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Anea

Suite à la récente demande de la CFEA (Confédération française des experts en automobile) de voir reconnu par l’État le “code de déontologie des experts” adopté par ses membres en avril dernier, le SEAI (Syndicat des experts en automobile indépendants) dénonce le manque de légitimité du texte, qui n’a pas été souscrit par l’ensemble de la profession d’expert et qui ne saurait se substituer aux dispositions qui encadrent déjà la profession tel qu’elles apparaissent dans le Code de la route.

 

Le 18 mars dernier, l’assemblée générale de l’ANEA a adopté un “Code de déontologie de l’expert en automobile”, conformément à la promesse lancée l’an dernier lors du 9e congrès de l’Alliance. Mais face à ce texte riche de 64 articles, le Syndicat des experts en automobile indépendants (SEAI) conteste : ledit code, conçu par la seule ANEA, ne saurait s’appliquer à l’ensemble de la profession et n’irait pas assez loin dans la définition d’un expert libre et affranchi des conflits d’intérêt avec les donneurs d’ordres…

L’émission “Votre Auto”, animée par François Sorel et Jean-Luc Moreau sur RMC le dimanche matin, s’est penchée sur le métier d’expert afin de le faire découvrir aux auditeurs de la station. Le 3 avril dernier, les deux journalistes ont donc débattu avec Sylvain Girault, administrateur de l’ANEA en charge de la communication, Florian Mourgues, président du nouveau syndicat d’experts SEAI, et Benjamin Labonne, président de la FFC-Réparateurs Auvergne. Morceaux choisis…

 

Centré sur la thématique de “l’expert en automobile, un sachant impartial”, le 10è congrès de l’ANEA s’est tenu le 18 mars dernier au Palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux. Et comme un écho à l’actualité, notamment à l’affaire des 5 014 VGE transformés en VO, les débats de la première table ronde ont tourné autour du sujet de l’impartialité et du positionnement de l’expert face  au conflit d’intérêt et à la fraude.

L’approche du procès de l’affaire des 5 014 VGE transformés en VO a conduit l’ANEA à effectuer un bilan de l’action mise en place auprès des propriétaires des véhicules incriminés. Ce fut fait lors de son 10e congrès, le 18 mars dernier, devant plusieurs centaines d’adhérents et en présence du délégué interministériel à la sécurité et à la circulation routières, Emmanuel Barbe.

A l’approche du procès des onze prévenus, dont trois experts en automobile, de l’affaire des 5 014 véhicules gravement endommagés revendus comme véhicules d’occasion après réparation sommaire, l’ANEA a décidé de se porter civile. L’audience des 22 et 23 mars approchant, le syndicat d’experts entend ainsi défendre l’intégrité de ses adhérents face à une telle escroquerie et souligner le combat que ses membres mènent depuis la révélation du scandale pour expertiser de nouveau les véhicules suspects.

Le 22 janvier dernier, nous relations la récente condamnation par la Cour de cassation d’un expert “d’assurance” un peu trop entêté face à un réparateur agréé Macif qui, de bonne foi, avait choisi de réparer la voiture de son client avec une aile neuve à peine plus chère que l’occasion préconisée par le rapport. Nos lecteurs attentifs ayant demandé de légitimes précisions, les voilà…

La Cour de cassation a récemment donné raison à un carrossier indûment accusé par l’expert de l’assurance qui l’agrée d’avoir posé une aile d’occasion à la place d’une aile neuve sur le simple constat de réparations effectuées dessus… Un conflit dans l’air du temps qu’il a fallu porter devant la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français pour blanchir le carrossier.

A en croire ce dernier communiqué de l’ANEA à l’attention de ses adhérents, AXA s’apprête à revoir sa politique en matière d’expertise auto en 2016 et espère obtenir de “son” réseau d’experts de nouvelles concessions en vue d’un nouveau contrat écrit d’apport d’affaires. Contrat sur lequel AXA espère se baser pour « répartir le marché dans le cadre d’une saine concurrence » entre “ses” cabinets d’experts libéraux et ceux de BCA Expertise !

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