Inscription à la news letter
Notre magazine

Experts

Le 27 septembre dernier, l’Association des journalistes techniques et économiques (AJTE) avait invité les principales organisations professionnelles de réparateurs et d’experts à venir discuter du présent et de l’avenir du “rôle économique” de l’expert en automobile. Un événement où les fédérations de carrossiers et d’experts non agréés ont pu évoquer les freins à la bonne entente entre les deux professions, qui gagneraient naturellement à s’entendre pour regagner une véritable indépendance vis-à-vis des mandants assureurs.

Une affaire supplémentaire a été révélée dans le scandale des faux VO/vrais VGE. Nos confrères du journal Le Parisien, déjà les premiers à lever le voile sur l’affaire “des 5 014” à l’été 2015, viennent d’annoncer que quelque 1 021 véhicules –autos, motos, VUL, triporteurs et voiturettes– seraient suspectés d’être dangereux. Le Ministère de l’Intérieur a d’ores et déjà fait parvenir à leurs propriétaires un courrier les sommant de soumettre leurs véhicules à une expertise de sécurité…

Le 7 décembre, le Tribunal de grande instance (TGI) d’Evry (91) a condamné un expert en automobile à 4 ans de prison dont 2 ferme, pour n’avoir pas suivi comme il se doit les réparations d’une Clio, classée VGE et revendue malgré tout comme VO, responsable de l’accident du conducteur et du décès de son passager en 2014. Le remorqueur, auteur des réparations en toute illégalité, a été condamné lui aussi à une peine de prison ferme assortie de sursis. Le Syndicat des experts en automobile indépendants (SEAI) se félicite de ces condamnations mais déplore que certains passent encore entre les mailles du filet.

A en croire ce dernier communiqué de l’ANEA à l’attention de ses adhérents, AXA s’apprête à revoir sa politique en matière d’expertise auto en 2016 et espère obtenir de “son” réseau d’experts de nouvelles concessions en vue d’un nouveau contrat écrit d’apport d’affaires. Contrat sur lequel AXA espère se baser pour « répartir le marché dans le cadre d’une saine concurrence » entre “ses” cabinets d’experts libéraux et ceux de BCA Expertise !

Par le biais d’un communiqué, la FFC-Réparateurs vient de dénoncer le manque de respect qu’accorderait l’ANEA à la “Charte de bonnes pratiques experts en automobiles/réparateurs” sur le terrain. En cause : la poursuite permanente du “coût moyen sinistre” de la part des experts “agréés” par les assureurs et l’absence d’application des procédures de médiation entre réparateurs et experts locaux, comme la fameuse charte l’exige pourtant…

Plutôt discret depuis plusieurs mois, le Syndicat national des experts en automobile (SNDEA), qui courrait après les adhésions pour atteindre les fameux 8% de représentativité exigée par la loi pour 2017, vient finalement d’être mis en sommeil par son bureau et notamment son président, Jacques Cornut, selon une lettre récemment envoyée aux adhérents. Un aveu d’échec au moins temporaire.