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Baromètre FFC : l’activité assurance en hausse chez les carrossiers au premier trimestre

Parmi les enseignements prodigués par le baromètre FFC de ce premier trimestre 2016, le volume d’activité réalisé par les carrossiers au travers des assureurs a augmenté par rapport aux trois premiers mois de 2015. Et ce, qu’ils soient RA1, RA2 ou réparateurs indépendants. Etonnamment, l’activité hors assurance est elle aussi en hausse, sauf chez les concessionnaires…

Cliquez sur l’image pour télécharger le baromètre.

Huit mois après sa présentation sur Equip Auto 2015, le nouveau Baromètre FFC trimestriel est enfin publié. Réalisée à partir de multiple sources, la plus importante restant les 400 professionnels du panel sélectionnés par le GiPA pour la Fédération française de la carrosserie (FFC) –100 concessionnaires, 100 agents de marque et 200 carrossiers indépendants– l’étude a porté sur des professionnels possédant au moins une cabine de peinture.

De vrais carrossiers, donc, qui ne sous-traitent pas l’activité. Si l’on considère, à la suite de Patrick Cholton, président national de la FFC, «que la France compte aujourd’hui quelque 9 000 carrossiers», ce chiffre de 400 réparateurs représente donc un panel plus que fiable, d’autant que les réparateurs indépendants, les plus nombreux, y sont les plus représentés.

Léger recul des entrées-atelier

Interrogés par le GiPA du 31 mars au 6 avril derniers, ceux-ci ont révélé un recul des entrées-atelier lors des trois premiers mois de cette année, de l’ordre de 2%, la baisse la plus prononcée étant enregistrée chez les RA1 : 3% contre 2% chez les indépendants et 1% chez les RA2. 2%, c’est aussi la baisse moyenne du chiffre d’affaires chez les réparateurs interrogés. Néanmoins, le coût moyen de la facture collision est resté, grosso modo, le même, entre des RA1 qui l’ont vu baisser de 1% et des RA2 et indépendants qui l’ont vu croître de 1%.

En comparaison du premier trimestre 2015, ce qui est notable sur les mois de janvier-février-mars 2016, c’est la hausse de l’activité assurance, en volume. 17% des réparateurs interrogés évoquent en effet une augmentation des entrées-atelier enregistrées sur la prescription des assureurs ou plateformes de gestion de sinistres, alors qu’ils n’étaient que 10% à l’affirmer au terme du premier trimestre de l’an dernier. Ce sont les RA1 qui constatent la plus grosse hausse, avec 10 points de plus (16%) qu’au T1 2015 (6%). Les RA2 déclarent 9 points de plus qu’au T1 2015 (de 5% à 14%) et les indépendants seulement 7 points de plus (de 13% à 20%).

Si l’on considère l’année 2015 complète, en revanche, l’activité assurance était jugée plus importante, puisque 24% des professionnels déclaraient alors qu’elle avait augmenté. Pour ce qui est du hors assurance, là encore, l’augmentation est de mise dans les déclarations des réparateurs du panel. 17% des sondés –encore– l’affirment en effet. Et ce sont les RA2 qui, cette fois, le constatent particulièrement (16% contre 10% au T1 2015). 22% des indépendants déclarent aussi avoir vu croître leur activité hors assurance, mais ils étaient déjà 19% à l’affirmer au T1 2015.

Le bris de glace : parent pauvre

Sur l’ensemble des activités pratiquées par les professionnels interrogés, c’est le bris de glace qui semble souffrir le plus puisque 40% des sondés affirment l’avoir vu reculer… Les indépendants et les RA1, eux, sont même respectivement 44% et 43% dans ce cas, contre “seulement” 31% pour les RA2, qui jugent plutôt cette activité stable dans 58% des cas. L’autre activité qui semble particulièrement souffrir en ce premier trimestre 2016, c’est le remplacement de pièces. «La tendance du marché est à la réparation plutôt qu’au remplacement», confirme Bernard Lanne, président de la FFC-Equipementiers et également président de PPG France. Ce qui, compte tenu du prix moyen en hausse de 1,3% des pièces de rechange au cours des 12 derniers mois, selon les chiffres SRA, permet aux pros de s’appuyer davantage sur leur taux de main d’œuvre, dont la hausse a été estimée à 2,6% par le même SRA.

Le recul du remplacement de pièces est particulièrement vrai pour les concessionnaires, d’ailleurs, qui sont 38% à déclarer une baisse de l’activité contre seulement 14% qui déclarent une augmentation, soit un delta négatif de 24 points ! Ce même delta est de 19 points chez les indépendants (33% déclarent une baisse et seulement 14% une hausse) et de 11 points chez les agents de marque (29% des sondés disent enregistrer une baisse quand 18% déclarent une hausse). Dans une moindre mesure, la peinture accuse aussi une baisse de 11 points chez les carrossiers indépendants (28% constatent une baisse pour 17% d’optimistes) et de 8 points chez les RA1 (26% déclarent une baisse et 18% une hausse). Seuls les RA2 vivent une hausse de leur activité peinture, puisqu’ils sont 20% à déclarer la vivre contre 15% à souligner un recul. «Ce recul est à mettre au crédit des effets de stock, qui font mécaniquement baisser les volumes vendus par les fournisseurs», souligne Bernard Lanne.

Un constat de confiance malgré tout

La peinture, justement, semble être une préoccupation des professionnels en matière d’équipement. Le baromètre FFC révèle que 13% des réparateurs interrogés envisagent d’investir dans du matériel au cours des trois prochains mois. Chose positive, ils sont 10% et 11% parmi les RA1 et indépendants à savoir le montant qu’ils sont prêts à débourser. L’investissement moyen envisagé est estimé à 18 100 euros et, selon Patrick Cholton, une proportion non négligeable des candidats à l’investissement «envisagent de le faire pour remplacer leur cabine de peinture, dont beaucoup ont déjà plus d’une dizaine ou d’une quinzaine d’années et qui ne sont plus aux normes sur le plan environnemental».

Le baromètre trimestriel de la FFC s’est également fixé pour objectif de mesurer la confiance des professionnels de son panel et, bonne nouvelle, 69% des sondés sont optimistes pour les mois d’avril, mai et juin. Ils sont même 71% à être confiants parmi les carrossiers indépendants –mais tout juste 11% de “très confiants”– et 70% parmi les RA2, avec une proportion plus forte de “très confiants” (19%). En revanche, la confiance n’est pas aussi marquée chez les concessionnaires (64%, mais tout de même 13% de “très confiants”). C’est toutefois chez les carrossiers indépendants que l’on trouve la plus grande proportion de “très inquiets” (11%), alors qu’ils ne sont que 5% de RA2 et 4% de RA1 à montrer le même niveau d’inquiétude.

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