ce poste estimé à 1,3 milliard toutes expertises confondues.
    Cela a commencé par des tarifications d’honoraires, puis l’EAD et ensuite, avec la complicité de certains experts-conseil, la baisse progressive et annuelle de leurs bénéfices mettant en péril leurs cabinets. Les organisations professionnelles pratiquaient la politique des 3 singes: je ne vois pas, je n’entends rien, je ne dis rien. Les responsables des syndicats étaient devenus autistes.
    Cependant, ils profitaient de leur poste pour conforter leur position sur le marché. Ils ont même accepté de diaboliser les professionnels de la réparation automobiles. Malheureusement, leur politique a conduit l’ensemble de la profession à la faillite: L’ANEA et UPEAS, organisations sans pouvoir et incapables de prendre une initiative à l’encontre des compagnies qui détruisent les emplois du monde de la réparation et de l’expertise. Pour conclure, il n’y a pas d’alternative: c’est le combat ou la mort. Cela suffit d’être humilié par des financiers qui se gavent et qui deviennent insatiables. Je souhaite à tous les professionnels concernés de faire preuve de courage et de tout mettre en œuvre pour combattre ces dérives.
    Salutations.
    PETITE OMISSION: BON COURAGE AU SNDEA!

  5. Merci
    Le SNDEA ose enfin faire le boulot de l’ANEA et alerter pour alerter les pouvoirs publics et le grand public de ce qui se passe dans la réparation automobile depuis tant d’années. Mr CORNUT ose interpeler les assureurs en leur demandant de respecter notre profession et de faire cesser ces pratiques inhumaines et pour cela il mérite notre respect.
    Allons-nous enfin faire changer les choses?? Il va falloir faire front commun avec les réparateurs pour obtenir gain de cause mais ça ne sera pas facile car les financiers-assureurs ne vont pas se laisser faire.
    Tout reste à faire mais la liberté n’est-elle pas à ce prix??
    David

  6. Voilà donc enfin une percée syndicale.
    Évidemment, nous n’attendons rien d’Anea, plongée dans sa propre incurie. Les experts, en adhérant au SNDEA, vont permettre à une nouvelle voie fructueuse de s’éclairer. Ne boudons pas notre bonheur de voir les lignes bouger et remercions aujourd’hui et pour demain, tous ceux qui ont osé et continuent de réclamer justice et respect des lois de la république établies pour un monde juste.
    Merci d’adhérer en nombre à ce nouveau syndicat qui semble, lui, en être un et pas qu’en devenir, puisqu’il est….

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