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EXCLUSIF – ANEA : une cellule psychologique pour experts déprimés!

Dans sa lettre interne n°239, l’ANEA évoque le plan d’action “RPS”, alias “risque psycho-social”. Une véritable cellule de soutien psychologique pour traiter le «mal-être» de «certains collaborateurs» face à des «exigences professionnelles renforcées, changements d’habitudes imposés et non concertés, diminution constante des moyens». S’il fallait une autre preuve de la pression des assureurs sur les experts, la voilà. L’ANEA traite certes les symptômes. Mais quand s’attaquera-t-elle enfin à la maladie ?

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Une info venue de nos lecteurs-correspondants!C’est la toute première fois qu’une fédération de notre petit univers se sent ainsi obligée de créer une cellule psychologique pour soutenir toute une profession. Et si l’ANEA ne nomme pas explicitement le mal qui ronge ses experts, c’est tout comme : l’Alliance, dans l’édition n°239 de sa lettre à ses adhérents, semble enfin acter officiellement de la souffrance des experts libéraux, patrons comme employés, soumis aux pressions des compagnies d’assurance. Mais à l’instar du maléfique sorcier Lord Voldemort −«celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom» dans la saga Harry Potter− les assureurs semblent être devenus un mal tellement mortel qu’il confine à l’indicible. Sont-ils donc devenus si puissants que les évoquer simplement, dans une missive pourtant interne, reviendrait à psalmodier une invocation fatale ?

Mais que peuvent donc craindre les experts libéraux, sinon ces assureurs qui ne sont cités dans ce courrier que par des formules vagues et imprécises comme «exigences professionnelles renforcées, changements d’habitude imposés et non concertés, diminution constante des moyens» ?  Pourquoi périphraser constamment sans évoquer clairement les conséquences des pressions qu’exercent les assureurs sur les honoraires ou sur les volumes d’expertise (contre lesquelles l’ANEA s’était pourtant insurgée cet été) ? Pourquoi ne pas dénoncer ouvertement ces totems qu’ils érigent, au premier rang desquels le « coût moyen sinistre« , ou les détournements de clientèle qu’ils font plus que suggérer afin de faire réparer les véhicules de leurs assurés dans « leurs » réseaux de carrossiers « agréés » ?

Service d’écoute et d’assistance anonyme

Même en cherchant bien, nous ne voyons pas d’autre mal qui puisse dévaster aussi fortement la profession d’expert. Car l’ANEA évoque bel et bien une profonde souffrance dans les rangs de ses adhérents, à en lire le deuxième point de la lettre n°239. Et elle semble craindre le pire quand elle annonce la «mise en place d’un service d’écoute et d’assistance anonyme, première étape du plan d’action RPS » (NdlR : risque psycho-social) ou qu’elle souligne «le mal-être plus ou moins profond dont souffrent certains collaborateurs et responsables de cabinet», qui «a des causes souvent identiques».

Des causes que n’entend pourtant pas traiter l’ANEA, puisqu’elle s’attache visiblement à n’en soigner… que les conséquences ! En effet, l’association «propose depuis le 22 septembre une action d’écoute et une assistance anonymes pour les personnels des cabinets en difficultés», explique la lettre. «Pour contacter la cellule d’écoute, constituée de deux psychologues indépendantes spécialisées en évaluation des RPS, une adresse mail spécifique a été créée : [email protected]», indique-t-elle, en sus.

Mais tout cela ressemble surtout à un traitement symptomatique… Un traitement certes bienvenu, mais encore trop superficiel car ne résolvant aucune cause. A moins que l’expert en souffrance ne finisse par décider, de lui-même, d’abandonner le métier ou, à tout le moins, de renoncer à toute logique d’agrément d’assurance pour revenir à la plus totale indépendance. Les exemples, pourtant, ne manquent pas et plusieurs experts dans ce cas sont déjà intervenus sur notre site, dans nos articles comme dans leurs commentaires.

Question de pouvoir… ou de volonté ?

Ce mal assurantiel serait-il trop grand, son virus trop puissant pour ne pas pouvoir être attaqué par la racine, éradiqué à sa source ? Tout comme les ONG médicales déployées en Afrique de l’ouest n’ont pour l’instant que des traitements symptomatiques à offrir aux malades d’Ebola, L’ANEA ne semble pas plus capable, dans sa logique propre, d’inciter les grandes mutuelles et compagnies d’assurance à participer aux soins préventifs d’une profession si gravement malade.

