Inscription à la news letter
Notre magazine

Recours direct : le passionnant « débat d’expert » de nos lecteurs !

Notre récent article «Recours direct : la résistance abusive d’ACM indemnisée au prix fort !» a déchaîné les commentaires dans nos colonnes pour saluer la progression de la jurisprudence validant la procédure du recours direct. Un seul témoignage, celui de “V1sang”, est venu contredire cette unanimité. Il a généré hier soir tardivement cette réponse signée d’un “Expert réellement indépendant”. Elle nous rappelle cet autre témoignage «d’un jeune expert inquiet…» qui a déjà été lu plus de 25 000 fois sur notre site depuis janvier 2013, traduisant spectaculairement le malaise de toute une profession…

temoignage_260

Pour revoir l’article qui a suscité le débat, cliquez ici

lecteur_gris-2“V1sang, votre commentaire est dénué de tout bon sens, voir même choquant. Vous ne voyez pas l’intérêt du recours direct, une loi, une procédure fondée sur la justice et l’équité. Ce qui me choque, moi, V1sang, c’est qu’à l’inverse, vous ne formuliez aucune observation à l’encontre des manœuvres illégales mises en place par les assureurs, tuant ainsi une partie de la profession d’expert automobile INDÉPENDANT, en la privant de son droit le plus légitime, LE DROIT DE TRAVAILLER.

“Nous sommes revenus à l’époque des Pharaons, avec bien sûr les Pharaons (assureurs/banquiers), les esclaves (professionnels agréés qui ont le droit de travailler selon les ordres donnés et au prix décidé par ces extrémistes de la finance) et enfin les mendiants (les professionnels non agréés par les assureurs qui doivent survivre ou mourir).

“Que fait le gouvernement ????

“Les citoyens Français préfèrent attendre 2 ans et aller au bout du combat judiciaire pour faire valoir leur droit, plutôt que de se soumettre aux chantages et aux stratégies organisés par les assureurs. Les assureurs sont condamnés, mais cela ne les empêche pas de continuer encore et encore à se moquer des lois de notre pays et des Français, qu’ils soient assurés, experts, réparateurs, dépanneurs, etc.

“Ce que nous comprenons à travers ces jugements et ce mépris total des lois et de la justice de la part des assureurs, c’est que contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, la Finance se moque des lois et de la Justice. Comment notre gouvernement peut-il rester muet face à une telle situation ? Que doivent faire les experts indépendants pour survivre ? Faire des suivis VE sans voir les véhicules et finir assignés devant les tribunaux ? Enchaîner les dépressions et finir par se suicider ? Changer de métier car le métier d’expert indépendant n’a pas sa place en France, puisque seul le métier d’expert d’assurance doit exister en se faisant passer pour le métier d’expert indépendant ?

“Le gouvernement lui-même a agi selon le même procédé que celui pratiqué par les assureurs. Oui, le gouvernement n’a autorisé qu’une partie de la profession (celle soumise aux assureurs, le CFEA,) à expertiser les véhicules concernés par l’affaire des 5 000 VE (*).

“A quoi sert la liste nationale des experts en automobile si seule une partie de la profession a le droit de travailler? A quoi bon payer chaque année une formation VE si nous ne pouvons ni déclencher, ni lever le VE, car seuls les experts d’assurances ont le droit de le faire?

“Quand on analyse la situation dans laquelle on se trouve, il y a de quoi devenir dingue. Ou alors, rassembler ses esprits et son énergie pour mettre en œuvre tout ce qui est possible et faire en sorte que les choses se passent comme elles devraient se passer.

“Le recours direct permet aux experts laissés pour compte de pouvoir vivre dignement de leur métier, de pouvoir déclencher et lever les VE, de pouvoir payer des charges, des taxes, investir, créer de la richesse, embaucher.

“Le recours direct permet aux assurés d’être traité de manière équitable, sans devoir mettre systématiquement la main à la poche pour compenser les refus abusifs opposés par les experts d’assurances qui doivent réduire par tous les moyens leurs coûts sinistres, au risque de mettre en danger la vie des usagers des voies ouvertes à la circulation (baisse du coût sinistre = augmentation du risque en matière de sécurité routière), ou pour racheter des véhicules car la VRADE (valeur du véhicule à dire d’expert) est nettement trop basse pour permettre à l’assuré de racheter un véhicule similaire au sien.

“Fini les secrets de polichinelles. Trop, c’est trop. Tout cela a été possible grâce à la génération d’expert qui nous a précédés. Nous ne serons pas la génération sacrifiée, soyez-en certains ; nous changerons les choses, pour nous et pour les générations suivantes. Ce qui est certain, c’est que ça ne fait que commencer.

Expert réellement indépendant

(*) Ce choix a d’ailleurs suscité un autre débat récent dans nos colonnes

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (13 votes, moyenne : 4,62 sur 5)
Loading...

