Inscription à la news letter
Notre magazine

Taux horaire de M.O. carrosserie: comment la « vraie-fausse » augmentation annuelle menace tous les pros

Le problème : les carrossiers ont l’injuste réputation d’appliquer un taux horaire élevé et dopé par des augmentations annuelles supérieures à l’inflation. Une fausse réputation qui peut menacer tous les réparateurs, carrossiers ou non. La solution ? Que les carrossiers mettent fin au référentiel du taux horaire affiché en révélant leurs taux imposés. Cela vaut bien un nouvel « appel à témoins », même anonymes…

Aussi officiels et référentiels soient-ils, les chiffres couramment admis dans la profession sont parfois en trompe-l’œil. Témoins, ceux concernant la main d’œuvre en carrosserie selon SRA. Année après année, l’organisme constate en la matière «une augmentation souvent supérieure à l’inflation» et l’année 2012 n’a pas fait exception à la règle. «La variation annuelle de 3,7%reste importante comparée à celles de l’inflation et de l’indice INSEE», souligne l’organisme dans sa dernière note de conjoncture qui en page 5, rappelle que l’inflation, elle, n’excédait pas 1,9% en 2012.

Les « vrais-faux » chiffres
Ces chiffres ne sont pas faux : le très sérieux organisme suit scrupuleusement l’évolution des taux de main d’œuvre affichés par les carrossiers panélisés. Mais c’est justement là que le bât blesse : ces chiffres ne sont que théoriques. Car comme le précise la même page 5, il s’agit effectivement de «ceux affichés (NDLR : souligné dans le texte par SRA) et déclarés par les réparateurs. Les majorations constatées ne sont pas toujours celles répercutées, à cause des conditions commerciales spécifiques». En clair : ce ne sont ni les vrais taux, ni les vraies évolutions.

Ce n’est certes pas neuf. En réparation-collision, 90% au moins des entrées-atelier se font à des tarifs négociés par les donneurs d’ordres, des tarifs officieux, au final bien en-deça du tarif de façade. A Paris par exemple, ce carrossier sous panneau d’un constructeur français affiche fièrement son taux horaire carrosserie de 85 € TTC. Mais il explique, facture venant d’une grande plateforme de sinistres à l’appui, devoir accepter d’indispensables volumes à 48 € en moyenne. Et que dire de cet autre carrossier de province qui accepte à 35 € HT l’heure un business qu’il espère pourtant à 60 € TTC, son tarif «de façade»… «Et croyez-moi, explique le carrossier parisien, il y a peu de chance que je puisse espérer répercuter autre chose en 2013 que la misérable inflation annuelle»…

Et ce peut être bien pire : quand on redescend dans les 57 confessions issues de notre appel à témoignages de carrossiers en 2010, on en retrouve qui acceptaient alors, contraints et forcés, des taux à 25 euros HT…

Le beau rôle aux assureurs
Mais si ce n’est pas neuf, cela pose en revanche un problème de lisibilité du marché : l’activité de réparation-collision trouve dans ces chiffres de SRA une partie de sa fausse réputation de cherté. L’augmentation annuelle constatée par l’organisme, aussi irréaliste soit-elle, se trouve ainsi gravée dans le marbre année après année. Un marbre qui plombe l’ambiance si on reste à la surface des chiffres officiels : +3,3% fin 2010, +4% fin 2011 et maintenant +3,7% ! En pleine crise du pouvoir d’achat ! De quoi permettre notamment aux assureurs de se draper à bon compte dans leur vertueuse cape de «chevalier blanc des consommateurs» et d’entretenir leur légende. En substance : « Vous voyez bien : si nous n’étions pas vigilants et laissions faire les carrossiers, allez savoir quelle explosion des coûts ils nous imposeraient« …

Même l’Autorité de la concurrence s’est laissée prendre. Dans son rapport du 8 octobre dernier, elle s’émerveillait de voir «les assureurs [parvenir] à négocier des taux horaires très inférieurs aux taux horaires pratiqués sur les autres segments de l’entretien-réparation. Ils négocient également des remises ou des commissions pour apport d’affaires proportionnelles au chiffre d’affaires réalisé par les réparateurs avec les assureurs» (voir «Enquête sectorielle sur l’après-vente: la main d’œuvre en danger?»).

