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Automechanika 2014 – Bosch : priorité à la connectivité

Si l’équipementier allemand ne se départ pas de son traditionnel triptyque «pièces, services et matériels de garage», il entend mettre la priorité à la connectivité, au bénéfice des automobilistes mais aussi des garages…

Bosch

Le leader mondial de l’équipement automobile disposait d’une véritable ville dans la ville sur le salon de Francfort. Sur ses 2 300 m² de stand en effet, il avait même reproduit un garage Bosch Car Service, lui permettant de mettre en avant les dernières évolutions en matière de matériel de garage pour ses différentes marques : ponts Beissbarth, outils de diagnostic Bosch dont la gamme a été complétée avec le portefeuille produit SPX, racheté en 2012, stations de clim Robinair…
Bien sûr les pièces de rechange étaient elles aussi à l’honneur, avec par exemple de nouvelles bougies d’allumage conçues pour supporter les énormes contraintes rencontrées sur le moteur essence à injection directe, ou encore des plaquettes de frein conçues sans cuivre (mais proposant les mêmes standards de performance que des plaquettes de frein traditionnelles), pour répondre à la législation américaine relative aux émissions de particules.
Les pièces reconditionnées étaient elles aussi présentes, avec le process de reconditionnement de calculateurs, qui pullulent dans les véhicules modernes. Outre le gain réalisé en termes d’énergie et de matière première nécessaires à la production des pièces, il s’agit là d’un marché qui ne peut qu’aller grandissant dans les années à venir sur le terrain de la rechange…

Penser les services et l’atelier du futur
Mais le plus important était très certainement ailleurs. Pour Uwe Thomas, président de la division Automotive Aftermarket du géant allemand, l’automobile vit actuellement plus qu’un profond changement : une révolution. «L’importance prise par l’électronique et la complexité croissante des véhicules modernes doit être considérée comme une opportunité». Il a ainsi précisé que «la connectivité ouvre d’énormes perspectives de développement : en traitant et en analysant les données fournies par le véhicule, le professionnel pourra alors effectuer un entretien préventif du véhicule de son client, déceler une anomalie invisible jusqu’ici, et lui éviter une panne». La connectivité va aussi permettre au professionnel de mieux planifier son activité, connaissant en amont les besoins de son client (type de prestation à effectuer, et donc type de pièces de rechange nécessaires).
L’atelier sera lui aussi connecté. Premier exemple de la digitalisation de l’atelier : la réalité augmentée avec le X-ray vision, sorte de « scanner » du véhicule réalisé avec un tablet PC. Au-delà, Bosch travaille activement à ce que les matériels présents dans l’atelier puissent dialoguer entre eux pour éviter par exemple ne serait-ce que des ressaisies, sources possibles d’erreurs, par le réceptionnaire ou l’opérateur. Ouverts, ces nouveaux matériels pourront se transmettre les informations véhicule nécessaires à une intervention sûre, donc de qualité, et dans des délais toujours plus courts. Mais l’équipementier va plus loin : en collectant les données fournies par les véhicules connectés et en les confrontant au passif de l’entretien du véhicule, à des données recueillies par le biais de la gestion des flottes et de l’expertise de l’équipementier sur les systèmes du véhicule, un centre de données va utiliser un algorythme capable de plannifier un entretien personnalisé du véhicule et de délivrer au réparateur une « fiche de soins personnelle » lorsque le véhicule entre à l’atelier !
L’atelier connecté selon Bosch prend définitivement des airs de clinique pour l’automobile…

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