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Panorama des réseaux de carrosserie 2015 – Des enseignes plus sévèrement jugées

A travers des notes globalement en baisse, le Panorama des réseaux de carrosserie révèle cette année une certaine détérioration des relations entre les carrossiers et leur enseigne qui n’exclut toutefois pas leur attachement. Qui aime bien châtie bien…

Panorama Carrosserie 2015_620

Cette 4è édition avait un goût amer pour les organisateurs, nos confrères de Décision Atelier, car marquée par l’absence des réseaux de carrosserie traditionnellement présents. Le panorama des réseaux de carrosserie dans sa version 2015 a donc vu les têtes de réseaux briller par leur absence et aucun prix n’a donc pu être attribué.

Reste cependant l’étude annuelle, menée par l’institut de sondage CSA. Son analyse des relations entre les professionnels de la réparation-collision et leur enseigne reste toujours aussi intéressante. Elle met en exergue cette année les grandes tensions existant sur ce marché, tensions qui mettent aujourd’hui à rude épreuve les relations entre les carrossiers et leur enseigne.

Cette édition 2015 a analysé ces relations au périmètre de 8 réseaux matures rassemblant 2 180 points de vente (dont 80% de carrosseries pures) : Acoat Selected, AD Carrosserie, Autoneo, Axial, Five Star, Ixell Carrosserie, Precisium Carrosserie et Top Carrosserie. Ayant contacté par internet 2 053 professionnels, le CSA n’a pu recevoir et compilé que 268 réponses de leur part (soit un taux de participation de 13%, contre 32% un an plus tôt). Et elle fait figure de première dans la série d’études menée par l’institut de sondage depuis le lancement de cet événement en 2012 : les deux notes principales attribuées par les professionnels à leur réseau -la satisfaction globale et l’attachement à l’enseigne- sont cette année en baisse.

Des notes en recul…

Ainsi, la note de satisfaction globale culmine cette année à 7,3 points. C’est 0,2 de moins que l’année dernière (7,5) et c’est une note qui revient au niveau des résultats enregistrés deux ans plus tôt. Cette année, ce sont les items correspondant à la formation -lorsqu’elle est suivie par les professionnels…- (8,1), le respect de l’environnement (7,3) et les performances des solutions informatiques mises à la disposition des adhérents (7,2) qui tirent la note vers le haut. A l’autre bout du spectre, la problématique de la rentabilité (5,9 points, soit -0,5 par rapport à l’étude réalisée en 2014) et l’apport de trafic (6) constituent les items les moins bien notés par les adhérents. Comme en 2014…

Concernant la note d’attachement, là aussi, on ne peut que constater un recul significatif dans la qualité des rapports entre les enseignes et leurs membres : lorsqu’elle avait atteint en effet le joli score de 7,6 points l’année dernière, elle a chuté d’un demi-point en 2015 pour tomber à 7,1.

De la même manière, si un bon tiers des sondés reste très satisfait de son enseigne, les mécontents voient grossir leur rang cette année pour atteindre 11 contre 9% dans la précédente étude CSA. Les carrossiers ayant attribué la pire note à leur enseigne (1 sur 10) sont en outre passés de 3% à 5%…

Ce recul général constaté sur l’ensemble des items balayés par l’étude ne doit pas pour autant occulter le fait que les pros demeurent attachés à leur enseigne. Pour preuve, l’échantillon sondé à travers l’étude est à près de 60% composé de pros fidèles à leur enseigne depuis au moins 5 ans. Mieux : un tiers des sondés a le même panneau depuis plus de 10 ans !

… mais un attachement encore fort

A eux seuls, ces derniers chiffres montrent la fidélité (et donc sûrement aussi l’intérêt) des pros envers leur panneau ; ils soulignent que la «valse des panneaux» semble définitivement passée – ce qui est un peu moins le cas de leurs homologues en mécanique.

Surtout, le recul de ces notes en valeur absolue prend une importance plus relative lorsque l’on dresse un rapide portrait du marché dans lequel les carrossiers évoluent. Le contexte n’aide pas : le marché a, sans grande surprise, continué sa dégringolade en 2014 : les 12 000 professionnels de la carrosserie (qu’il s’agisse de carrossiers purs ou d’atelier mécanique disposant des équipements pour réaliser des interventions de carrosserie – source Gipa), ont dû faire face l’année dernière à une baisse de 2,5% du nombre de sinistres via 4,3 millions de véhicules endommagés, pour une enveloppe globale de 5,9 milliards d’€ (remise en état et frais de gestion). De son côté, le marché bris de glace a lui dévissé de 8,5% en volume, limitant toutefois ce recul en valeur pour parvenir à 1,2 milliard d’€ (-2%).

Si l’on y ajoute les pressions exercées par les donneurs d’ordres sur les taux de main d’œuvre (qui ne pèsent plus que 40,7% d’une facture), et celles des experts sur les temps barémés, comprimant encore davantage la part de la main d’œuvre dans une facture, on comprend mieux alors les attentes de plus en plus fortes des professionnels envers leur tête de réseau pour leur délivrer des outils à même de les aider. Et qui fait que les jugements se font un peu plus durs encore. Qui aime bien…

Aussi n’est-il pas surprenant de constater qu’à l’instar de l’étude CSA réalisée un an plus tôt, les carrossiers ne sont guère optimistes quant à l’avenir de leur profession. Curieusement toutefois, ils sont globalement moins pessimistes qu’en 2014 : 33% se disent plutôt optimistes en 2015, soit le même taux que celui de 2014 ; en revanche, les pessimistes totalisaient 41% des sondés contre 37%  »seulement » en 2015…

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