Les carrossiers piégés
Le problème qui en résulte pour les carrossiers est cruellement double :

  1. leurs protestations contre les pressions tarifaires des donneurs d’ordres sont du coup assez inaudibles puisque, «preuve» SRA à l’appui, ces derniers apparaissent plus comme agents régulateurs au service des consommateurs que comme abusant de leur position dominante ;
  2. concomitamment et parce qu’ils n’ont pas la main sur les taux horaires imposés par les donneurs d’ordres, les carrossiers essaient de se refaire sur la maigre activité du hors assurance… en affichant un taux « officiel » plus élevé et en lui infligeant un taux d’augmentation annuel susceptible de compenser ce qu’ils perdent dans les négociations trop souvent unilatérales !

Résultat : les carrossiers se retrouvent pris à leur propre piège et le système pervers s’auto-alimente. Car si le différentiel s’accroît entre taux horaire réel et taux horaire «rêvé», seul ce dernier est officiellement retenu.

Un risque de contagion à l’entretien-réparation
Mais est-ce seulement le problème des carrossiers ? Pour l’instant, oui. Mais pour l’instant seulement car la même logique peut, à court ou moyen terme, s’imposer à l’ensemble des réparateurs.

On sait que, forts de ce qu’ils ont obtenu sur le marché de la réparation-collision et forts de leur réputation de «croisés du pouvoir d’achat», les assureurs reluquent avec une gourmandise croissante le potentiel de « l’entretien-réparation assuré » (voir «Les assureurs bientôt sur le marché de l’entretien-réparation ?»). Des expériences telles que l’assurance panne pièces et main d’œuvre de la GMF (qui appartient à Covea(*), le « boss » de l’assurance auto en France) vont évidemment se généraliser et pourquoi pas s’étendre à l’assurance-entretien.

Dès lors, pas besoin d’être grand clerc pour imaginer un avenir où les assureurs dupliqueront massivement dans l’entretien-réparation la même règle du « toujours moins cher » rodée avec succès en réparation-collision. Avec les mêmes effets sur la paupérisation des taux de main d’œuvre. Et avec la bénédiction aveugle des associations de consommateurs et des pouvoirs publics…

Appel à témoignages
Une solution ? Que les carrossiers révèlent leurs vrais taux de main d’œuvre et que leurs organisations professionnelles les compilent pour mieux les expliquer aux pouvoirs publics anesthésiés par les « bons résultats » des assureurs.

Allez : nous lançons un nouvel appel à témoins auprès de nos lecteurs-carrossiers, cette fois pour qu’ils nous transmettent le taux minimum imposé et le taux « officiel » affiché. Promis : comme à l’habitude, nous publierons le résultat en respectant votre anonymat si vous le souhaitez et nous le transmettrons aux organisations professionnelles concernées. C’est très simple : racontez-nous ça grâce à la fonction « Ajouter un commentaire » ci-dessous. Ou en envoyant un mail à [email protected]. Et précisez si vous êtes RA1, RA2, carrossier sous enseigne ou carrossier indépendant…

(*) En 2011, Covea (MAAF, AM, GMF et MMA) cumulait quelque 9,7 millions de véhicules assurés au total. soit, à en croire les statistiques du GiPA, un parc qui pèse quelque 11,6 millions d’entrées-atelier par an, c’est-à-dire… 30,6% des 38 millions d’entrées-atelier, tous véhicules de tourisme confondus, comptabilisées en France en 2011 par le même GiPA…

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (2 votes, moyenne : 3,00 sur 5)
Loading...

20 Commentaires concernant “Taux horaire de M.O. carrosserie: comment la « vraie-fausse » augmentation annuelle menace tous les pros”

  1. bonjour j’ai lu vos commentaires
    pour parler franchement: travailler en-dessous de 48 EUROS HT, IL FAUT QUE VOUS M’EXPLIQUIEZ COMMENT VOUS GAGNEZ DE L’ARGENT ENTRE LES CHARGES, LES OUVRIERS, LES PRODUITS PEINTURE, LA LOCATION DU LOCAL, ETC.

    VOUS NE GAGNEZ RIEN! JE NE DIS PAS CA POUR EMBÊTER, BIEN AU CONTRAIRE: JE VIENS DE VENDRE MON GARAGE, JE L’AI TENU PENDANT 32 ANS. FAIRE LE LARBIN DES ASSUREURS OU DES CLIENTS QUI VEULENT DU TRAVAIL PARFAIT POUR PAS CHER A 35 EUROS DE L’HEURE OU 100 EUROS L’ÉLÉMENT, CA NE SERT STRICTEMENT A RIEN, A PART REPOUSSER VOTRE CHUTE.

