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Solutrans: Polyester, ou la pollution durable?

Spitzer_Euvroc.jpgPourtant, force a été de constater que, si la volonté de tous les participants était bien affichée, concrètement, les choses n’avancent pas aussi vite que cela sur le terrain. Le développement durable et tout ce que cela réclame n’est pas toujours en phase avec les besoins -plutôt les exigences- des clients. En cette période de crise que traverse le transport routier, les transporteurs regardent en effet à deux fois ce que coûtent ces innovations toutes aussi prometteuses les unes que les autres en termes de gain de poids, de charge utile améliorée, d’économie d’énergie, d’entretien et… de "recyclabilité" des matériaux proposés, par exemple dans la réalisation des caissons et parois rigides.

Problèmes de coûts…
Car c’est bien à ce niveau que vient se poser le problème, notamment pour les véhicules petits porteurs. Concernant les "gros cubes", oui, des efforts colossaux ont été faits sur les tracteurs, et ils sont mesurables: la table ronde autour du thème du transport routier de demain a ainsi mis en évidence les gains de poids significatifs obtenus sur la cabine grâce à l’emploi du plastique (actuellement, environ 50 kg ; bientôt 100 kg de gagné dans les prochaines années…). Côté remorques, beaucoup de choses restent encore à faire. Les matières premières utilisées sont majoritairement le bois, l’aluminium et les polyesters renforcés de fibre de verre. Et c’est surtout cette dernière qui est décriée et mise à l’index pour être difficilement recyclable, voire polluante. Pourtant, elle tient encore le haut du pavé. Le bois s’efface doucement ; l’aluminium, seul matériau recyclable à 100%, peine à faire sa place pour d’évidentes raisons de coûts. Certes, tous les transformateurs et fabricants de panneaux l’utilisent mais tous avouent aussi clairement que leurs réalisations ont du mal à trouver preneurs. Car bien au-delà des quelques kilos gagnés, c’est l’aspect "réparabilité", et dans le monde du transport il n’est pas négligeable, qui prime. Un panneau ou un caisson en aluminium se remplace alors que celui en polyester se répare facilement, rapidement et à moindre coût. Concernant les composites ou plastiques recyclables, communément nommés thermoplastiques, utilisés pour les boucliers d’automobiles par exemple, personne n’en parle, dommage !
Mieux, les polyesters et autres dérivés, soit des matières qui devraient s’inscrire dans une logique de remplacement pour répondre à l’appel des Pouvoirs Publics et faire écho à l’engagement des dirigeants du Salon en matière de développement durable, ont été plébiscités et récompensés aux Prix de l’Innovation Technique de la Carrosserie Industrielle. La société Spitzer Eurovrac (photo), s’est ainsi vue remettre un prix pour sa citerne en composite (résine et fibre de carbone). Une innovation à laquelle on a prédit un bel avenir. Un développement durable donc.

Martial Burat

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