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Charte experts / réparateurs: derrière les nouveautés, quid de sa portée ?

A la fin du mois dernier, les experts indépendants représentés par l’ANEA et les carrossiers, représentés par le CNPA, la FFC Réparateurs et la FNAA, ont signé une nouvelle version de la charte de bonnes pratiques régissant les relations entre leurs métiers…

Le 28 janvier dernier, l’Alliance Nationale des Experts Automobiles (ANEA) et les organisations professionnelles CNPA, FFC Réparateurs et FNAA se sont réunies afin de signer une nouvelle version de la Charte de bonnes pratiques visant à «établir entre eux des relations équilibrées et durables», et à «apporter constamment un service de qualité aux propriétaires des véhicules sur lesquels ils interviennent». Concrètement, elle détaille la conduite à adopter selon les différents cas de figure rencontrés sur le terrain.

Elle vient enrichir la première version de la Charte, signée en 2010 et mise à jour en novembre 2012 du fait de l’introduction de la nouvelle procédure VE. Outre une clause économique réaffirmée (désormais intitulée « Respect de la liberté des prix et rôle économique de l’expert »), elle met en lumière la nécessité de tracer les échanges et de réduire les délais de réponse de la part des professionnels et entend améliorer les procédures alternatives de règlement de litiges. Cette mouture 2014 introduit également la pièce de réemploi.

Un accord mort-né ?
Aussi louable soit-elle dans la volonté affichée par les parties de se rapprocher pour mieux travailler ensemble, les récents développements à la finalisation de la loi Hamon sur la consommation (et plus précisément à la possibilité pour l’automobiliste de choisir librement son réparateur) montrent combien l’application de cette charte de bonnes pratiques risque d’être délicate à mettre en pratique sur le terrain. En effet, certaines dispositions de la charte risquent d’ores et déjà d’être mises à mal alors que la MATMUT vient d’inviter poliment mais fermement « ses » experts à traquer les factures « aux coûts non concurrentiels ». Une note face à laquelle l’ANEA, pourtant invitée à s’exprimer sur ce sujet, demeure dans un mutisme assourdissant. Quid de la liberté des prix du réparateur (point 6 de la charte) ?
Si depuis la première signature en 2010 cette charte des bonnes pratiques entre experts et réparateurs n’a vraisemblablement pas créé autant de mécontentement que celle censée régir les relations entre assureurs et réparateurs, il y a fort à parier que cette version 2014 pourrait avoir plus d’écho…

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1 Commentaire concernant “Charte experts / réparateurs: derrière les nouveautés, quid de sa portée ?”

  1. Bonjour

    Cette charte est inapplicable par les experts au vu de ce que vient d’envoyer la MATMUT/AMF à son réseau d’experts.

    Tout ce temps perdu à tenter de trouver des solutions, réduit à néant. Bravo: elle assure la MATMUT!!!

    Attendons de voir la suite; le pire est sans doute encore à venir!!!

    J’espère que la profession va réagir et refuser de devenir les guignols de ces financiers.

    Bon courage.

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