    QUAND ON TRAVAILLE, ON DOIT FAIRE DU BON BOULOT. A 35 EUROS DE L’HEURE, CECI EST IMPOSSIBLE. SI VOUS Y ARRIVEZ, RÉSULTAT DES COURSES: VOUS N’AVEZ RIEN GAGNÉ.

    SI VOUS DEVEZ REFAIRE UN VÉHICULE POUR UN CLIENT QUI N’EST PAS CONTENT, CE QUI N’AI PAS IMPOSSIBLE DANS NOTRE MÉTIER,
    ALORS LA, VOUS AVEZ TOUT GAGNÉ!

    J’AI CONNU DES CARROSSIERS QUI ONT OUVERT EN SEPTEMBRE 2010, QUI TRAVAILLAIENT A L’ÉLÉMENT EN MOYENNE 95 HT. ILS AVAIENT ÉNORMÉMENT DE BOULOT. ILS ONT FERMÉ EN JANVIER 2013 CAR ILS N’AVAIENT PAS COMPRIS QU’IL VAUT MIEUX FAIRE 1 LATÉRALE A 800 EUROS QUE 10 ÉLÉMENTS A 950…

    EN BREF, VOUS TRAVAILLEZ, C’EST POUR OBTENIR QUELQUE CHOSE A LA FIN. IL Y A LE PLAISIR DE TRAVAILLER ET VOUS TRAVAILLEZ POUR RIEN.

    RÉVEILLEZ-VOUS LES JEUNES!!!!!!!!!!!!!!!!!

    • je suis complétement d’accord avec vous! c’est grâce à des tarifs comme ça que mon père a fermé son garage! avec des garages qui pensent que les assurances vont leur faire un putain de roulement ! ils se trompent ! c’est bien évident qu’ils vont fabriquer leur chute !
      Mathieu BARRA !

  2. ­C’est avec un grand intérêt que j’ai lu votre article sur les acteurs de la réparation collision. Aujourd’hui, mon fils a pris ma succession au garage et j’ai conservé la gérance de 2 centres de contrôles techniques.

    ­Nous sommes bien sûr confrontés aux mêmes problèmes, et mon fils avec juste raison, n’a pas souhaité conserver d’agrément. En 2010, un ouvrier du garage, assuré chez Pacifica, partenaire du crédit agricole, se voit interdire de faire remplacer son pare brise par nos soins. On lui impose un carrossier agréé situé à 23 Km du garage.

    Je vous joins le courrier salé que nous avons envoyé à la direction du crédit agricole qui n’a jamais répondu.
    ([b]NDLR:[/b] voir la page 1: [url]http://apres-vente-auto.com/images/stories/FEVRIER_2013/courrierpage1.pdf[/url]
    voir la page 2: [url]http://apres-vente-auto.com/images/stories/FEVRIER_2013/courrierpage2.pdf[/url])

    ­Les assureurs banquiers (ou banquiers assureurs) roulent sur du velours. Les esclaves experts font supporter aux esclaves carrossiers le poids de l’épée de Damoclès suspendue sur leur tête, et gare aux courroux du maître assureur, qui, devant un tel succès et toute absence de résistance, soumettra bientôt des esclaves réparateurs comme vous l’avez fort justement souligné, ils devront travailler pour des prix dérisoires en attendant leur mort inéluctable. Et il ne faudra surtout pas attendre une quelconque aide de l’état plus enclin malgré la crise à verser des centaines de millions d’euros à des buralistes marchands de cancers qui n’en avaient même pas besoin.

    ­Votre article est courageux, et nous suggérons que votre journal a la capacité de fédérer une pétition (que vous avez évoquée) allant dans le sens de l’interdiction par les assurances de distribuer des agréments, laquelle pétition pourrait être remise auprès de la commission de Bruxelles par vos soins.

    ­Cette pétition n’irait pas seulement dans l’intérêt de nos professions, mais aussi dans celui des assureurs qui, aveuglés par des gains dantesques réalisés grâce à des professionnels avilis, ne voient pas poindre un mécontentement grandissant qui finira par se retourner contre eux.