Pourtant, l’ampleur des profits des assureurs ne semble pas être un frein au retour d’une rentabilité –la vraie, pas celle, chimérique, que promettent les « agréments » aux carrossiers– dont ont tant besoin de si nombreux cabinets d’expertise libéraux. Ce traitement là attendra, comme Ebola attend son vaccin. En attendant, au moins l’ANEA promet-elle à ses adhérents en souffrance que «les mails seront traités quotidiennement par les deux consultantes et vous serez rappelés dans les 24 h». A la bonne heure.

Le rôle du «donneur d’ordre» au menu

Mais puisqu’une épidémie, surtout lorsque le virus ou la bactérie est résistante, peut mettre du temps à être maitrisée, autant laisser à l’ANEA le soin de déployer de A à Z son plan d’action RPS. L’étape B serait déjà enclenchée, d’après la lettre. «Une nouvelle action vient déjà d’être lancée : une étude sous l’angle de la relation donneur d’ordre/prestataire de service». Tiens, tiens : voilà que la notion de donneur d’ordres −ne leur épargnons pas le « S » tant lesdits ordres sont nombreux− apparaît enfin dans la dialectique de l’ANEA quand, quelques lignes plus haut, celle-ci n’évoquait aucune cause bien précise au mal-être qui s’étend parmi ses rangs.

L’ANEA évoque donc bien, ici, les assureurs alors que ce sont les experts qui sont, là, désignés comme «prestataires de service». Nous imaginons bien que ce ne sont pas les réparateurs qui sont ainsi qualifiés, pas plus que  les experts ne sont ces «donneurs d’ordre». Chacun sait, dans la chaîne de la réparation-collision, que l’ordre vient –presque– toujours de l’assureur. Le désordre, lui, est pour ceux qui doivent obéir…

Et les réparateurs ?

L’ANEA devrait pourtant penser à ouvrir sa cellule psychologique aux carrossiers : eux aussi en ont tellement besoin et pour des raisons tellement similaires… Mais l’union sacrée experts/assureurs n’est pas encore à l’ordre du jour de l’ANEA, comme deux exemples récents suffisent à le montrer.

Le premier n’est autre que l’intervention de Sylvain Girault, devant la caméra de nos confrères de l’émission “Face à la Presse” sur 7pm-TV. Le vice-président de l’ANEA en charge de la communication y a mis en garde, avec une très belle… assurance, contre les dérives inhérentes au libre choix dont se rendent (ou se rendraient, ou se rendront ?) coupables les… réparateurs ! Les assureurs ont dû effectivement apprécier un tel effort d’accompagnement de leur combat contre cette loi qu’ils considèrent tellement inique…

Certes, la crainte de voir les professionnels de la carrosserie faire exploser à la hausse leurs tarifs horaires est une rengaine bien connue. Mais si elle n’est pas absurde en soi, elle n’en reste pas moins parfaitement inappropriée face aux –trop– nombreux exemples d’instrumentalisation de l’expert dans les tentatives des assureurs pour déroger au libre choix.

Le second exemple vient du récent achoppement des négociations entre l’ANEA et FNAA et FFC-Réparateurs au sujet de la très importante et pourtant impossible définition précise du « rôle économique de l’expert » (document ci-dessous, extrait de la même lettre de l’ANEA).

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Ce rôle, point clé de l’article n°6 de la Charte de bonnes pratiques experts en automobile-réparateurs, que l’ANEA n’aurait pas souhaité vraiment prioriser à en croire la FNAA et la FFC −mais que l’ANEA, dans ce même document, assure avoir abordé avec le CNPA, seule organisation professionnelle de réparateur à s’être finalement rendue le 15 septembre dernier à la table de négociations autour des annexes de ladite charte. Il est permis de croire toutefois que, si elle s’était présentée franchement, l’occasion pour FNAA et FFC aurait été trop belle de pouvoir donner un cadre objectif au rôle économique de l’expert pour la laisser ainsi échapper.

L’expert : pas qu’un accessoire

Des négociations franches et sincères autour du rôle économique de l’expert seraient pourtant l’opportunité, pour les experts eux-mêmes, de fixer un cadre excluant toute manipulation à visée économe de la part des compagnies et mutuelles d’assurance. En cela, syndicats de réparateurs et d’experts y seraient tous deux gagnants. Mais tant que la principale organisation représentative de la profession d’expert en automobile ne prendra pas part, avec les syndicats de réparateurs, à la lutte contre les conditions  abusives de la relation assureurs-experts-réparateurs, elle ne risque pas d’ôter de l’esprit de leurs «donneurs d’ordre» la visée « utilitaire », voire « accessoire », qu’ils ont de la profession de carrossier et surtout de celle d’expert.

