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Peinture : la FIPEC défend les « raccords noyés »

La FIPEC (Fédération des industries des peintures) a mis très longtemps à répondre au CNPA, mais c’est fait : oui, lui a-t-elle écrit, les règles de l’art en carrosserie imposent, en matière de “raccords noyés”, des opérations supplémentaires pour éviter les écarts de colorimétrie. Une réponse franche aux coupes tout aussi franches qu’exigent trop souvent les experts en la matière…

Cliquez sur la lettre pour la télécharger.

Comme l’un de nos fidèles lecteurs-réparateurs le rappelait il y a quelques mois, la technique du raccord peinture pose souvent problème. Non pas problème aux peintres, qui sont tous censés la maîtriser… mais aux experts en automobile, surtout lorsqu’ils interviennent mandés par des compagnies d’assurance. Car eux, au contraire, ne la maîtrisent pas tous et n’hésitent pas à refuser de tels raccords, au prétexte qu’il faut alors démonter d’autres éléments non accidentés et les repeindre pour donner un résultat impeccable. Considérée comme “trop coûteuse” en ingrédients et en main d’œuvre, l’opération est souvent recalée par l’expert d’assurance dans son chiffrage, surtout dans le cadre de son “rôle économique” si cher aux assureurs….

La peinture étant l’un des éléments les plus visibles d’une réparation de carrosserie, y compris pour l’automobiliste néophyte, il paraît totalement logique qu’un soin particulier lui soit accordé. Mais parce que le sujet est trop régulièrement sujet de discorde entre le carrossier et l’expert, la branche Carrossiers du CNPA avait saisi, voilà quelques années, la Fédération des industries des peintures, encres, couleurs, colles et adhésifs, préservation du bois, plus communément appelée FIPEC, pour connaître sa position sur le sujet. Il a fallu du temps et une relance d’Yves Levaillant, président de la branche Carrossiers, au mois de mai dernier, pour qu’enfin le délégué général de la FIPEC, Michel Le Tallec, rende une réponse.

«Étendre le périmètre de réparation»

Une réponse heureusement favorable à la cause des réparateurs. Logique lorsque l’on représente les fabricants de peinture qui, tout aussi logiquement, ont pour objectif d’écouler les plus grandes quantités possibles de leurs produits. Mais pas seulement : des raccords peinture réalisés dans les règles de l’art, c’est aussi, et avant tout, l’occasion de satisfaire un client souvent très pointilleux sur la réparation. Surtout si le sinistre n’est pas de son fait.

«La technique du raccord noyé impose dans bien des cas la nécessité d’étendre le périmètre de la réparation sur les éléments adjacents, rappelle Michel Le Tallec dans son courrier. En effet, malgré l’évolution des technologies et des méthodes de travail, la retouche bord à bord n’est pas toujours possible, du fait des écarts de colorimétrie entre des éléments adjacents. Ceux-ci peuvent avoir plusieurs origines : accessoires peints dans différentes usines, sous-couches de couleurs différentes entre le constructeur et le réparateur, etc.»

Cette lettre est également l’occasion pour le délégué général de la FIPEC de rappeler que les temps barêmés des constructeurs sont un impératif à respecter quoi qu’il arrive. «Pour un résultat irréprochable, il est important de rappeler qu’il faut impérativement respecter le nombre d’opérations nécessaires et les temps requis», écrit Michel Le Tallec. Car, là encore, les experts mandatés par les assureurs n’hésitent pas à rogner sur le cadre que constituent les temps constructeurs. Des temps qui, pourtant, sont parfois dénoncés comme trop courts lorsqu’il s’agit de réparations ou de raccords noyés toujours complexes…

Que nos lecteurs carrossiers n’hésitent donc pas à télécharger ce courrier et à le présenter aux experts qui tentent de les noyer dans des raccords un peu trop secs…

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