    ­Les acteurs que nous sommes sont bien conscients que les belles années sont derrière nous, mais l’attitude de certaines compagnies frise l’insolence et si cette situation empire nous voudrons restaurer notre dignité et redresser la tête, toute action appelle une réaction proportionnelle à son intensité. Alors, un peu de respect messieurs les assureurs…
    Cordialement.
    [b]Mr HUGUENIN[/b]

  3. [quote name= »jCarrosserie jpv »]Bonjour,
    pourquoi le taux d inflation national guiderait il nos taux d’augmentation annuels ?(chez nous, 4 ou 5%/an)
    Les % du prix du gaz/des logiciels/appareil de diag/n’ont rien à voir avec le panier de la ménagère

    Que les ateliers agréés arrêtent de pleurer: ils sont ravis quand je leur ramène,le lendemain, une auto accidentée que j’ai été dépanner dans la nuit.

    Grâce à eux, je ne peux pas la garder…
    Comme dit une plateforme d’assureurs: « les véhicules passeront devant 4 ou 5 de vos collègues pour être réparés chez vous »…. belle mentalité.
    Ayez au moins la décence de vous faire discrets sur une situation que vous avez provoquée. En rêvant de prendre le travail du voisin à n’importe quel prix, on s’expose à de petits désagréments. Le marché de la réparation se ferait quand même sans qu’aucun de nous soit agréé.

    Arrêtez de pleurer et virez toutes ces plateformes nostalgiques des champs de coton.
    Bon courage[/quote]

    Eh oui, vous (les carrossiers agréés) mangez la confiture. Et vous vous étonnez d’avoir les doigts qui collent!!!

  4. [quote name= »Nucera »]Bonjour à tous,
    Comme vous, je suis patron d’une petite entreprise de carrosserie, et je tiens à témoigner de l’injustice que nous subissons dans notre métier, à savoir:
    – que la dévalorisation de notre métier et croissante;
    – que nous somme attaqués de toute part, nous forçant à travailler à perte.

    Pour ma part, je ne suis pas agréé, car à chaque fois que j’ai fait une demande, on m’expliquait en clair qu’il y avait soit trop d’agréés dans mon secteur, soit que je n’avais pas assez de surface dans ma carrosserie, si bien que je me débrouille seul en misant sur le bouche à oreille.

    Ce n’est pas facile car les clients potentiels sont détournés par les assureurs qui font travailler à bas prix leurs agréés.

    Je pose donc plusieurs questions aux pouvoirs publics:

    A quand la fin du monopole des assureurs?

    Pourquoi ne pas faire de publicité officiel sur le libre choix du client pour choisir son réparateur?

    Pourquoi ne pas tout simplement interdire les agréments dans la réparations automobile, afin d’éviter la destruction de notre beau métier?

    Il faut savoir que notre secteur d’activité est en grand danger, bien sûr à cause de la crise, mais surtout à cause de ce système mis en place par les financiers: mettre en place une activité
    d’esclavage pour s’enrichir.

    Je mets aussi les loueurs dans le même panier qui ont le même principe d’esclavage.

    Je le répète: ce métier de la réparation automobile et en danger, et c’est à nous de réagir ensemble avec l’appui -s’ils veulent bien le comprendre- des pouvoirs public. Des milliers d’emplois sont en jeux.

    Nous avons le savoir-faire et non pas les assureurs ou les loueurs qui nous disent comment travailler. Nous devons nous imposer à eux.

    Seul on ne peut rien; mais ensemble, on peut tout![/quote]

    Je n’aurais pas écris mieux. Je le dis et le redis. Lâchez les agréments. La profession n’ira que mieux. Et nos relations entre nous également. Car il faut avouer que malgré les apparences, elles sont tendues.

  5. [quote name= »FAURE Pascal »]Le serpent qui se mort la queue! Vous êtes responsables de cette situation par l’appât du gain et le « chacun pour soi »! je suis carrossier depuis l’âge de 16 ans; aujourd’hui à 52 ans, j’ai vu évoluer notre beau métier, techniquement! Vivement la retraite…[/quote]

    je suis entièrement de votre avis

  6. Mes taux Horaires :

    T1 56.00 HT
    T2 61.00 HT
    T3 66.00 HT
    IP 45.00 HT

    Je n’ai aucun agrément. Et je ne négocie avec personne. Si j’ai un cadeau à faire, c’est au client. Car je rappelle à mes confrères que les apporteurs d’affaires, ce sont les clients à qui appartiennent les véhicules et non l’assureur.

    Ainsi que le fait d’avoir des agrément n’augmente pas le nombre de sinistres.

