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LDDA

Toujours très engagée dans la défense des automobilistes face aux abus des compagnies et mutuelles d’assurance, la Ligue de défense des droits de l’assuré (LDDA) a pris le temps de réfléchir aux moyens d’éviter à l’avenir d’éventuels nouveaux scandales d’épaves roulantes. Et préconise tout simplement, dans une lettre adressée à plusieurs ministères du gouvernement Edouard Philippe, d’interdire la réparation des véhicules économiquement irréparables (VEI) en vue d’une remise sur le marché du VO.

L’affaire des 5 014 VGE revendus comme VO ne verra pas de procès de sitôt. Considérant qu’il ne disposait pas d’éléments suffisants pour juger l’affaire, le Tribunal correctionnel d’Evry a réclamé la nomination d’un juge d’instruction afin de procéder à une enquête plus complète que celle menée par le parquet. Ainsi, davantage de victimes de l’escroquerie pourront se porter partie civile et le nombre d’audiences nécessaires pour juger les prévenus sera réduit, mais le procès aura lieu une fois l’enquête finie, c’est-à-dire… d’ici plusieurs années, sans doute.

L’énorme affaire des 5014 VGE revendus sur le marché du VO est encore loin de son épilogue : début décembre, à peine plus de 1 500 véhicules avaient été expertisés et un tiers d’entre eux déclarés toujours dangereux ! Résultat pour leurs infortunés propriétaires : payer au prix fort l’expertise de sécurité puis les réparations nécessaires ou… se retrouver sans véhicule. C’est pourquoi la Ligue de défense des droits de l’assuré (LDDA) et plusieurs avocats ont décidé de fédérer les automobilistes lésés en collectifs pour se porter partie civile lors de l’audience des experts et réparateurs incriminés, prévue les 22 et 23 mars prochains.

Le CNPA a accueilli sur son stand les dirigeants des associations de protection de consommateurs que sont Familles de France et la Ligue de défense des droits de l’assuré (LDDA). Ainsi, Yves Levaillant, président de la branche Carrossiers de l’organisation professionnelle, a-t-il pu signer un partenariat avec elles afin que soient portés haut, auprès des automobilistes, le droit au libre choix du réparateur.

La Ligue de défense des droits de l’assuré (LDDA) plaide pour un usage amiable de la cession de créance, c’est-à-dire une procédure débarrassée de la contraignante désignation par voie d’huissier. Un combat similaire à celui du CNPA mais un peu en décalage par rapport à celui de la FNAA, pourtant partenaire de la LDDA et qui vient d’obtenir l’adoption, au Sénat, d’un amendement favorable à un mécanisme simplifié de subrogation.

 

L’article paru dans le numéro d’Auto Plus du 20 mars dernier n’apprendra rien aux professionnels dont nous n’ayons déjà parlé, mais les consommateurs, eux, ont tout intérêt à y être attentifs. Et les experts aussi : même les plus pro-assureurs d’entre eux ne pourront plus soutenir aux particulier qui les sollicitent qu’ils ont l’obligation de déclarer leur sinistre non responsable à leur assurance…

Après les réparateurs et les experts en automobile, ce sont désormais les agents généraux qui font les frais du serrage de vis d’AXA. Des agents qu’AXA exige performants sur le SAD, service jugé opportun pour contourner le libre choix du réparateur par l’assuré. Un service qui, toutefois, ne semblait pas emporter l’adhésion du réseau d’agents généraux jusqu’à ce que l’assureur ne décide de créer un challenge SAD, avec cadeaux à la clef…

Pour sa troisième édition, Eurêcar, le salon pro des réparateurs auto du Grand Sud-Ouest, organisé par la FFC-Réparateurs à Bordeaux, avait fait de la rencontre entre consommateurs, experts et réparateurs son événement-phare. Tous se sont retrouvés autour de la table pour évoquer le libre choix du réparateur mais aussi celui de l’expert, le recours direct et de futures perspectives de collaboration et de communication.

Six semaines après s’être rapprochée d’associations de consommateurs au sein du GCA2R, la FFC-Réparateurs et sa section Grand Sud-Ouest enfonce le clou lors du salon Eurêcar, organisé à Bordeaux le 29 novembre prochain. En effet, l’organisation professionnelle y invite les visiteurs particuliers à rencontrer, parmi une soixantaine d’exposants, « des experts indépendants » selon ses termes, sous l’œil attentif de la LDDA, Familles de France, l’UFC Que Choisir et 40 Millions d’Automobilistes.

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