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Témoignages«Un seul mot d’ordre : information du public!»

Ce 10ème commentaire à notre récent article L’ANEA s’attaque à AXA… et au BCA ! est un témoignage. Il a le mérite de souligner que la désespérance qu’inspirent certaines méthodes d’assureurs à nombre d’experts et carrossiers est également partagée par les Agents Généraux…

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Une info venue de nos lecteurs-correspondants!“Ah, que ces sujets sont difficiles et tellement polémiques… Les temps changent et celles et ceux qui hier ont éventuellement cru bon d’aller dans le sens des mirifiques propositions des compagnies alors considérées comme tellement «innovantes» apparaissent désormais bien tristes ! A défaut d’être pauvres…

“Mais l’heure n’est certainement pas aux règlements de comptes. Mieux vaut tard que jamais, non ?

“Car, ne vous y trompez pas : vous avez bien de la chance d’avoir un support communautaire tel que celui-ci. Chez nous Agents Généraux, le climat est et reste depuis bien longtemps bien plus délétère que les petites «mauvaises humeurs» que je lis aujourd’hui. Sauf que nous n’avons pas de support pour vraiment échanger.

“Chez nous, toutes compagnies confondues, nous subissons de plus en plus de «discernements» (pour rester courtois…) lesquels, à défaut d’être réalisés en fonction de notre attitude bienveillante ou pas, sont calculés sur des critères pseudo-économiques. AXA et toutes les majors compagnies jugent de nos qualités en fonction de nos encaissements… et de la docilité avec laquelle nous suivons, que nous affichons et appliquons leurs (au pluriel…) plans de marche.

“C’est d’ailleurs très certainement une des raisons pour lesquelles on voit de plus en plus d’anciens inspecteurs devenir Agents Généraux. Le «formatage» est un critère de choix !!! Et nos élus nationaux qui ne sont bien entendu pas de la taille des «agences moyennes», cautionnent bien gentiment ces politiques destructrices. Ces confrères, absents depuis bien longtemps de leurs business, très proches des cadres dirigeants de ces compagnies, sont —comment dire pour ne froisser personne ?— allez : déconnectés des réalités économiques de la grande masse de leurs adhérents.

“Les conséquences sont, comme vous pouvez l’imaginer, déplorables pour les clients. Las, c’est que très souvent, les perpétuels «passages en force» des compagnies et notamment les fameuses plateformes sinistres (au secours !) qu’elles ont le don suprême de présenter comme la nouvelle «solution suprême», avec sa pléthore d’avantages, contribuent encore un peu plus à la déréglementation globale d’un système qui fonctionnait bien jusqu’alors.

“Mais quand ces élus n’ont plus vraiment le «nez dans le guidon», ne sont plus dans l’action d’une activité journalière où se font jour toujours plus d’écueils, on assiste, chez vous comme chez nous et comme partout, à une certaine lassitude qui laisse parfois la place à la colère.

“Il y a quelques années, combien d’entre nous se sont pourtant laissés griser par ces sirènes ?

“Les temps changent avec une économie nationale extrêmement dégradée et qui est venue «réveiller» de force nombre de professionnels indépendants comme nous. Quand l’économie est florissante, ce fut le cas il n’y a pas si longtemps notamment dans les années 90, beaucoup ont cru à ces modèles économiques que l’on pensait pouvoir devenir, à terme, plus rentables que ceux que nous connaissions. Mais nous avions oublié un facteur majeur: toutes ces compagnies ont des «stratèges financiers» avec lesquels, nous le savons aujourd’hui, nous ne pourrons jamais lutter…

“Aussi, il est indispensable que les professionnels que vous êtes et que nous sommes, avec tous les réparateurs et autres intervenants indépendants, gardions en mémoire un élément crucial. Celui que les Compagnies jouent avec un «feu» qui risque d’incendier leurs propres maisons…

“Je m’explique. Le combat de l’application de la loi que certains d’entre vous mènent, s’il sait faire fi des petites luttes intestines sans intérêt, peut et… doit aboutir à une large information des professionnels Agents Généraux, Courtiers et réparateurs au profit du public pour renverser la vapeur.