L’ANEA devrait s’y résoudre : la lutte contre le mal qui déprime l’ensemble de la la réparation-collision ne pourra faire l’économie de mettre des mots, des vrais, précis et univoques, sur la cause du déséquilibre des conditions pseudo-partenariales qui lie les experts −et les carrossiers− aux assureurs…

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8 Commentaires concernant “EXCLUSIF – ANEA : une cellule psychologique pour experts déprimés!”

  1. Des experts déprimées et sous anxiolytique: cela ne me surprend pas, mais vraiment pas du tout. Pas plus d’ailleurs que les experts SALARIES. Je comprends tout à fait leur position.
    Travailler sans cesse avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête et des stats en pagaille, y a sincèrement de quoi devenir fragile psychologiquement.
    Très forts de leur statistique, il serait intéressant de mesurer l’envie qui les pousse à faire encore ce métier.
    Des reconversions sont toujours possibles: comptable, conseiller bancaire, trader… Pourquoi pas? De nouvelles vocations se sont certainement créées.
    En ce qui concerne le code de la route, c’est au réparateur de le faire respecter en demandant la mission, non pas celle de l’assurance mais celle de l’Assuré, comme le précise l art R326-1 code de la route.
    J’ai rien inventé: j’étais pas né.

  2. Bonsoir
    J’aimerais voir l’ANEA porter cette affaire devant les tribunaux en exigeant le respect du code de la route et des articles de loi qui régissent légalement notre profession. En particulier celle qui prévoit que l’expert doit détenir un mandant écrit du propriétaire et non de l’assureur et qu’il est incompatible d’exercer un emploi d’assurance en même temps comme le font tous les experts conseils (profession complétement hors la loi d’ailleurs et qui a mon sens ne sert que de père Fouettard pour mater la rébellion et faire gagner encore plus d’argent aux assureurs en s’arrangeant avec les seuils d’incontestabilités !!!)
    J’aimerais voir l’ANEA taper du poing sur la table comme le font les chambres syndicales des réparateurs qui elles se battent au lieu de se laisser écraser sans aucune résistance !!!
    Au lieu de ça, l’ANEA. tente de nous endormir avec la création d’une écoute pour les risques psycho-sociaux de notre métier que nous subissons et connaissons tous depuis si longtemps.
    Pendant ce temps, le BCA mangent chaque jour plus de parts de marché, les plateformes des assurances s’autorisent à faire de l’expertise à leur guise pour se passer des experts libéraux un peu trop récalcitrants à leur goût.
    Alors on fait quoi, messieurs les experts ??? On passe tous à l’abattoir et on se recycle dans un autre métier ou on se bat contre un système parfaitement illégal dont les assureurs continu à tirer des millions d’euros à la sueur de vos fronts ??
    Sans vouloir passer pour un révolutionnaire en puissance, je pense qu’il serait bien plus intelligent de faire cause commune avec les réparateurs qui comme nous aujourd’hui subissent de plein fouet le joug des assurances.
    Ces assureurs qui tentent par tous les moyens de garder la main d’une manière perverse en se servant des experts comme bras armé pour continuer leurs petites magouilles, en supprimant le contradictoire pour mettre les tarifs les plus bas sur les rapports !!!
    Si l’ANEA portait ce dossier brûlant devant les tribunaux, elle obtiendrait le respect de toute la profession et nous n’aurions pas l’impression de payer des cotisations pour aller manger des petits fours dans les salons en cirant les pompes des représentants des assureurs qui s’en amusent (Ce n’est pas mon cas, je vous rassure).
    Courage messieurs, la bataille sera dure et longue mais notre salut à tous en dépend.
    Moi, j’ai déjà choisi mon camp.
    A bon entendeur.

