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5014

En parallèle de nos différents articles sur le scandale des 5 014 faux VO/vrais VGE et à l’annonce de nouvelles affaires, le débat s’est intensifié quant à l’importance réelle accordée à la sécurité routière dans la procédure VE actuelle. Expert en automobile, “Brunel” s’inquiète de la responsabilité du réparateur auquel ladite procédure fait porter de lourdes responsabilités sans qu’il ait toujours les moyens techniques et réglementaires de les assumer.

Notre récent article sur la réactivation, par décret, de la Commission nationale des experts en automobile (CNEA), chargée notamment des procédures disciplinaires contre les fauteurs de trouble de la profession, a suscité certains commentaires acerbes de la part de nos lecteurs. Certains y sont même allés d’un petit ping-pong bien senti, témoin de la tension qui règne dans le métier d’expert lorsque sont évoquées, notamment, les questions de collusion avec les donneurs d’ordres sur la simple base de critères économiques. Parole, donc, à « Expert réellement indépendant » et « Expindep », aux pseudonymes proches l’un de l’autre mais aux positions clairement éloignées…

 

Les représentants nationaux de la FFC-Réparateurs se sont rendus au Ministère de l’Intérieur le 28 juin dernier pour rencontrer le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe. Au menu de cette rencontre : les problèmes relationnels entre experts et réparateurs dans le domaine de la procédure VE suite, notamment, au fameux scandale des 5014 véhicules gravement endommagés (VGE) revendus sur le marché du VO.

Le Ministère de l’Intérieur a fixé son ultimatum au 13 mai prochain. Passée cette date, les automobilistes détenteurs de l’un des 5 014 véhicules identifiés comme faisant partie de l’escroquerie des VGE revendus comme VO verront suspendre leur certificat d’immatriculation, signant tout bonnement l’interdiction totale de circuler pour ces véhicules. Pour y échapper, les propriétaires doivent contacter au plus vite la plateforme d’appels désignée sur le site de la Sécurité Routière et faire procéder à une expertise… à leurs frais, bien sûr.

 

L’affaire des 5 014 VGE revendus comme VO ne verra pas de procès de sitôt. Considérant qu’il ne disposait pas d’éléments suffisants pour juger l’affaire, le Tribunal correctionnel d’Evry a réclamé la nomination d’un juge d’instruction afin de procéder à une enquête plus complète que celle menée par le parquet. Ainsi, davantage de victimes de l’escroquerie pourront se porter partie civile et le nombre d’audiences nécessaires pour juger les prévenus sera réduit, mais le procès aura lieu une fois l’enquête finie, c’est-à-dire… d’ici plusieurs années, sans doute.