    Sachez aussi, chers confrères, que les véhicules que vous récupérez à moindre coût sont ceux de vos confrères qui, eux, vous récupèrent les vôtres (A moindre coût aussi). Donc opération nulle. Sauf pour l’assurance qui se joue de vous! Je passe sur les véhicules de prêt. Ainsi que sur le temps que vous passez à aller chercher le véhicule accidenté!!

  7. Eh bien voilà! A force de laisser faire les assureurs, voilà où on en est!!! Fallait pas accepter les agréments tels qu’on nous les présentait… C’était couru d’avance qu’on serait leur larbins et qu’on serait les dindons de la farce!!!!

    Il n’est pas trop tard, mais il faut vite dire stop et pour une fois être solidaires… C’est à dire penser profession et non intérêt particulier!!! Si tout le monde s’y met, ils n’auront plus qu’à faire appel aux auto-entrepreneurs!!!

    Bon courage et tenez bon. Moi, ça fait 26 ans que je suis indépendant et je suis toujours là et bien là!!!

  8. [quote name= »car story »]…vu qu’une loi est sortie pour protéger le libre choix du réparateur pour les assurés, ils sont coincés[/quote]
    Pour info, la loi sur le libre choix du réparateur n’a pas encore été votée et doit être représentée devant le Parlement durant la session prochaine dans le cadre de la discussion sur la protection des consommateurs. Et d’ailleurs, les assureurs ont déjà commencé leur lobbying pour éviter que le libre choix ne soit promulgué. Nous vous tiendrons évidemment au courant…
    [b]La rédaction[/b]

  9. Bonjour,
    pourquoi le taux d inflation national guiderait il nos taux d’augmentation annuels ?(chez nous, 4 ou 5%/an)
    Les % du prix du gaz/des logiciels/appareil de diag/n’ont rien à voir avec le panier de la ménagère.

    Que les ateliers agréés arrêtent de pleurer: ils sont ravis quand je leur ramène,le lendemain, une auto accidentée que j’ai été dépanner dans la nuit.

    Grâce à eux, je ne peux pas la garder…
    Comme dit une plateforme d’assureurs: « les véhicules passeront devant 4 ou 5 de vos collègues pour être réparés chez vous »…. belle mentalité.
    Ayez au moins la décence de vous faire discrets sur une situation que vous avez provoquée. En rêvant de prendre le travail du voisin à n’importe quel prix, on s’expose à de petits désagréments. Le marché de la réparation se ferait quand même sans qu’aucun de nous soit agréé.

    Arrêtez de pleurer et virez toutes ces plateformes nostalgiques des champs de coton.
    Bon courage

  10. BONJOUR A TOUS,

    je n’ai jamais eu d’agrément et je n’en veux pas! On peut travailler sans eux en tenant les assurances par les c…, il suffit d’avoir de la clientèle fidèle et tout est possible.

    Cela vous permet de travailler au taux qu’il vous est nécessaire pour survivre et de toute façon, vu qu’une loi est sortie pour protéger le libre choix du réparateur pour les assurés, ils sont coincés, même si il s’en cachent de le dire, alors ne les laissez pas gérer votre taux horaire, en sachant qu’il nous serre déjà la vis sur les temps de réparation. Ce ne sont pas eux qui font le boulot.

    Mes taux actuels sont de T1 et T2: 48€ HT et T3: 62. Ingrédient op: 30; vernis: 32 et nacre: 36. Je pense que ces tarifs sont tout à fait honorables aujourd’hui, compte tenu du prix des matières premières pour pouvoir travailler correctement.

  11. Je n’ai plus d’agréments depuis 5 ans. Mes taux de facturations actuel sont: T1: 39,80ht; T2 54,35; T3: 63,80. Produits de peinture: 33.10; nacre: 42.70.
    Seul souci: les clients sont souvent obligés d’insister auprès de certaines compagnies pour que je puisse réparer leur véhicule; même mon banquier est prêt à détourner les clients…

  12. Bonjour à tous,
    Comme vous, je suis patron d’une petite entreprise de carrosserie, et je tiens à témoigner de l’injustice que nous subissons dans notre métier, à savoir:
    – que la dévalorisation de notre métier et croissante;
    – que nous somme attaqués de toute part, nous forçant à travailler à perte.

    Pour ma part, je ne suis pas agréé, car à chaque fois que j’ai fait une demande, on m’expliquait en clair qu’il y avait soit trop d’agréés dans mon secteur, soit que je n’avais pas assez de surface dans ma carrosserie, si bien que je me débrouille seul en misant sur le bouche à oreille.