“Cette action est conforme à la législation du libre choix, la seule qui fasse foi à la lecture des textes en vigueur. Nous ne devons pas avoir peur, nous ne devons plus avoir peur des actions ou réactions des compagnies mandantes… Car le risque est bien chez elles si demain nos actions réussissent avant que l’État et le législateur se réveillent… Et quand le législateur se réveille, nous le savons tous, ça n’est pas toujours à bon escient… Croyez-moi, en interne, certains cadres le savent bien !

“Comme je l’ai déjà écrit par ailleurs, tous les syndicats et notamment les nôtres sont restés muets, aveugles et sourds face aux belles promesses de «développement commercial» que de telles mesures ne manqueraient pas de générer. On a même promis à certains d’entre eux «des rentabilités partagées», des nominations aux postes d’Administateurs et j’en passe ! Pour ma part et je ne suis plus le seul, je me demande bien où sont ces mirifiques profits, les seules promesses qui m’intéressaient…

“Quant aux grands intervenants que sont les BCA et autres groupes de la «grande distribution pseudo-technique», c’est l’action commune de vulgarisation de ces «légitimes possibilités offertes à nos clients» (depuis longtemps…) qui les ramènera à la distribution de quartier.

“Gageons, dans ce cas, que les compagnies reprendront bien vite leurs billes, c’est-à-dire leurs participations financières. Pour cela, un seul mot d’ordre : INFORMATION DU PUBLIC !

“Quels meilleurs vecteurs que les réparateurs et les Agents Généraux et Courtiers ? Non ?

“Allez, courage et à bientôt.

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2 Commentaires concernant “Témoignages«Un seul mot d’ordre : information du public!»

  1. Cher Monsieur Pline Le Jeune,
    Point de congés depuis votre proposition.
    Celle-ci me paraît toutefois fort intéressante et louable et c’est avec grand plaisir que je prends ce soir quelques minutes pour vous répondre.
    Peut-être n’avez-vous pas lu tous mes commentaires ce qui, compte tenu de la longueur moyenne de nos journées, serait tout à fait normal.
    Pour autant, vous devez savoir que j’ai eu connaissance du présent support d’échanges en début d’année grâce à Mr MEGROUS dont vous avez, à coup sûr, lu les articles remarquablement clairs et documentés.
    Ce que je préconise -et je ne semble plus être le seul- c’est que naisse très rapidement un véritable listing national d’experts indépendants.
    À titre personnel, je sais désormais comment faire… et je ne m’en prive… plus. Au profit principal de mes clients. Je communique déjà auprès de mes amis professionnels…
    Cependant, après le constat, l’heure est venue de passer à la vitesse supérieure. Mais pas n’importe comment et encore moins de façon désordonnée. Sachez que mes Consœurs et Confrères manquent tout d’abord d’information au sujet du recours direct. C’est la raison pour laquelle je suis intimement persuadé que la priorité est à l’information à leur intention (Agents, Courtiers, réparateurs). Ceci doit laisser le temps à votre profession de créer et diffuser une liste nationale exhaustive du type de celle CESAM pour la plaisance.
    C’est à ce prix et celui du démarchage régulier de ces professionnels qu’ensemble nous ferons changer les choses. Certainement pas de manière individuelle et anarchique si vous me permettez ce terme.
    À très bientôt et meilleurs sentiments.

  2. Excellent article et beau commentaire de cet agent général à qui j’ai donné mes coordonnées pour lui donner les outils pertinents de recours direct et de défense de ses clients en termes « corporels ».

    A ce jour, cet agent n’a toujours pas pris contact avec moi, la rédaction d’AVA ayant publié mon mail.

    S’il est en vacances je comprends; sans quoi, il se coupe d’informations concrètes et pertinentes à l’endroit tant de ses clients que de sa marge nette.

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