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La FCGA voit le CA des carrossiers en hausse et (re)sème le doute

Un an après avoir estimé la hausse du CA 2013 des entreprises de carrosserie à +5,7%, ce qui avait surpris plus d’une fédération professionnelle, la FCGA a remis ça. Cette fois, elle évalue la croissance 2014 de l’activité des carrossiers à +1,5%. Elle devrait faire face aux mêmes critiques que l’an dernier sur son périmètre d’étude, sur sa méthodologie et sur… sa bonne foi.

Cliquez sur l’image pour télécharger les résultats de l’étude.

La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) n’est pas une organisation professionnelle des services de l’automobile et les résultats annuels de son Observatoire de la petite entreprise en iraient sûrement tout autrement si c’était le cas. Car encore une fois, les mesures d’activité qu’elle a effectuées auprès des petites entreprises adhérentes des centres de gestion agréés risquent de susciter l’incompréhension, voire l’agacement des syndicats patronaux de carrossiers.

En effet, la FCGA n’a pas manqué de souligner, dans l’étude qu’elle a publié fin avril, que les entreprises de carrosserie avaient vu leur chiffre d’affaires augmenter de 1,5% en 2014, par rapport à 2013. Et lorsque l’on sait que, l’an dernier, la même FCGA avait estimé la croissance de leur CA à 5,7%, il y a de quoi se dire que le secteur de la réparation-collision va bien… Sauf que l’an dernier, lesdits 5,7% avaient fait sortir les organisations professionnelles de leurs gonds.

Une méthodologie en question

Les mêmes causes produisant généralement les mêmes effets, les fédérations de carrossiers ont toutes les raisons de venir questionner la manière dont la FCGA est parvenue, une nouvelle fois, à voir dans la réparation carrosserie une activité en croissance… +1,5% de chiffre d’affaires quand le CA de l’activité vente et réparation automobile est estimé à -2,3% entre 2013 et 2014, il y a de quoi être sceptique. L’an dernier, le CNPA avait déjà mis en doute le périmètre d’étude de la FCGA, c’est-à-dire des entreprises faisant appel à des experts comptables agréés ou à des centres de gestion, mais aussi et surtout sa méthodologie.

Pour mémoire, la branche carrossiers du CNPA avait argué, en mai 2014, de la baisse du kilométrage et donc de la sinistralité pour souligner le recul de l’activité carrosserie. « Les prévisionnistes évaluent le marché à hauteur de 3,5 millions d’opérations à l’horizon 2020 », avait alors lancé Yves Levaillant dans un courrier adressé à Christiane Company, présidente de la FCGA. Et celui-ci refusait alors, fort justement, de considérer le seul chiffre d’affaires comme un témoin de la bonne santé d’une entreprise, cet indicateur trop général pouvant servir d’armes aux donneurs d’ordres de tout poil, en particulier les assureurs, à ajouter une pression supplémentaire à l’arsenal dont ils disposent envers ces si riches carrossiers.

L’effet d’une « diversification » ?

Comme l’an dernier, se pose une nouvelle fois la question de quels carrossiers parle la FCGA. Ceux qui ne font que de la réparation de carrosserie ou ceux qui ont, par la force des choses et de la conjoncture, dû se résoudre à ajouter de nouvelles activités à leurs compétences ? C’est en tout cas la question que se pose Patrick Nardou, président de la FFC-Réparateurs, que nous avons joint au téléphone pour l’occasion. « Je suis très surpris d’entendre que le chiffre d’affaires de l’activité carrosserie augmente, a-t-il reconnu. Cela correspond peut-être au chiffre d’affaires des entreprises qui ont diversifié leurs activités, mais pour une meilleure analyse il aurait fallu que l’activité carrosserie pure soit différenciée des autres. » Ce que, en l’état, les résultats de l’Observatoire de la petite entreprise ne permettent pas.

Alors Patrick Nardou évoque l’incontournable –et annuelle– hausse du prix des pièces comme hypothèse de cette croissance. « A activité carrosserie étale par rapport à l’année précédente, je ne vois que l’inflation des pièces détachées pour justifier ces 1,5%, avance-t-il. Ainsi ces 1,5% ne reflèteraient qu’une chose : la stabilité de l’activité carrosserie, mais encore faudrait-il que ne soit considérée que la carrosserie pure qui, selon moi, est en recul. » Et pas que selon vous, M. Nardou…

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1 Commentaire concernant “La FCGA voit le CA des carrossiers en hausse et (re)sème le doute”

  1. Il faut peut être prendre en compte l’effet grêle du printemps de l’année 2014 qui a vu exploser le CA de nombreuses entreprises de carrosserie en IDF et départements limitrophes et qui pourrait justifier de cette augmentation de +1.5% au niveau national

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