    Ce n’est pas facile car les clients potentiels sont détournés par les assureurs qui font travailler à bas prix leurs agréés.

    Je pose donc plusieurs questions aux pouvoirs publics:

    A quand la fin du monopole des assureurs?

    Pourquoi ne pas faire de publicité officiel sur le libre choix du client pour choisir son réparateur?

    Pourquoi ne pas tout simplement interdire les agréments dans la réparations automobile, afin d’éviter la destruction de notre beau métier?

    Il faut savoir que notre secteur d’activité est en grand danger, bien sûr à cause de la crise, mais surtout à cause de ce système mis en place par les financiers: mettre en place une activité
    d’esclavage pour s’enrichir.

    Je mets aussi les loueurs dans le même panier qui ont le même principe d’esclavage.

    Je le répète: ce métier de la réparation automobile et en danger, et c’est à nous de réagir ensemble avec l’appui -s’ils veulent bien le comprendre- des pouvoirs public. Des milliers d’emplois sont en jeux.

    Nous avons le savoir-faire et non pas les assureurs ou les loueurs qui nous disent comment travailler. Nous devons nous imposer à eux.

    Seul on ne peut rien; mais ensemble, on peut tout!

  13. Je suis agent et voilà les négociations annuelles que j’applique:
    Barème de main d’œuvre : 81,9 € HT, ramenés à 56,2 €HT avec le BCA et 56,2 €HT avec ALD ;

    Ingrédients peinture : 47,8 € HT, ramenés à 35,7 (BCA et ALD)

    Ingrédients Nacré : 61,4 € HT, ramenés à 35,7 (BCA et ALD)

    60% des expertises sont réalisées par le BCA, lequel négocie pour les donneurs d’ordres qu’il représente. Quand il y a augmentation annuelle acceptée, elle est dans le meilleur des cas égale à l’inflation et la plupart du temps, inférieure…

  14. Bonjour,

    je crois que l’on va bientôt rigoler car les carrossiers indépendants vont mourir à force d’être obligés de pratiquer des taux d’agréments d’assurances qui ne couvrent pas le prix de revient horaire. Ils ne vont donc plus pouvoir investir dans du nouveau matériel technologique, mais les assurances sans moquent: ce qui compte, c’est le coût de la réparation, qu’importe la méthode. Pièces d’occasion? Mais on ne diminue pas la cotisation du client…

    Alors je dis vivement que l’on puisse dire aux assureurs: allez vous faire m… avec vos agréments, car les clients iront réparer dans les marques car les véhicules deviennent de plus en plus compliqués et les indépendants ne pourront plus investir dans le matériel nécessaire à la réparation de demain.

  15. Le serpent qui se mort la queue! Vous êtes responsables de cette situation par l’appât du gain et le « chacun pour soi »! je suis carrossier depuis l’âge de 16 ans; aujourd’hui à 52 ans, j’ai vu évoluer notre beau métier, techniquement! Vivement la retraite…

  16. bonjour

    taux horaire affiché 2012 : 47,00 € HT
    taux MACIF 2012 : 41 € HT + 5% de remise pied de facture

    augmentation consentie pour 2013 : 1,5 %

  17. Notre tarif public est unique soit pour 2012 : 72,30 € HT.

    nous sommes agrées par la MAIF et les taux 2012 sont de :
    T1 : 40,47 € HT – T : 44,30 – TP : 44,30 € HT

    Ingrédients : op 25,07 HT – nacré : 33,22 HT et plus remise de 6% en pied de fact.

    D’autre part aucune augmentation pour 2013.

  18. Bonjour,

    pour réagir à votre article :

    taux MO affiché : 56,6 € HT
    Taux IP affiché : 38,25 € HT

    Taux elexia MO : 39,7 € HT + 5% de remise pied de facture = 37,71 (environ 35% de remise sur le tarif officiel)

    Taux elexia IP : 26,6 € HT + 5% de remise pied de facture = 25,27 (environ 35% de remise sur le tarif officiel)

    De plus elexia a refusée toute augmentation l’année précédente… Sous peine de retirer l’agrément unilatéralement…

    D’autre part, je suis agréé Matmut et comme tous les réparateurs, j’ai reçu ma lettre de résiliation de l’agrément en attendant la mise en place effective de SFEREN. Mais je dois continuer à travailler un an avec l’agrément sans pouvoir demander d’augmentation pour 2013….

  19. Nous augmentons notre taux annuel de 1%
    Et ce depuis 10 ans.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


*