    David

  3. comme je le lis dans les commentaires précédents,c’est bien les experts eux-mêmes qui se sont tirés une balle dans le pied……. Maintenant ils craquent…. Ben, il serait temps!!!! C’est ce que l’on appelle le retour de manivelle!!!! Combien de réparateurs ont-ils mis à bout, combien de réparateurs ont craqué, baissé les bras, déposé le bilan!!! Et puis pour qui, pour quoi, pour protéger leur donneur d’ordre, se faire bien voir, protéger leur carrière d’expert!!!! Et maintenant ils craquent!!! Eh ben, il était temps; CHAMPAGNE!!!!! Une seul chose est sûre: un expert qui craque, qui va arrêter l’expertise, ça va être dur pour lui, retrouver du travail alors qu’il est tout simplement informaticien ou (négociateur); un réparateur retrouvera toujours du travail. Alors maintenant qu’ils craquent, il suffit de prendre un peu de recul pour bien les voir s’enfoncer et jouir de bonheur!!!! Bien mal acquis ne profite jamais……… J’espère qu’ils auront les nerfs à bout comme nous les avons depuis des années……. Et vous verrez, les nuits sont très longues à cogiter……………. A bon entendeur!!!!
    ps: j’avais lancé ici un défi y a quelque mois aux experts autos: prendre la place d’un réparateur et faire le travail avec leur temps imparti et bien sûr être dans les délais. A ce jour, personne n’a pris contact. Moi je m’engageais en contrepartie à prendre sa place. Donc c’est bien ce qui était dit y a quelque mois: le réparateur peut prendre la place d’expert, l’expert ne connaissant pas le métier de réparateur ou plus, ne peut prendre notre place!!!! J’ai hâte de la disparition de tous ces bons à rien d’experts!!! La honte de notre métier!!!

  4. Un humoriste disait: « Ma mère tenait un bistrot, c’est vous dire si j’en ai entendu des conneries… » On pense parfois avoir tout vu ou tout entendu, mais non: il y a toujours un jour où on trouve mieux dans l’étendue de la bêtise.
    Einstein a dit – et d’après les sommités mondiales, Einstein n’est pas un idiot – donc Albert a dit : « Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue »

    L’ANEA se dote d’une cellule de gestion de Risque Psycho Social, RPS. L’ANEA a donc compris deux choses: la fin du monopole de missionnement par « ceux-dont-le-nom-ne-doit-être-prononcé », et de fait la mise au chômage de 60% des collaborateurs des cabinets d’expertise.

    L’ANEA a juste 5 ans de retard sur la vision globale exprimée ici depuis des années au sujet de la légalité du missionnement par ceux « kondoipa dirlenom » et le grignotage silencieux des parts de marché de l’expertise automobile libérale -mais non libre – par le BCA, Astrée, Five Stars (si si: les 5 étoiles ont une plateforme d’expertise), naubilace et consorts.. Tous ceux qui veulent faire de l’expertise mais qui légalement n’en ont pas le droit, mais qui en font quand même, et dont la justice ne peut rendre jugement, attendu que personne ne les poursuit pour exercice illégal de la profession d’Expert Automobile.

    La cellule RPS mise en place par l’ANEA doit alors expliquer à celles et ceux qui viennent lui raconter leurs petits malheurs que dans 18 mois maximum, elles et ils gonfleront les chiffres du chômage, parce que rien ne peut être fait…

    Et pourtant, une chose peut être mise en place et ce, dès demain, c’est l’application du R 326-1 du Code de la route:
    L’expert en automobile doit indiquer à la personne qui envisage de faire appel à lui le prix de sa prestation; l’expert ne peut se substituer au propriétaire du véhicule que s’il en a reçu mandat écrit.

    Le donneur d’ordre dont on ne peut prononcer le nom devra alors proposer à son client une liste d’Expert, inscrit à la liste nationale des Experts Auto, agissants sur le département du client et le client missionnera un expert de son choix..

    Ainsi l’ANEA verra le sourire revenir sur le visage de ses adhérents et ses cabinets travailleront normalement.

    Mais pour tout cela, il faut juste oser faire appliquer la loi… Certains ont perdu la vie pour défendre la vérité et emmener les leurs dans des desseins légaux… Osez, grands pontes de l’ANEA, Osez: ça vous changerait!

    Einstein disait aussi: « Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton.« . Et si l’ANEA devenait le berger, ou même… le pasteur???????

