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Une expo pour couronner le projet photo des apprentis de l’Aforpa

“Reflets Automobile”, l’exposition de photographies réalisées par quatre classes de1ère année de CAP et de Seconde Bac Pro de l’Aforpa dans le cadre d’un projet artistique, a connu son vernissage le 16 juin dernier à la galerie Mémoire de l’Avenir, dans le XXe arrondissement de Paris, en présence de Gérard Gourkow, président du conseil d’administration du CFA Aforpa, de l’équipe administrative et pédagogique du centre de formation francilien, et bien sûr des jeunes qui ont pu voir leur créativité reconnue en dehors du cadre automobile classique.

Expo Reflets Automobile AFORPA Projet

Les apprentis carrossiers et mécaniciens du CFA Aforpa ont eu droit à des ateliers de discussion autour de l’art et des symboles culturels avec la dirigeante de la galerie Mémoire de l’Avenir, Margalit Berriet.

C’était un véritable événement pour les jeunes des classes de première année de CAP et de Seconde Bac Pro du CFA Aforpa. Le 16 juin dernier, ils se sont réunis autour des équipes pédagogique et dirigeante du centre de formation francilien et ont eu le plaisir de voir le président du conseil d’administration, Gérard Gourkow, inaugurer officiellement l’exposition “Reflets Automobile”. Laquelle vient couronner le projet d’atelier « Regards et écritures photographiques » mené par une équipe pluridisciplinaire de formateurs et dirigée par l’artiste et formateur d’Arts appliqués au sein de l’établissement, Emmanuel Gatti.

« Il y a eu d’autres projets d’ordre artistique dans l’histoire du CFA Aforpa, mais c’est l’un des premiers à prendre cette ampleur », reconnaît d’ailleurs ce dernier. En effet, c’est une véritable expo à laquelle ont eu droit les œuvres des apprentis : l’artiste et galeriste d’origine israélienne Margalit Berriet les a accueillies les bras ouverts dans sa galerie Mémoire de l’Avenir, située dans le XXe arrondissement, au cœur du quartier de Belleville. C’est le procédé technique de transfert photographique sur papier à l’aide d’une presse qui a été utilisé pour « imprimer » les prises de vue réalisées par les jeunes des quatre classes concernées.

« Définir leur propre écriture photographique »

« Cette technique leur a permis de tirer eux-mêmes leurs œuvres sur du papier de qualité : nous voulions leur transmettre une véritable exigence de qualité artistique autant qu’un regard différent sur leur métier », ajoute l’enseignant. Car c’est bien leur métier, celui de la mécanique et celui de la carrosserie, qui a été le sujet de leur travail d’écriture « avec les images et les impressions ». Cinq mois de projet mêlant formateurs de français, d’anglais, de matières technologiques et d’art appliqué pour permettre à ces apprentis de définir leur « propre écriture photographique ». « De très nombreux artistes ont photographié l’automobile depuis que celle-ci existe », rappelle Emmanuel Gatti, les apprentis des quatre classes n’ont donc pas manqué d’exemples pour les inspirer.

Néanmoins, pour les guider dans cette vaste thématique du “monde automobile”, quatre sous-thèmes ont été dégagés par les apprentis eux-mêmes : architecture et automobile, l’homme et l’automobile, reflets et miroirs automobiles, narration et automobile. Bien qu’encadrés dans ce projet, les jeunes, en futurs professionnels de l’entretien et de la réparation automobiles, ont évolué en autonomie tant dans la prise de vue que dans le travail d’impression. Une démarche qui leur a permis de sortir du cadre d’apprentissage traditionnel. Mais selon Emmanuel Gatti, « ce projet leur a même permis de sortir de leur milieu, rompu les barrières sociales et culturelles qui pouvaient se dresser autour d’eux : c’est un projet qui permet de lutter contre les discriminations ».

Du très concret au quasi abstrait

“Entrailles” de véhicule, bris de pare-brise, détails de carrosserie, reflets dans des rétroviseurs, “cylindre” en gros plan… Autant d’inspirations qui ont donné naissance aux œuvres tantôt concrètes, tantôt quasi abstraites, des apprentis du CFA Aforpa et qui se sont affichées du 16 au 21 juin sur les murs de la galerie Mémoire de l’Avenir. Une galerie où les participants du projet ont pu discuter, longuement, sur l’art, les symboles et représentations culturelles avec Margalit Berriet, laquelle leur a permis de s’ouvrir vers d’autres points de vue, d’étendre leur culture avec un grand C.

« Un bon mécanicien, un bon carrossier doit être cultivé sur son métier, insiste Emmanuel Gatti, et aussi se construire culturellement. » Pour le formateur, « le résultat final est très satisfaisant : même si le projet a démarré doucement, le passage rapide à la prise de vue a donné de l’élan à tous car nos jeunes sont très sensibles à l’image de par leur profession ».

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