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IDLP quitte la Feda… et passe au CNPA !

Coup de tonnerre dans le petit monde de la distribution de pièces de rechange : IDLP, qui quitte le groupement Précisium à la fin du mois, vient aussi d’annoncer sa décision de partir de la Feda… pour le CNPA ! 

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Fabrice Godefroy, directeur général d’IDLP

Selon notre confrère ZePros, le distributeur IDLP fait actuellement table rase : alors même qu’il s’apprête à quitter l’enseigne Précisium à la fin du mois en annonçant au passage la création d’un nouveau groupement de distribution Alternative Autoparts, c’est cette fois sur le plan syndical qu’il se distingue : IDLP quitte en effet la Feda, fédération des distributeurs à laquelle l’entreprise était adhérente depuis 1993 pour retrouver ses premières amours en réintégrant le CNPA !

Double motivation

Selon les propos du directeur général d’IDLP, Fabrice Godefroy, cette décision aurait deux raisons principales. D’une part, la représentativité des distributeurs jugée par IDLP trop faible au sein d’une organisation professionnelle qui leur est pourtant dédiée, dans le cadre de manifestation du type Club de la Distribution Automobile (CDA) : ce rendez-vous serait devenu trop équipementiers et trop peu distributeurs… Plus largement, c’est peut-être la représentativité même de l’organisation professionnelle qui est pointée du doigt. L’analyse faite par le président Alain Landec en début d’année va d’ailleurs dans ce sens : dans un environnement économique aussi changeant que peu lisible, les distributeurs sont davantage enclins à se reposer sur une structure commerciale et marketing plus ou moins solide que sont devenues les têtes de réseau, que sur un syndicat qui a, au fil du temps, perdu le lien avec les préoccupations quotidiennes du métier…

En second lieu, Fabrice Godefroy explique que le dossier du Diesel, dont il est le porte-drapeau à travers l’association Diéséliste de France, n’a selon lui pas été pleinement appréhendé par la Feda. Et de souligner sa communauté d’intérêt avec le CNPA sur la base de la convention collective dont relève IDLP, qui est celle de la réparation….

Objectif RA1

On peut toutefois s’interroger sur les raisons profondes qui ont poussé IDLP à quitter un vêtement qui, a priori, lui seyait mieux (ou moins mal) que son futur organisme de rattachement, le CNPA. Pourquoi diable partir alors que la Feda met justement en place actuellement tout un organigramme pour dynamiser l’éco-entretien, principal levier de croissance du marché du Diesel ? Pourquoi intégrer une organisation professionnelle sur la base du prisme de la réparation lorsque le gros de l’activité d’IDLP repose aujourd’hui sur la vente de pièces de rechange multimarque, a fortiori maintenant qu’il vient de créer son propre groupement ? Il y a sûrement des choses non résolues, humaines et politiques, remontant à l’époque de la revente de Precisium à L’ensemble Groupauto-Partner’s…

plus pragmatiquement la décision peut-elle aussi se justifier sur un plan économique : à l’heure actuelle en effet, la majorité de ces pièces dites «techniques» restent remplacée dans les ateliers des réseaux constructeurs. Aussi, se rapprocher du syndicat historiquement sur ce segment de professionnels ouvre à IDLP, champion en a matière, des perspectives certaines.

Reste qu’en face les indépendants structurent leur offre en matière de pièce techniques (et surtout de diesel), et se forment à ce type d’intervention. S’ils ne sont pas aujourd’hui majoritaires en volume, leur capillarité, synonyme de proximité avec les clients automobilistes, associée à un parc vieillissant (cible privilégiée des MRA) pourrait bien faire inverser la tendance dans un avenir peut-être pas si lointain…

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