5 Commentaires concernant “Recours direct : le passionnant « débat d’expert » de nos lecteurs !”

  1. Bravo à « expert réellement indépendant » !
    Voilà un parler vrai qui se fait rare…; vive le libre choix de l’expert par l’assuré, mais c’est un combat qui va être dur à mener tant la profession est verrouillée par les assureurs, quoiqu’en disent certains…
    c’est sûrement aux experts indépendants de porter ce combat qui va être long et semé d’embûches, quand on voit le temps mis par les réparateurs pour obtenir ce libre choix…
    Nous sommes tous passés par l’expertise assurance, nous savons tous ce qu’est la réalité (pression des statistiques, chantage déguisé,…).
    A l’inverse, Phil, je ne comprends pas trop ce que vient faire la CNEA dans le recours direct !!!
    Cela n’a rien à voir avec les experts et le CNEA, c’est la Loi qui doit s’appliquer pour tous.
    Le Code Civil et le Code des Assurances prévoit l’utilisation du recours direct…; donc, il n’y a pas lieu de polémiquer et les tribunaux ont d’ailleurs tous confirmé le droit d’un assuré d’utiliser le recours direct !
    100 % de condamnation, ce n’est pas rien…; que cela dure deux ans n’a aucune importance, le dernier jugement a enfin reconnu la résistance abusive de l’assureur et le fait payer en conséquence !
    C’est pour cela qu’il faut faire connaître le recours direct, pour que tous les experts (du moins ceux qu’ils le veulent) puissent en faire de plus en plus…

  2. La profession évolue. La commission de discipline revient, appuyée cette fois-ci par la volonté du Ministère de tutelle. Elle aura comme base le code de déonthologie mis en place par l’ANEA et le CFEA et qui est en passe de devenir un décret. Ce code comporte des articles qui permettront aux plus courageux d’avoir des armes pour se rebiffer… A condition que la profession sache s’unifier….

    • Phil l'Indépendant / 24 juin 2016 á 22 h 06 min / Répondre

      La profession évolue trop lentement, à cause entre autre d’un code déontologique (écrit par certains experts auto trop ambigus et ambitieux…) qui est au Code de la Route ce que la convention IRSA (1996) est à la loi Badinter n°85-677 (1984)… En d’autre terme, un « frein! »…
      C’est à dire, d’une valeur très relative (voire subjective pour ne pas dire intéressée) et qui n’a qu’une seule valeur : interprofessionnelle … (expert / assureur / voire réparateur) … sans commune mesure avec les intérêts majeurs à préserver de la victime ! (Badinter) …
      Pour que ce système perverti change, il faut que dans un premier temps tous les dossiers de recours direct aillent en commission disciplinaire (CNEA) qui statuera comme il se doit face à la règlementation en vigueur, et dans un deuxième temps, laisser le libre choix des intervenants professionnels aux propriétaires des véhicules endommagés, responsables ou non de leur sinistre …
      C’est une prise de conscience et de responsabilité générale qui n’est malheureusement pas à la porté de tous pour diverses raisons : intellectuelles, sociales, financières, etc…
      A bon entendeur, Salut !

      Phil.

  3. Bonjour
    Hélas, le discours de notre cher V1sang sent bon celui de l’assurance ou d’experts affidés cherchant à tout prix à dénaturer cette procédure qui permet aux experts indépendants et aux réparateurs libres de reprendre un peu de liberté dans le travail.
    Il est aujourd’hui très dur de pouvoir travailler sans être sous pression dans ce métier et c’est une triste réalité. Nous espérons tous que cela va changer et que la place de l’expert comme technicien -et non plus comme comptable- sera retrouvée.
    Le recours direct va dans ce sens et c’est très bien.
    Bon courage à tous ceux qui luttent!!!
    David

  4. Phil l'Indépendant / 24 juin 2016 á 7 h 00 min / Répondre

    Bonjour à tous,
    100% d’accord avec toi, bravo et merci de le répéter !!!
    Ce n’est pas dans la revue Cheval Mécanique (NdlR: la revue de l’ANEA) que nous aurons la possibilité de débattre comme ici dans vos colonnes ! Un grand merci à Après-Vente-Auto.com.
    Pas seulement les miettes pour les indépendants (les vrais), mais tous les types d’expertises en automobile y compris d’assurance en laissant le choix principal à l’assuré, victime ou non, comme la loi le mentionne …
    Par ailleurs, à l’issu de chaque recours direct positif pour la victime, et il y en aura de plus en plus…, il faut frapper fort en déposant un dossier de recours auprès de la Commission Nationale des Experts en Automobile (CNEA lorsqu’elle sera réactivé et c’est pour bientôt…). C’est une Commission Disciplinaire, pour demander l’application de sanctions contre les experts complices de ce dictat des assureurs, par exemple : le pseudo statut « d’expert conseil » de Cie d’assurance qui font la pluie et le beau temps pour ne pas dire des ravages aux seins des petits cabinets d’expertises complices … (turn over, burn out, etc.) Par exemple : les « statistiques de coûts moyens sinistre » (qui met en concurrence déloyale les cabinets d’expertises) = chantage à la baisse des coûts de réparations et qui dessert non seulement la victime d’un sinistre mais aussi le réparateur… Ces attitudes sont contraires à l’ensemble des alinéas de l’article L.326-6 du Code de la Route… et sans parler des divers codes déontologiques arrangés à la sauce de chacun de ses auteurs…
    Il est grand temps de faire du ménage… et de faire appliquer la règlementation en vigueur…
    A bon entendeur salut.
    Phil.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


*