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Le 18 mars dernier, l’assemblée générale de l’ANEA a adopté un “Code de déontologie de l’expert en automobile”, conformément à la promesse lancée l’an dernier lors du 9e congrès de l’Alliance. Mais face à ce texte riche de 64 articles, le Syndicat des experts en automobile indépendants (SEAI) conteste : ledit code, conçu par la seule ANEA, ne saurait s’appliquer à l’ensemble de la profession et n’irait pas assez loin dans la définition d’un expert libre et affranchi des conflits d’intérêt avec les donneurs d’ordres…

L’émission “Votre Auto”, animée par François Sorel et Jean-Luc Moreau sur RMC le dimanche matin, s’est penchée sur le métier d’expert afin de le faire découvrir aux auditeurs de la station. Le 3 avril dernier, les deux journalistes ont donc débattu avec Sylvain Girault, administrateur de l’ANEA en charge de la communication, Florian Mourgues, président du nouveau syndicat d’experts SEAI, et Benjamin Labonne, président de la FFC-Réparateurs Auvergne. Morceaux choisis…

 

Parmi les récentes conclusions de l’enquête sur les idées reçues des Français en matière d’usage de l’automobile, menée par TNS Sofres pour le Club Identicar, il apparaît que 77% des automobilistes considèrent que l’entretien de leur véhicule leur coûte plus cher qu’avant ! Loin de l’illusion que souhaitent entretenir les constructeurs selon laquelle les voitures actuelles, plus fiables, seraient donc moins coûteuses à l’usage…

Un avis de la CEPC (Commission d’examen des pratiques commerciales) vient de l’énoncer : les assureurs, plateformes de gestion de sinistres et assisteurs devront bientôt se soumettre à l’obligation de mentionner noir sur blanc les clauses volumétriques dans leurs contrats d’agrément et conventions commerciales passés avec les réparateurs et dépanneurs. En clair : les remises demandées aux réparateurs devront dorénavant être proportionnées à des volumes de véhicules à réparer. Des remises négociées de gré à gré et effectuées en pied de facture, en fin d’année, ou les deux.

Le Tribunal d’instance de Saint-Etienne a récemment condamné in solidum un assuré Macif et sa compagnie d’assurance dans le cadre d’un recours direct initié par la victime de l’accident. Preuve que la procédure commence à faire son chemin auprès des particuliers eux-mêmes et que ceux-ci n’hésitent plus à invoquer leur droit à indemnisation en dehors des conventions IRSA.

 

La Confédération française des experts en automobile (CFEA), qui regroupe ANEA, UPEAS et BCA expertise, a très officiellement appuyé auprès de la Délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) pour que le module de formation continue consacré au recours direct dispensé par l’INSERR soit purement et simplement… supprimé ! Une initiative qui place l’organisation, qui se veut le représentant “unique” du métier, dans une position diablement décalée par rapport au mouvement de libération de l’expertise dans lequel s’inscrit le recours direct.

Après une première journée de formation au recours direct qui a fait le plein d’experts indépendants dans les locaux de la FNAA des Alpes-Maritimes le 29 octobre dernier, Karim Megrous, patron du cabinet AAME, et Me Nathalie Amill, avocat au barreau de Draguignan, vont ouvrir une nouvelle session afin de former davantage d’experts en automobiles réellement libres de tout lien avec les compagnies d’assurance à la procédure de recours direct telle qu’elle est la plus efficace.

Deuxième bonne nouvelle de la semaine pour les carrossiers et experts automobiles porteurs du recours direct : c’est désormais au tour de Covéa Fleet de subir la loi du genre. La filiale dédiée aux flottes de la société de groupements d’assurances mutuelles (SGAM) a, en effet, été condamnée le 8 septembre dernier par le Tribunal d’Instance d’Antibes pour avoir refusé la procédure.

Le recours direct a fait une nouvelle victime parmi les compagnies d’assurance et, cette fois, c’est la Matmut qui est tombée devant le Tribunal d’Instance d’Antibes suite à une procédure menée par Me. Nathalie Amill, avocat au barreau de Draguignan, pour le compte d’un automobiliste sinistré non responsable dont le dossier avait été suivi par le cabinet d’expertise AAME.

Le Syndicat des experts indépendants (SEI) a décidé d’intégrer la Confédération française des experts en automobile (CFEA), réactivée l’an dernier par l’ANEA, l’UPEAS et BCA, afin de se donner les moyens de toucher plus facilement les Pouvoirs publics, qui disposent de beaucoup de prérogatives en matière d’expertise auto. Mais l’intégration du SEI, qui se veut militant de l’indépendance des experts vis-à-vis des donneurs d’ordres, pourrait s’avérer plus complexe que prévue dans une organisation ou les “experts d’assurance” sont légion et dominent les débats…

 

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