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2 – Les précisions d’Aliapur sur l’atteinte des quotas

Le commentaire de la Rédaction: C’est l’une de vos questions récurrentes: quels sont ces «quotas» qu’on vous oppose pour justifier les arrêts des collectes? Comment sont-ils calculés? Pourquoi apparaissent-ils brutalement?


3. «On nous dit que les quotas sont atteints. Quels quotas? On nous doit la vérité sur les raisons d’arrêter de collecter».

Réponse d’Aliapur: Cette «vérité» est tout simplement le principe même du fonctionnement d’Aliapur.
Aliapur collecte les pneus usagés sur la base des déclarations de ventes de pneumatiques neufs de l’année précédente: au début de chaque année, la société reçoit une commande très précise du volume de pneus à collecter. En théorie, Aliapur n’a donc pas le droit de prendre en charge un seul pneu de plus que cette commande.
Pourtant, depuis le début de son activité, Aliapur a accepté tous les ans –à sa charge!– un dépassement modéré du volume de pneus usagés à collecter dans les garages et les centres auto, afin de ne pas pénaliser des points de vente dont les espaces de stockage sont souvent très limités. Bien que n’étant pas financés par l’éco-contribution, ces dépassements ont été approuvés par les actionnaires d’Aliapur que sont les principaux fabricants de pneumatiques: Bridgestone, Continental, Dunlop Goodyear, Kléber, Michelin, Pirelli.
Ainsi, entre 2004 et 2009, Aliapur a collecté l’équivalent de plus de 200 millions de pneu tourisme, dont 4,2 millions de pneus collectés en dépassement: cela a généré un surcoût à l’entreprise de plus de 7,5 millions €!
Mais cette situation ne peut plus durer, d’autant que la «triche» (non-paiement de l’éco-contribution) prend désormais des proportions considérables. Depuis 2006, Aliapur demande à l’Etat de faire tout simplement appliquer le Code de l’Environnement, c’est-à-dire de contrôler le paiement de l’éco-contribution et de sanctionner les tricheurs! Hélas, ces appels sont restés sans réponse.
Pour se faire entendre de l’Etat, Aliapur a donc dû employer d’autres moyens: mettre en place des quotas de pneus à collecter dans chaque département et prendre en charge exclusivement le nombre de pneus pour lequel a été versée l’éco-contribution. Pas un de moins, mais pas un de plus.
Nous savons que cette situation est intenable pour les garages concernés et pour nos prestataires en collecte dont les relations avec les points de vente se dégradent.
La situation est tout aussi intenable pour Aliapur, qui ne peut plus assumer le traitement de pneus usagés non financés par l’éco-contribution. Sinon, ce serait mettre en danger toute la filière et remettre en cause le principe de la gratuité de la prestation. Les points de vente se retrouveraient alors dans la même situation qu’avant 2004: ils devraient systématiquement payer pour l’enlèvement de leurs pneus usagés!

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