  5. Pauvres experts…
    Pour moi, un expert c’est un homme qui prend son rôle très au sérieux. Rien que son nom l’indique d’ailleurs: « EXPERT ». Car mÔssieur est expert et il le sait!
    Tantôt cowboy, tantôt persécuteur, comme disait ma mémé: « tel est pris celui qui croyait prendre« . Une cellule psychologique pour les experts? Non mais allô! Pincez-moi, je rêve!
    Dites-donc, j’aimerais bien savoir combien d’experts ont fait craquer combien de réparateurs! Alors oui, la pression du grand Voldemort dans sa tour haut perchée, intouchable sur son siège doré, à presser son expert et à faire faire une partie de son boulot à chacun… Mais faut pas croire! Voldemort, il n’est pas toujours bon à prendre avec le réparateur non plus, hein! Quand des gens tels que Nobilas viennent étrangler une profession, sanctionner à coups de bâton… et qu’en plus vous avez un expert qui vous empêche de commencer une réparation, qu’il faut attendre son aimable passage ou son aimable collaboration sur une EAD, qui vous explique que vous ne gagnerez pas d’argent avec votre métier et que le bon prix c’est au mieux le prix coûtant…
    Bah moi je vais vous dire, l’expert, il n’avait qu’à bien choisir son camps! En effet, tout cela est très injuste mÔssieur l’expert, très très dur pour toi! Je pense qu’on devrait aussi te proposer un établissement de repos, des petits gâteaux réconfortants, et des câlins, le cas échéant!
    Aller, soit pas trop trissss…je te fais un gros poutou pour le week-end!

  6. Monsieur Girault,
    En tant que vice-président de l’ANEA, il est surprenant que vous invoquiez un risque de dérives de certains réparateurs face au libre choix de l’assuré de choisir le garage où il veut faire réparer sa voiture…
    1/ il est important de rappeler d’abord qu’il s’agit d’une loi, votée par le parlement, entité censée représenter le peuple… Vous avez le droit de penser que cette loi peut avoir des effets pervers, mais cela reste à prouver et vous n’avez pas à dénigrer la profession des réparateurs…
    2/ il paraît encore plus étonnant que vous dénonciez certains réparateurs qui seraient tentés de gonfler leurs chiffrages, alors que toute expertise doit effectivement être contradictoire…
    3/ pour faire suite au point précédent, comment se fait-il que des experts se permettent de prendre contact par téléphone avec des assurés pour tenter de les orienter ailleurs? Comment se fait-il que des experts passent des véhicules en expertise cabinet sans réparateur, en « oubliant » le contradictoire?
    Oui, Monsieur Girault, il y a une loi qui laisse le libre choix et oui, toute expertise doit être contradictoire, au moins entre l’expert et le réparateur!
    Pourquoi aller faire la promotion du contradictoire et dénigrer le libre choix alors que sur le terrain, c’est le contraire qui se passe?
    Concernant le rachat de franchise, il convient de rappeler que tout réparateur gère son activité comme il l’entend…; si certains veulent faire du rachat de franchise, c’est leur droit.
    Certains experts acceptent bien des honoraires à la baisse, ou répondent à des appels d’offres menés par des assureurs (Allianz), tout cela pour capter un volume de mission au rabais… Cela prouve bien que chacun est libre de mener sa barque comme il l’entend…
    Il parait étonnant que vous ne dénonciez pas la promotion faite par certains assureurs vantant le SAD (Service à domicile), avec véhicule de remplacement gratuit et nettoyage du véhicule réparé!!!
    Tout cela coûte au réparateur, et rien n’est effectivement gratuit…
    Les assureurs et les experts ne peuvent pas tout demander au réparateur gratuitement.
    Donc, laissez faire les réparateurs qui veulent offrir un service de qualité à leurs clients, en faisant payer leurs prestations au juste prix, ce qui est rarement le cas actuellement…
    Par contre, prenez soin de vos adhérents experts car s’il est nécessaire de créer une cellule d’écoute et d’assistance psychologique à l’ANEA, cela en dit long sur l’état d’esprit de la profession d’expert!!!
    A bon entendeur

  7. LES EXPERTS SE SONT EUX-MÊMES MIS DANS CETTE SITUATION, EN ACCEPTANT LES CONDITIONS DES ASSUREURS. ILS DEVRAIENT ÊTRE INDÉPENDANTS ET PAYÉS PAR UNE CAISSE NATIONALE, CAR LES CLIENTS ET LES RÉPARATEURS INDÉPENDANTS SONT LÉSÉS.

  8. Comment modifier en urgence ce qui a mis des années à se construire?
    les experts ont détourné les yeux, trop occupés à soigner leurs mandants. Ces mandants, comme des sales gosses gâtés-pourris ne se contentent plus de ce qu’ils ont: ils veulent plus, toujours plus, trop depuis qu’un président de gauche a dit que tout pouvait être négocié. C’etait en 1982.
    Depuis, les « syndicats » cherchent plus de faveurs des mandants (assureurs et +) ils en ont oubliés la nature même de leur vocation première.
    Prendre en main la destinée d’une profession. Une profession qui n’existe déjà plus.
    il faut passer à autre chose……

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