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Autolia renforce ses rangs et réaffirme sa philosophie

Avec l’arrivée d’Alternative Autoparts dans ses rangs, Autolia a réaffirmé sa philosophie fondée sur l’indépendance. Et propose au marché une 3ème voie…

Autolia_logo

Indépendance. C’est bien le maître-mot qui anime chacun des membres d’Autolia, désormais au nombre de cinq depuis l’entrée le 1er avril dernier du nouveau né Alternative Autoparts, et qui rejoint donc l’Agra, TF, Flauraud et TVI. Mais cette indépendance n’exclut pas l’union ; au contraire, tous reconnaissent que dans un marché dominé par la concentration des acteurs, et par la «financiarisation» de ces derniers, seule cette union est capable de garantir à ces groupements de distribution “à visage humain” le maintien de cette si chère indépendance. Et in fine, de leur pérennité.

3ème voi(e)x

Une pérennité qui, en l’état, n’a pas trop à craindre. Aux côtés des deux indéboulonnables leaders du marché que son Alliance Automotive et sa cohorte de distributeurs Groupauto, Partner’s, Precisium et Gefa, sous-tendu par le puissant fonds d’investissement Blackstone, et de l’Autodistribution, fraichement rachetée à TowerBrook par Bain Capital, Autolia apparaît véritablement aujourd’hui comme le n°3 sur le marché français de la rechange indépendante. Une troisième voix, composée d’entreprises familiales, qui cultive savamment sa différence… Car le groupement de groupement apparaît aussi –et surtout– comme une troisième voie possible pour des distributeurs qui auraient sûrement à craindre d’une trop forte bipolarisation du marché, à plus forte raison lorsque ces deux mastodontes de la pièce sont dirigés par des investisseurs adaptes du ROI immédiat ou presque.

Mais Autolia est une troisième voie crédible. Comme une main dont les cinq doigts indépendants les uns des autres agissent de concert pour mailler et servir chacun à leur manière tous les professionnels de l’entretien-réparation présents sur le territoire. Autolia revendique en effet 408 points de ventes, 5 plateformes de stockage offrant une surface cumulée de quelque 62 000 m² et, en région 7 plateformes assurant le dépannage en H+4. Soit des centaines de milliers de références en stock. Et, en aval, un “réseau de réseaux” de 492 réparateurs ralliés sous diverses bannières : 93 garages sous enseigne Proximeca et 13 Point Repar pour l’Agra, 186 garages Club Auto Conseil et 5 Bosch Car Services ‘apportés’ par Flauraud, 94 garages Autofit pour TF, 57 centres et 33 agences aux couleurs de TVI, et enfin 72 Bosch Car Services déployés par IDLP, le co-fondateur d’Alternative Autoparts.

Un maillage déjà honorable, mais qui va sûrement aller grandissant dans la mesure où Alternative Autoparts a d’ores et déjà annoncé le déploiement imminent d’un autre concept de garage multimarque sous l’appellation Technicar, mais encore parce que l’Agra se réinvestit depuis près de trois ans dans le redéploiement de ses deux enseignes un temps laissées en sommeil.

L’union fait la force

En soi, ces chiffres ne veulent pas dire grand’chose. Sauf si on les appréhende à l’aune de négociations toujours plus complexes entre un fournisseur et ses clients… Et en l’espèce, ces plus de 400 points de vente commence à ‘peser’ lourd : Philippe Paillet, directeur des référencements chez Autolia, avance ainsi un CA cumulé d’un milliard d’ € (1,067 précisément). Lorsque l’on disait qu’il s’agissait d’une troisième voie crédible…

Cette puissance de feu est, bien sûr, en premier lieu synonyme de meilleures conditions d’achats pour ses membres. Des membres qui ont en outre l’avantage de ne pas devoir redistribuer les dividendes à d’éventuels investisseurs… L’étape suivante ? Voir plus grand que le théâtre national et pourquoi pas s’appuyer sur Temot International, dont Autolia est membre, pour prendre davantage de poids dans lesdites négos avec les équipementiers. Lorsque l’on sait que tous les membres d’Autolia ou presque proposent une MDD, une rationalisation des fournisseurs de cette dernière alliée aux volumes permettraient à chacun de gagner encore quelques points de marge non négligeables !

Mais les synergies ne devraient pas s’arrêter là : s’il n’est pas question d’unifier les près de 500 garages sous une seule et même bannière –en vertu de la sacro-sainte indépendance des membres d’Autolia–, en revanche tout leur “back office”, digital notamment, pourrait logiquement être lui aussi mutualisé. Autre exemple : à l’heure où la pièce de réemploi s’apprête à entrer par la grande porte dans le marbre de la loi (celle de la Transition Energétique), les membres D2A-Careco et DAPR de TF pourraient s’avérer de précieux alliés pour un IDLP spécialiste de la rénovation des injecteurs et autres pompes common rail.

Un travail de synergies est donc initié, et les pistes de réflexion aussi nombreuses que potentiellement vertueuses. Les premières annonces devraient intervenir le 30 septembre prochain, date de la future convention Autolia à Roissy en France. A suivre…

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