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Feda : une réforme synonyme de reconquête

La Feda s’est réformée en adoptant une nouvelle gouvernance. Objectif : se rendre plus opérationnelle, pour inciter davantage de distributeurs à se fédérer face aux grands enjeux de demain…

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Alain Landec, le président de la Feda, l’avait annoncé dès l’année dernière : l’organisation professionnelle se devait d’évoluer pour s’adapter aux profondes mutations des métiers de la distribution et s’armer plus efficacement face aux grands enjeux de demain pour la profession. Il fallait réformer…

Le 9 juin dernier, se sont déroulées les élections des membres du Conseil d’Administration de la Feda rénovée. Et grande première : en parallèle s’est déroulée l’élection du président de la Feda pour laquelle tous les adhérents ont voté! Alain Landec, arrivé à la tête de l’organisation professionnelle fin 2014, a été réélu pour un second mandat, et s’appuie sur un nouveau bureau, désigné le 20 juin dernier et composé des deux vice-présidents Bernard Bruneaux (en charge des groupes métiers et de la Figiefa) et Jean-Philippe Gobert, de Franck Lorinet (Alliance Automotive Group) en tant que trésorier, et de Christian Amirault (Autodistribution) comme secrétaire.

Objectif efficacité

2015 a été une année de réorganisation pour la Feda. « Depuis mon arrivée, l’analyse reste la même, explique en substance le président de la Feda : on ne pouvait que constater le décalage existant entre cette organisation professionnelle qui a été jusqu’au milieu des années 90 le ‘phare’ de la profession, et les distributeurs aujourd’hui intégrés à plus de 95% dans de grands ensemble commerciaux. Ce sont ces enseignes commerciales qui sont toujours plus incitatives vis-à-vis de leurs adhérents, qui structurent le marché et in fine, la profession. »

La réforme entamée l’année dernière a donc pour principal objectif de ramener la Feda au centre du « village Distribution », en lui donnant les moyens d’apporter au métier une réelle valeur ajoutée que les enseignes ne peuvent, isolément, offrir à leurs membres… Une valeur ajoutée qui présuppose une représentativité – synonyme de légitimité- afin de peser dans les dossiers qui façonneront à (très) court terme le métier : véhicule électrique, véhicule connecté et/ou autonome (et, implicitement l’accès aux big data), économie numérique, etc.

S’appuyer sur les groupements

Pour répondre à l’impérieuse nécessité de faire adhérer toujours plus de distributeurs à l’organisation, la Feda a donc souhaité dès le 16 octobre 2015, date de son Conseil National, mettre les groupements de distribution au cœur de son nouveau dispositif. Justement parce que ce sont eux qui rassemblent aujourd’hui environ 95% des professionnels du secteur. Leur objectif : collecter les adhésions pour l’ensemble des distributeurs membres de leur enseigne, afin non seulement de rendre la Feda autrement plus forte sur le plan de la représentativité, mais aussi de disposer de moyens financiers plus importants et d’assurer par là-même plus d’efficacité à ses actions futures.

A noter : les groupements ne sont pas les seuls concernés par la mesure. La Feda entend rester ouverte à tous les acteurs du monde de la distribution de pièces de rechange automobile et, aux côtés des incontournables Autodistribution, Alliance, Autolia, API, Laurent, ou encore ID Rechange, l’organisation professionnelle va s’appuyer sur des plateformes (Adipa, Chaussende, Dasir, Est-Entrepôt, Rial) et des enseignes de centres auto et fast fitters (Autobacs, Etape Auto, Feu Vert, First Stop, Mobivia, Roady, Speedy)… Mais aussi le secteur de la peinture, à travers Centaure : « Les produits – des produits par définition semi-finis-, nécessiteront toujours conseil et accompagnement du distributeur spécialisé pour son client carrossier », souligne Alain Landec. Et parce que l’objectif est de défendre la valeur ajoutée de ses adhérents distributeurs, l’organisation professionnelle a notamment pour projet la mise en place et le déploiement de référentiels métiers et de labels associés pour les diverses activités de la profession (peinture, rénovation moteur, plateformes, etc.).

Souplesse et réactivité

Lors d’une Assemblée Générale Exceptionnelle, le 11 décembre 2015, la Feda a ainsi entériné une autre des mesures phares de sa réforme : l’abandon le 10 mars dernier des structures administratives et juridiques des régions de la Feda en Assemblée Générale de clôture de ces syndicats. Alain Landec entend tempérer la mesure : il ne s’agit pas de perdre le contact avec les adhérents sur le terrain mais ces structures étaient devenues obsolètes car générant trop de lourdeurs. Désormais, dix délégations régionales vont voir le jour avec pour chacune d’entre elle une structure plus légère, donc plus réactive : un président de région, un responsable formation et un responsable animation. Des correspondants permanents désignés par les membres du Conseil d’Administration seront par ailleurs le lien entre le terrain et l’équipe des responsables opérationnels.

Ainsi remodelée, la Feda va s’atteler à plusieurs chantiers notamment attirer dans le giron du SNISA-Feda un maximum des quelque 6 000 MRA sous enseigne, lancer au plus tôt l’association Eco-entretien suite à la parution du décret d’application de l’article 65 de la Loi pour la Transition Energétique, ouvrant la voie au contrôle technique renforcé et donc au déploiement du concept d’éco-entretien.

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