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Nobilas et les carrossiers (suite): les fondements de la fronde…

NDLR: depuis cet article, le « feuilleton Nobilas » s’est accéléré… Pour retrouver tous nos derniers articles, cliquez ici

Notre récent article sur le site météorique «anti-Nobilas» a suscité beaucoup de réactions, souvent émotionnelles et subjectives, de carrossiers mécontents de l’apporteur d’affaires. Mais il a aussi provoqué quelques remontées d’informations troublantes…

Que n’avons-nous pas reçu comme emails, coups de fils et fax suite à notre récent article sur «la brève histoire du site pétitionnaire « niNobilas-nisoumise…« ». Il y en a apparemment beaucoup, des carrossiers mécontents de Nobilas. Des carrossiers qui nous ont ainsi fait parvenir moult documents, parmi lesquels certains textes qui émaillaient le site défunt «niNobilas-nisoumise». Evacuons d’entrée cette partie du « dossier » : nous avons hésité puis finalement renoncé à publier des «morceaux choisis» du contenu du site. A leur lecture, une évidence saute aux yeux : le ton était parfois aussi passionnel qu’excessif et trop souvent diffamatoire. Une forme discutable qui a effectivement pu justifier qu’Alexandre Cervini, le patron de Innovation Group/Nobilas, ait souhaité déposer plainte et voulu faire fermer le site.

Des méthodes contestées
Mais ces multiples réactions nous ont aussi aidés à mieux comprendre le fond de l’indiscutable fronde «anti-Nobilas». Evidemment, la pression de Nobilas est forte et peut justifier des ressentiments. Evidemment, cette pression peut être légitimée par le fait que, comme nous l’expliquait Alexandre Cervini la semaine dernière, Nobilas est «le seul acteur à garantir un volume à l’année ; un tel engagement nous autorise aussi à exiger en retour de nos réparateurs». Et reconnaissons en préambule qu’en ces temps difficiles, Nobilas n’est pas le seul apporteur d’affaires qui ait tendance à profiter d’une position de « concentrateur et redistributeur de business » envers des carrossiers de plus en plus affamés.

Reste que dans plusieurs compartiments du jeu, la tête de réseau n’est semble-t-il pas exempte de reproches. Relationnellement parlant, elle ne fait pas toujours dans la dentelle et utilise même des moyens qui semblent parfois contestables. Elle n’hésite pas par exemple à punir en suspendant des livraisons de sinistres pendant 7 jours, 10 jours, 15 jours ou plus. Et la tête de réseau pratique à l’occasion des résiliations « à la hache » qui, si elles restent possiblement justifiées sur le fond, sont indiscutablement brutales, voire parfois inutilement vexatoires.

Enfin, de nombreux carrossiers s’interrogent sur la variabilité des conditions consenties. Dans une même ville, un adhérent du réseau doit facturer à moins de 47 euros alors qu’un voisin remporte des voitures Nobilas à près de 60 euros de l’heure. Il y a bien sûr toujours des jaloux ; mais un tel écart de 23% se justifie-t-il vraiment entre deux carrossiers d’un même réseau et d’une même localité, même s’ils n’ont pas la même histoire et ne boxent pas dans la même catégorie ?

Des documents étonnants
Mais au-delà des quelques témoignages potentiellement subjectifs, il y a aussi ces documents très factuels qui nous ont interpellés.

Commençons par celui qui égraine les montants vertigineux des pénalités qui s’imposent aux carrossiers du réseau ne respectant pas les clauses de fidélité définies avec la centrale d’achat de Nobilas. La règle est la suivante : le carrossier doit y acheter pour l’équivalent de 15% du chiffres d’affaires apporté par Nobilas ; s’il ne le fait pas, ces pénalités peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros à l’année !

Dans l’absolu, pourquoi pas ? Sauf que les carrossiers semblent nombreux à s’insurger, preuves chiffrées en main, d’être ainsi obligés d’acheter la peinture ou les consommables proposés par la centrale d’achat de l’apporteur d’affaires plus cher que le marché. «D’autres plateformes de gestion exigent aussi des engagements de volumes ; mais c’est gagnant-gagnant. Leurs centrales d’achats négocient des prix au moins identiques aux conditions du marché, voire même avantageuses en proportion des volumes, ce qui n’est pas le cas avec Nobilas», s’agacent plusieurs carrossiers…

Autre document étonnant : cette récente circulaire aux membres du réseau qui annonce que depuis le 1er décembre, la peinture est facturée depuis la Belgique. Rien de géographiquement discutable a priori, si ce n’est la conclusion ambigüe de la dite circulaire qui précise que «de plus, vous aurez des factures avec prix hors TVA car nous sommes situés en Belgique, donc intracommunautaire». Ainsi formulé, le texte ressemble presque à une incitation à peine voilée « d’étouffer » la TVA. «Nous encouragerait-on à frauder pour réduire de facto les surcoûts de nos obligations d’achat ?», s’amuse un carrossier qui préfère croire à une très maladroite formulation totalement exempte de malignité…

Plus troublante encore, ce document qui matérialise, sur une facture explicite, des pénalités négociées à la baisse par un fournisseur de la centrale et acquittables… dans une banque d’Andorre. Nobilas tiendrait-il certains de ses fournisseurs moins « serré » que ses carrossiers ?

Enfin, on peut comprendre que les carrossiers du réseau aient du mal à accepter le récent diktat qui, à partir de janvier, va imposer à tous de faire éditer les bulletins de paie de leurs entreprises par une société désignée par Nobilas et ce, pour 18 euros le bulletin… Ils ont certes légalement obligation à détailler leur masse salariale ; mais pourquoi les obliger contractuellement à passer par une seule société ?

Toutes ces questions, nous voulions aussi les poser hier à Alexandre Cervini. Mais il n’a pas jugé utile de nous rappeler. Il est encore temps…

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5 Commentaires concernant “Nobilas et les carrossiers (suite): les fondements de la fronde…”

  1. Je souhaiterais être rappelée car j’envisage de racheter une carrosserie à Bergerac Route de Bordeaux et je suis à la recherche d’un associé.

    Respectueusement vôtre.
    F. FAVIER.

    Tél : 0622761965

  2. Bonjour

    comment es la procedure pour avoir un agrement pour la carosserie

    Merci

  3. C’est l’intermédiaire le plus cher de France, Nobilas. A force de pied de facture, les professionnels sont usés, et beaucoup ont quitté ce rapace. Il reste les réparateurs étranglés par les prêts qui voient en Nobilas la solution pour se sauver. Le délai de paiement de Nobilas est parfois gigantesque (14 mois) ce qui fait que les structures sont étouffées, en cas de départ prématuré, les encours ne sont pas réglés.
    Une bien belle avancée, ce machin!

  4. DGCCRF!!!!! ENVOYER LES DOCUMENTS SUR LA TVA A LA DGCCRF AU IMPÔTS A LA FNAA QUI SE FERA UN PLAISIR COMME POUR LES VÉHICULES D’IMPORT D’ENVOYER TOUT CE BEAU MONDE DEVANT LES TRIBUNAUX.
    travaille plus pour rien gagner et ferme-la. Sinon, nono bilas va te punir…

  5. nous passons tous pour les vilains petits canards. mais lorsqu’on vous dit que tout vas bien et que vous ne faite pas partie des gens avec lesqels on ne veut plus travailler et que du jour au lendemain on vous jette comme un malpropre sans aucune explication, il y a de quoi être en colère. Quand en plus, le commercial dont je tairai le nom ,qui vous flattait il y a 2 mois, vous critique chez vos confrères en espérant leur vendre leur contrat…

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